Mots du libraire

  • Nombre de femmes et d'hommes qui cherchent l'épanouissement amoureux ensemble se retrouvent très démunis face au troisième protagoniste qui s'invite dans leur salon ou dans leur lit : le patriarcat. Sur une question qui hante les féministes depuis des décennies et qui revient aujourd'hui au premier plan de leurs préoccupations, celle de l'amour hétérosexuel, ce livre propose une série d'éclairages.
    Au coeur de nos comédies romantiques, de nos représentations du couple idéal, est souvent encodée une forme d'infériorité féminine, suggérant que les femmes devraient choisir entre la pleine expression d'elles-mêmes et le bonheur amoureux. Le conditionnement social, qui persuade les hommes que tout leur est dû, tout en valorisant chez les femmes l'abnégation et le dévouement, et en minant leur confiance en elles, produit des déséquilibres de pouvoir qui peuvent culminer en violences physiques et psychologiques. Même l'attitude que chacun est poussé à adopter à l'égard de l'amour, les femmes apprenant à le (sur ?) valoriser et les hommes à lui refuser une place centrale dans leur vie, prépare des relations qui ne peuvent qu'être malheureuses. Sur le plan sexuel, enfin, les fantasmes masculins continuent de saturer l'espace du désir : comment les femmes peuvent-elles retrouver un regard et une voix ?

    comment penser l'amour autrement avec Mona Chollet

    Après Sorcières, la puissance invaincue des femmes Mona Chollet revient avec un essai tout aussi brillant dans lequel elle s'attaque, cette fois, au patriarcat et à ses conséquences néfastes sur les relations hétérosexuelles. Pour cela elle observe, interroge et décortique les mécanismes sociaux-culturels et les représentations de l'amour...

    Texte éclairant et nécessaire pour commencer à réinventer l'amour.

     

    Pauline

  • Comme nous existons

    Kaoutar Harchi

    Kaoutar Harchi mène dans ce livre une enquête autobiographique pour saisir, retranscrire au plus près cet état d'éveil, de peur et d'excitation provoqué, dit-elle, "par la découverte que nous - jeunes filles et jeunes garçons identifiés comme musulmans, que nous le soyons ou pas d'ailleurs - étions perçus à l'aube des années 2000 par un ensemble d'hommes et de femmes comme un problème." Un livre où l'amour filial et l'éveil de la conscience politique s'entremêlent dans une langue poétique et puissante.

    le récit d'un cheminement !

    Dans ce récit d'une grande pudeur, Kaoutar Harchi, enfant d'immigrés marocains, relate son enfance et son adolescence marquées par le racisme et les inégalités sociales. Elle nous raconte comment cette expérience a nourri ses réflexions de sociologue et d'écrivaine. Un texte intime qui parle à tout le monde.

    Pauline

  • Syrie.
    Un vieil homme rame à bord d'une barque, seul au milieu d'une immense étendue d'eau. En dessous de lui, sa maison d'enfance, engloutie par le lac el-Assad, né de la construction du barrage de Tabqa, en 1973.
    Fermant les yeux sur la guerre qui gronde, muni d'un masque et d'un tuba, il plonge - et c'est sa vie entière qu'il revoit, ses enfants au temps où ils n'étaient pas encore partis se battre, Sarah, sa femme folle amoureuse de poésie, la prison, son premier amour, sa soif de liberté.

    Mémoire d'un homme

    Avec beaucoup de justesse et de sobriété, Antoine Wauters raconte l'histoire de Mahmoud, un vieux poète syrien qui, sur sa barque, nous parle de son passé... Ce roman sensible, fort et plein d'humanité interroge l'instinct de survie des opprimés qui, face à leur douleur, cherchent à redéfinir un espace de liberté. Bouleversant !

    Pauline

  • À partir du mythe grec d'Ariane qui aide Thésée à s'échapper du Labyrinthe, Mélanie Leblanc tisse habilement le fil d'un texte-labyrinthe. Un texte fluide qui utilise d'abord des phrases brèves, incisives, avant de se déployer à travers les tirets, les slash, les silences, les jeux typographiques. Exaltation et sobriété !

    C'est l'histoire d'une Ariane moderne qui choisit d'entrer dans le labyrinthe.
    Son amour pour Thésée guide d'abord ses pas, mais très vite elle poursuit son chemin et mène une véritable quête intiniatique.
    Son fil, ce sont les mots qu'elle écrit sur les murs de ce dernier, ce qui nous est donné à lire, à la première personne.

    Mélanie Leblanc est l'une des voix majeures de la nouvelle génération de poétesses contemporaines.

    Une merveille à découvrir et à garder précieusement !

    Cet ouvrage est une oeuvre d'art. Tantôt poésie, tantôt quête initiatique, tantôt paysage construit par la forme et le rythme des mots ; mais surtout, tout cela à la fois. Cette Ariane décide l'émancipation plutôt que la contrainte de l'attente, la liberté plutôt que l'abandon de soi, la sensualité plutôt que la passion (du latin passio la souffrance). L'Ariane de ce mythe revisité insuffle un nouvel air, définitivement féministe. C'est un objet littéraire qui transporte et qui emmène vers un lieu intérieur, celui qui pousse à l'espoir. Une merveille à découvrir et à garder précieusement !

    Justine

  • Enfant, on s'est tous rêvé des mondes imaginaires... Et si c'était vrai ? Et s'il existait des portails permettant aux enfants et adolescents mal dans leur peau d'entrer dans le monde magique de leur choix ? et, s'ils le désirent, de ne plus jamais en revenir ? Mais surtout : que se passerait-il si jamais ces enfants revenaient ? Ne faudrait-il pas tenter de les guérir pour éviter qu'ils ne repartent ? C'est pour aider ces âmes perdues qu'Eleanor West a créé son école, dans laquelle arrive Nancy, qui a bien du mal à se reconnecter avec notre monde. Difficile convalescence mise à mal par un événement imprévu : des meurtres. Si les enfants indociles d'Eleanor West veulent survivre, il va leur falloir débusquer le coupable.

    Magie et meurtres

    Un peu partout dans le monde, des enfants tombent dans des univers magiques et uniques à chacun, faits à leur image. Pour les malheureux qui en sont revenus, fous aux yeux de leurs parents et afin de désapprendre l'espoir de retourner dans ces mondes étranges, une école existe. Alors qu'une nouvelle élève arrive dans cette école magique, une série de meurtres atroces vont obliger un petit groupe d'élèves marginaux, à se souder pour mener l'enquête. Une très belle histoire entre Alice au pays des Merveilles et Frankenstein où l'imagination enfantine et l'espoir deviennent des besoins essentiels.

    Justine

  • Leur domaine

    Jo Nesbo

    Carl et Roy ont seize et dix-sept ans lorsque la voiture de leurs parents tombe au fond d'un ravin. Roy s'installe comme mécanicien dans une station-service du bourg voisin pour subvenir à leurs besoins. Carl, aussitôt sa scolarité finie, file au Canada poursuivre ses études et tenter sa chance.
    Des années plus tard, Carl revient au pays avec une trop ravissante épouse, mû par un ambitieux projet pour le modeste domaine familial : construire un hôtel spa de luxe qui fera leur fortune et celle de leur communauté, sur laquelle il compte pour financer les travaux. Mais le retour de l'enfant prodigue réveille de vieilles rancoeurs et les secrets de famille remontent à la surface. Tandis que les murs du palace peinent à s'ériger, les cadavres s'amoncellent.
    Leur domaine est un thriller complexe, déroutant, à l'atmosphère irrespirable, dans lequel Jo Nesbø expose avec un réalisme glaçant les rouages des rapports familiaux pervertis. On comprend que Stephen King ait trouvé ce roman « original et spécial » et qu'il « n'ait pas pu le lâcher »...

    A fond la caisse

    Montagnes enneigées, fin fond de la Norvège. Roy Opgard est un as de la mécanique. Quand Carl, son frère chéri, revient d'un long séjour à l'étranger, c'est la fête. L'enfant prodigue a en plus des projets de promotion immobilière qui vont, c'est certain, assurer leur fortune. Mais comme toujours avec Jo Nesbo, les choses s'avèrent un peu plus nuancées, voire complexes. Le voile se soulève sur de sombres secrets de famille et le mystère s'épaissit d'autant. Un roman noir à la construction parfaite !

    Marie-Eve

  • Elle ne dit pas « Catastrophe ! » Elle croit aux enfants C'est une belle philosophe Notre maison Terre.
    À travers une écriture poétique et sensible, cet album dépeint les gestes simples d'un enfant qui veut à tout prix protéger la planète. Sans jugement ni critique, il interpelle le jeune lecteur et l'invite à réfléchir à l'impact de ses actions sur la Terre et à prendre conscience de l'importance d'en prendre soin.
    Le tout sublimé par les illustrations, toutes en finesse et en délicatesse, du grand peintre Chen Jiang Hong.

    On va tous ensemble te remettre sur pied

    Une très jolie fable écologique, tout en poésie et en couleurs flamboyantes !

    Justine

  • Une série graphique charmante et bourrée d'humour qui séduira les premiers lecteurs comme les plus aguerris.

    Ils sont très différents et se croisent un beau jour au milieu de l'océan. Ils aiment les gaufres, l'aventure et l'amitié. Ils sont très forts pour imaginer. Ils s'appellent Narval et Méduse et, ensemble, qu'est-ce qu'ils s'amusent!

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    Rire et amitié !

    Une chouette petite BD comme première lecture ; mettant en scène un narval (ou licorne des mers...) et son nouvel ami la méduse. De quoi rire, s'émerveiller et passer un bon moment !

    Justine

  • Madame Hayat

    Ahmet Altan

    Une histoire d'amour magnifique, celle d'un jeune homme pour une femme d'âge mûr qui éclaire et modifie son regard sur le sens de la vie. Un livre où la littérature, premier amour de ce garçon, devient vitale. Car dans une ville où règne l'effroi, seul l'imaginaire sauve de l'enfermement...

    Un roman initiatique et subtilement politique !

    Sous des allures romanesques (et il l'est aussi, romanesque !), ce livre nous immerge dans une Istambul mystérieuse et inquiétante, et le message politique n'est jamais très loin.  Fazil est étudiant, il vit dans un immeuble où l'on va croiser de savoureux personnages, qui représentent tous des facettes différentes de la Turquie d'aujourd'hui. Et puis il rencontre de Madame Hayat, femme plus âgée que lui, superbe et indépendante, qui va l'initier aux joies de l'amour.  Ce roman est superbement écrit et allie merveilleusement le romanesque et le politique. Il vous ravira.   

    Marie-Eve

  • C'était en janvier 2003.
    Dans notre boîte aux lettres, au milieu des traditionnelles cartes de voeux, se trouvait une carte postale étrange.
    Elle n'était pas signée, l'auteur avait voulu rester anonyme.
    L'Opéra Garnier d'un côté, et de l'autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942.
    Vingt ans plus tard, j'ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale. J'ai mené l'enquête, avec l'aide de ma mère. En explorant toutes les hypothèses qui s'ouvraient à moi. Avec l'aide d'un détective privé, d'un criminologue, j'ai interrogé les habitants du village où ma famille a été arrêtée, j'ai remué ciel et terre. Et j'y suis arrivée.
    Cette enquête m'a menée cent ans en arrière. J'ai retracé le destin romanesque des Rabinovitch, leur fuite de Russie, leur voyage en Lettonie puis en Palestine. Et enfin, leur arrivée à Paris, avec la guerre et son désastre.
    J'ai essayé de comprendre comment ma grand-mère Myriam fut la seule qui échappa à la déportation. Et éclaircir les mystères qui entouraient ses deux mariages. J'ai dû m'imprégner de l'histoire de mes ancêtres, comme je l'avais fait avec ma soeur Claire pour mon livre précédent, Gabriële.
    Ce livre est à la fois une enquête, le roman de mes ancêtres, et une quête initiatique sur la signification du mot « Juif » dans une vie laïque.

    Un livre essentiel !

    Sur fond d'enquête sur sa famille maternelle (juifs russes arrivés en France dans les années 30), et sur l'auteur d'une carte postale anonyme reçue par sa mère, c'est un morceau d'histoire de France, passionnant et émouvant, que nous livre Anne Berest. Enquête familiale qui se double d'un questionnement sur la judéité de l'autrice. Un récit comme un roman, essentiel en ces temps troublés, à la construction parfaite. A lire !  

  • Depuis l'enfance, une question torture le narrateur :
    - Qu'as-tu fait sous l'occupation ?
    Mais il n'a jamais osé la poser à son père.
    Parce qu'il est imprévisible, ce père. Violent, fantasque. Certains même, le disent fou. Longtemps, il a bercé son fils de ses exploits de Résistant, jusqu'au jour où le grand-père de l'enfant s'est emporté : «Ton père portait l'uniforme allemand. Tu es un enfant de salaud ! ».
    En mai 1987, alors que s'ouvre à Lyon le procès du criminel nazi Klaus Barbie, le fils apprend que le dossier judiciaire de son père sommeille aux archives départementales du Nord. Trois ans de la vie d'un « collabo », racontée par les procès-verbaux de police, les interrogatoires de justice, son procès et sa condamnation.
    Le narrateur croyait tomber sur la piteuse histoire d'un « Lacombe Lucien » mais il se retrouve face à l'épopée d'un Zelig. L'aventure rocambolesque d'un gamin de 18 ans, sans instruction ni conviction, menteur, faussaire et manipulateur, qui a traversé la guerre comme on joue au petit soldat. Un sale gosse, inconscient du danger, qui a porté cinq uniformes en quatre ans. Quatre fois déserteur de quatre armées différentes. Traître un jour, portant le brassard à croix gammée, puis patriote le lendemain, arborant fièrement la croix de Lorraine.
    En décembre 1944, recherché par tous les camps, il a continué de berner la terre entière.
    Mais aussi son propre fils, devenu journaliste.
    Lorsque Klaus Barbie entre dans le box, ce fils est assis dans les rangs de la presse et son père, attentif au milieu du public.
    Ce n'est pas un procès qui vient de s'ouvrir, mais deux. Barbie va devoir répondre de ses crimes. Le père va devoir s'expliquer sur ses mensonges.
    Ce roman raconte ces guerres en parallèle.
    L'une rapportée par le journaliste, l'autre débusquée par l'enfant de salaud.

    Au nom de la vérité

    1987. Le narrateur, journaliste, part à la recherche du passé de son père (qui comporte de nombreuses zones d'ombre, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale). En parallèle, il couvre le procès Klaus Barbie à Lyon. Procès auquel son père assiste dans la salle.  Roman autour du mensonge, de la vérité, de la façon de se construire, quand on est est fils, avec un père menteur et mythomane : un livre essentiel, à lire impérativement ! 

    Marie-Eve

  • Mon mari

    Maud Ventura

    Un premier roman drôle et féroce sur le face-à-face conjugal.

    C'est une femme toujours amoureuse de son mari après quinze ans de vie commune. Ils forment un parfait couple de quadragénaires : deux enfants, une grande maison, la réussite sociale. Mais sous cet apparent bonheur conjugal, elle nourrit une passion exclusive à son égard. Cette beauté froide est le feu sous la glace. Lui semble se satisfaire d'une relation apaisée : ses baisers sont rapides, et le corps nu de sa femme ne l'émeut plus. Pour se prouver que son mari ne l'aime plus - ou pas assez - cette épouse se met à épier chacun de ses gestes comme autant de signes de désamour. Du lundi au dimanche, elle note méthodiquement ses « fautes », les peines à lui infliger, les pièges à lui tendre, elle le trompe pour le tester. Face aux autres femmes qui lui semblent toujours plus belles, il lui faut être la plus soignée, la plus parfaite, la plus désirable.
    On rit, on s'effraie, on se projette et l'on ne sait sur quoi va déboucher ce face-à-face conjugal tant la tension monte à chaque page. Un premier roman extrêmement original et dérangeant.

    Les gens heureux ont une histoire

    Comment écrire sur l'amour quand il est heureux ? C'est l'exploit de ce livre qui nous entraîne dans la vie parfaitement réussie de la narratrice à qui tout sourit et qui surtout, est "follement" amoureuse de son mari. Où tout cela va-t-il mener ? Gageons que, quoi qu'il arrive, au fil des pages (que vous tournerez sans vous arrêter !) vous rirez, vous frémirez, serez surpris, et rirez à nouveau... Jubilatoire !  

    Marie-Eve

  • True story

    Kate Reed Petty

    Talentueuse mais solitaire, Alice Lovett prête sa plume pour écrire les histoires des autres. Pourtant elle reste hantée par la seule histoire qui lui échappe : sa propre vie.
    Une simple rumeur, lancée en ce lointain été 1999 par deux ados éméchés, a embrasé en un rien de temps toute la communauté. Que s'est-il réellement passé sur la banquette arrière de cette voiture alors qu'ils ramenaient Alice, endormie, chez elle ? Accusations, rejets, déni, faux-semblants... la réalité de chaque protagoniste vacille et reste marquée à tout jamais. Et quand le présent offre une chance de réparer le passé, comment la saisir ? Faut-il se venger ou pardonner ? Ou mieux vaut-il tout oublier ? Mais peut-on oublier ce qu'on n'a jamais vraiment su ?
    Construit comme un piège machiavélique qui bouscule les certitudes du lecteur, True Story explore la fluctuante tension entre fiction et réalité et la manière dont notre société diffuse et affronte la rumeur.

    A chacun sa vérité...

    Fin des 90's, Etats-Unis. Une bande d'adolescents découvre la fête, l'alcool, le sexe. Jusqu'au dérapage, l'agression d'Alice par Max et Richard. A moins que ce ne soit une rumeur... Que s'est-il vraiment passé ce soir-là ? Dans une forme narrative surprenante et protéiforme, ce récit surprend et nous embarque. Prenez-le, vous ne le lâcherez plus !

    Marie-Eve

  • Le blizzard fait rage en Alaska.

    Au coeur de la tempête, un jeune garçon disparaît. Il n'aura fallu que quelques secondes, le temps de refaire ses lacets, pour que Bess lâche la main de l'enfant et le perde de vue. Elle se lance à sa recherche, suivie de près par les rares habitants de ce bout du monde. Une course effrénée contre la mort s'engage alors, où la destinée de chacun, face aux éléments, se dévoile.

    Avec ce huis clos en pleine nature, Marie Vingtras, d'une écriture incisive, s'attache à l'intimité de ses personnages et, tout en finesse, révèle les tourments de leur âme.

    Comme une purée de pois à couper au couteau

    Plus qu'une simple histoire de main lâchée, un roman qui met le doigt sur ces différences qui nous effraient, nous font douter de l'autre, jusqu'à nourrir notre haine. Marie Vingtras nous invite à raviver la flamme de notre humanité dans les contrées glacées de l'Alaska. Voilà, pour une infime part de ce que recèle ce roman. Grandiose !

    Tania

  • Et si les mots restaient toujours coincés ? Et s'ils ne sortaient jamais comme vous le vouliez ? Quand un garçon qui bégaie se sent isolé, seul et incapable de communiquer comme il le voudrait, une promenade au bord de la rivière avec son papa l'aide à retrouver sa voix.

    Un album puissant et bouleversant, par l'illustrateur de D'ici, je vois la mer.

    Des mots qui miroitent.

    Parfois les mots manquent, parfois ils ne sont pas utiles, mais toujours cet album sera necessaire ! Une histoire, dès 4 ans, qui parle avec douceur de faire face à nos peurs, nos différences, celles qui nous handicapent.  

    Tania

  • Au sommet d'une montagne vit une petite fille nommée Astrée, avec pour seule compagnie de vieilles machines silencieuses. Un après-midi, elle est dérangée par l'apparition inopinée d'un faune en quête de gloire et de savoir.
    Le faune veut appréhender le destin qui attend sa race primitive. Astrée, pour sa part, est consumée d'un ennui mortel, face à un cosmos que sa science a privé de toute profondeur et de toute poésie. Et sous son apparence d'enfant, se cache une très ancienne créature, dernière représentante d'un peuple disparu, aux pouvoirs considérables.
    A la nuit tombée, tous deux entreprennent un voyage intersidéral, du Système solaire jusqu'au centre de la Voie Lactée, et plus loin encore, à la rencontre de civilisations et de formes de vies inimaginables.

    Une sublime poétisation de la science !

    Astrée est une jeune fille un peu particulière puisqu'elle est la dernière de son peuple à vivre sur Terre, isolée, depuis des milliers d'années. Jusqu'au jour où un Faune arrive jusqu'à elle et lui redonne espoir à trouver un sens à sa vie. Un voyage dans l'abîme de la galaxie à la rencontre de la mort et des connaissances. Une sublime poétisation de la science !

    Justine

  • Quality Land

    Marc-Uwe Kling

    Bienvenue à QualityLand ! Dans le futur, tout fonctionne à merveille : les algorithmes se chargent d'optimiser le travail, les loisirs et les relations. QualityPartner sait qui te correspond le mieux. Ton véhicule autonome sait où tu veux aller. Et si tu es inscrit sur The Shop, on t'envoie tous les articles que tu désires sans que tu doives les commander. Plus personne n'est obligé de prendre des décisions difficiles - car à QualityLand, il n'y a qu'une seule réponse à toutes les questions : ok. Pourtant, le ferrailleur Peter est taraudé par l'impression que quelque chose cloche dans sa vie. Dystopie satirique époustouflante et drôlissime sur les promesses et les pièges du numérique, "QualityLand" a connu un immense succès en Allemagne et dans le monde entier.

    Drôle, déjanté, un roman qui ravira tous les fans d'anticipation !

    Peter Chômeur est un humain de basse qualité et presque inutile à cette société aux apparences utopique. Après s'être fait larguer par sa copine d'un trop haut niveau pour lui, une suite de "bugs dans le système" vont l'amener, lui et ses camarades les robots défectueux à rencontrer un type complètement déjanté et faisant du yoga. Mais au-delà de son apparence loufoque, ce type a une grande connaissance du "monde d'avant", notre monde... Et si "c'était mieux avant" avait vraiment une raison d'être dite ? Envie de rire ? Fan de la série Black Mirror ? Ce roman est fait pour vous ! C'est une véritable satire du chemin que nous empruntons avec la technologie !

    Justine

  • L'ouvrage met principalement en scène trois personnages dont les vies vont être amenées à se croiser : le narrateur, un écrivain, un criminel.
    Étudiant durant les années 1980, le narrateur vit dans un studio, que lui a acheté son père, situé passage de l'Union dans le VIIe arrondissement de Paris. Un soir, il se sent observé par quelqu'un dont on comprendra qu'il s'agit de Patrick Modiano. Il le croise à plusieurs reprises, lui parle et commence à lire ses livres. Sans se l'expliquer, il se reconnaît dans son imaginaire romanesque. Néanmoins les années passent, le narrateur devient avocat et les deux hommes se perdent de vue.
    Au cours d'un procès d'assises, le narrateur défend un homme dont le crime s'explique par un lointain passé : une soeur ayant disparu durant la seconde guerre mondiale dans les mêmes circonstances que la Dora Bruder de Modiano. Il se trouve que l'écrivain assiste au procès et accepte d'aider le narrateur à retrouver la trace de cette mystérieuse soeur...
    Cette quête commune amène les deux hommes à basculer dans le Paris les années 40. Ils sont reçus par des individus douteux dans un appartement situé près du studio du passage de l'Union, dont l'écrivain apprend au narrateur qu'il fut, durant la guerre, le siège des sombres trafics d'un ferrailleur de sinistre mémoire, le fameux « Monsieur Joseph »...
    Ce roman met en abîme la dette que nous contractons à l'égard d'un passé trouble et tu. Il constitue aussi un hommage à la littérature. Les écrivains ne sont-ils pas des passeurs dont les oeuvres nous permettent de répondre aux questions les plus intimes, et parfois les plus douloureuses, que nous nous posons ?

    Récit onirique et déambulatoire

    Paris, milieu des années 80. Le narrateur est étudiant en droit, et erre dans les salles d’audience du palais de justice. Il erre aussi dans les rues de la capitale, la nuit le plus souvent. où il voit pour la première fois un étrange personnage, romancier célèbre. Puis il devient avocat et doit défendre un homme accusé d'homicide. On oscille alors entre le roman judiciaire, la rêverie romantique, le roman fantastique. Il y a des hasards, des rencontres, des chemins de traverse (ou de travers), des personnages qui apparaissent et disparaissent, des mystères, des références pour ceux qui veulent les voir. Le tout dans une ambiance qui rappellera forcément à ceux qui l’aiment un de nos grands romanciers, prix Nobel de littérature (Patrick Modiano pour ne pas le nommer). D’une écriture parfaitement maitrisée, ce premier roman délicat et inclassable est parfaitement réussi.

    Marie-Eve

  • Au Pays Imaginaire, les enfants perdus ont la tête pleine de poux et le ventre fourmillant d'angoisse. Peter, Comte des grimaces et des jeux de Gros-mots, répand sa parole philosophique pour rassurer sa tribu, mais lui aussi est rongé par la tristesse et les doutes depuis le départ de Wendy. Seul face à lui-même, il va devoir affronter sa peur de grandir.

    Un récit sublimement touchant !

    Peter Pan se retrouve seul sur l'île des enfants perdus. Wendy, son "âme soeur" est partie, le laissant avec sa mélancolie. Peter Pan se retrouve donc face à ses "petites bêtes" qui lui démangent l'estomac. Il pense à la fille du grand chef Indien, Lily et sa passion sauvage pour l'amour, il pense aussi aux enfants de l'île, qui semblent continuer d'avancer sans lui et bien-sûr, il pense à Clochette, sa petite fée bien souvent oubliée. C'est une histoire dans laquelle le sublime se mêle au mélancolique, l'amour à l'espoir et qui pose des questions sincères et touchantes.

    Justine

  • Conçu dans les années 1960 par Irina Golovkina et diffusé sous le manteau, Les Vaincus est publié pour la première fois en 1992 avant de connaître un immense succès. Roman de la tragédie russe après les événements de la dictature bolchévique, il évoque les derniers feux d'une noblesse héroïque et d'une intelligentsia idéaliste.

    Le lecteur suit les destins entrelacés d'une illustre famille et d'une foule de personnages dans leur quotidien harassant. Vente de maigres biens pour survivre, car le travail leur est interdit, assignation à résidence, prisons ou camps. Poursuivis par la Guépéou, exilés, persécutés, exécutés, aucun n'échappera au rouleau compresseur soviétique. Ce sont des individus aux abois, traqués par les dénonciations, les interrogatoires et les arrestations arbitraires. Mais Les Vaincus est aussi une sublime histoire d'amour, celle d'une princesse en haillons, et le lecteur, est emporté par l'émotion que suscite ce drame puissant.

    Magnifque roman

    Longtemps interdit en Russie, ce formidable roman est aussi et avant tout un témoignage bouleversant mettant en lumière l'enfer dans lequel fut plongé le peuple russe soumis à la tyrannie stalinienne. Sous ce règne absolu où la peur, la délation, le défiance générale, la dépravation, la disparition de toute règle morale prédominent, Les Vaincus d'Irina Golovkina sont dépeints sous les traits de personnages issus de la noblesse russe et qui, déclassés, se verront condamnés à une existence transformée en calvaire. Un roman puissant, tragique et absolument magnifique!

    Agnès

  • Elle arrive de New York, il vient de Cuba, ils s'aiment. Il lui montre une photo de groupe prise en 1989 dans le jardin de sa mère et elle y reconnaît la sienne, cette femme mystérieuse qui ne parle jamais de son passé. Ils vont chercher à comprendre le mystère de cette présence et les secrets enfouis de leurs parents...

    Leonardo Padura nous parle de Cuba et de sa génération, celle qui a été malmenée par l'histoire jusqu'à sa dispersion dans l'exil : « Poussière dans le vent. » Nous suivons le Clan, un groupe d'amis soudés depuis la fin du lycée et sur lequel vont passer les transformations du monde et leurs conséquences sur la vie à Cuba. Des grandes espérances des nouveaux diplômés devenus médecins, ingénieurs, jusqu'aux pénuries de la « période spéciale » des années 90, après la chute du bloc soviétique (où le salaire d'une chercheuse représente le prix en dollars d'une course en taxi) et la fuite dans l'exil à travers le monde.

    Des personnages magnifiques, subtils, nuancés et attachants, soumis au suspense permanent qu'est la vie à Cuba et aux péripéties universelles des amitiés, des amours et des mensonges. Ils vont survivre à l'exil, à Miami, Barcelone, New York, Madrid, Porto Rico, Buenos Aires. Ils vont prendre de nouveaux départs, témoigner de la force de la vie.

    Leonardo Padura écrit un roman universel. Il utilise la forme classique du roman choral mais la sublime par son inventivité et son sens aigu du suspense, qui nous tient en haleine jusqu'au dernier chapitre.

    Ce très grand roman, qui place son auteur au rang des plus grands romanciers actuels, est une affirmation de la force de l'amitié et des liens solides et invisibles de l'amour.

    Le roman de l'exil

    Dans le cauchemar collectif d'un pays gangréné par la corruption et la pauvreté, Léonardo Padura dresse, à travers différents personnages unis par une amitié indéfectible, le portrait d'une génération sacrifiée et nous livre, par leurs différentes voix, de magnifiques réflexions sur l'amitié, la fidélité, la trahison, l'exil, le retour impossible et la nostalgie d'un paradis perdu.

    Agnès

  • Cette élégante créature grise, que, faute de mieux, les habitants de Victoria ont baptisé héron, est le témoin silencieux et énigmatique des démêlés du Peuple de la Paix avec ses oppresseurs de la Cité. Les deux communautés ont été jadis déportées sur cette planète éloignée de la Terre : l'une à cause de sa contagion pacifiste, et l'autre sa soif de pouvoir et de violence. Les contestataires utopistes de la Zone réussiront-ils à échapper aux foudres répressives des orgueilleux citadins ? Le pacifisme et la non-violence telle que la prônait Gandhi sont-ils suffisants ?

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    Les travers du sentiment de pouvoir...

    Suite à la découverte d'une région jusqu'alors inexplorée, la communauté de la Zona, communauté prônant la non-violence, la liberté et la bienveillance, décide d'en parler aux membre gouvernants de la Cité. Mais c'est sans compter sur leurs idéaux d'assujettissements et de pouvoir autoritaire. Un conflit entre deux modèles sociaux qui nous prouve l'éternel retour de la déchéance humaine malgré une nouvelle Terre conquise, malgré la paix voulue d'un des partis. une histoire qui pousse à réflexion sur l'humanité des hommes et qui met en lumière le rôle des femmes. Un récit hors du temps, hors de la Terre que nous connaissons, mais comme un plongeon dans les travers du sentiment de pouvoir dans lequel l'homme se noie continuellement.

    Justine

  • L'île

    Vincent Villeminot

    Le premier matin, quand ils sont arrivés au bateau, la liaison entre l'île et le continent était coupée. Ordre du gouvernement.
    Le deuxième matin, ils ont vu des fumées, au loin, sur la côte.
    Le troisième matin, ils ont enfin eu des nouvelles, et c'était plus effrayant encore.
    Depuis, personne ne peut plus aborder. Personne ne peut plus s'en aller.
    Et maintenant, enfermés sur leur île, Jo, Louna, Hugo, Blanche et les autres le savent : le danger vient de partout.
    Du continent.
    Des adultes.
    De leur propre communauté. D'eux-mêmes, surtout, la bande des sept, les copains, le crew, comme dit Simon, qui adore frimer en anglais.

    Parfaitement haletant et totalement angoissant !

    Une île de 2 km2 qui se retrouve livrée à elle-même sans pouvoir esperer aucuns secours ni renseignement de l'extérieur. + Une mystérieuse folie qui déchire à feu et à sang le continent. + Une bande d'amis qui unie dans l'adversité fera front pour s'en sortir. = Un huit clos parfaitement angoissant et totalement haletant !

    Tania

  • Nous sommes en France, à la fin des années 1990. Dans une ville de banlieue pavillonnaire, une adolescente regarde passer les trains qui filent vers la capitale. Elle a des projets plein la tête : partir, devenir hôtesse de l'air ou avocate et surtout, plus urgent, s'acheter des vêtements de marque. Mais comment faire quand on n'a pas assez d'argent de poche et que la vie dont on rêvait se révèle être un champ de cactus??
    Pour le moment, sa famille vacille et ses repères sont chamboulés. En très peu de temps, sans renoncer à ses désirs, elle devra tout apprendre : comment classer ses pensées, tenir tête à ses copines, assumer des responsabilités trop grandes pour elle et vivre ses premières expériences sexuelles.
    Si l'adolescence est une ligne de crête menant à l'âge adulte, l'attachante héroïne de Grande Couronne s'y tient en équilibriste, oscillant entre le trivial et le terrible. Mais elle a une arme : une vision au laser grâce à laquelle elle dresse un tableau de son époque et de ses émotions aussi drolatique qu'impitoyable.

    Un livre comme un coup de poing !

    Grande couronne, famille de classe moyenne, petits arrangements avec la loi... Dans cette famille nombreuse, ni pauvre ni riche, qui se disloque, comment survivre et se singulariser ? Au collège, comment sortir du lot tout en se fondant dans la masse ? Avec de l'argent sans doute mais comment en gagner ? Oublier son corps en le vendant ? Crû et âpre sans jamais être sordide, l'humour sauve ! C'est ce regard ironique et décalé qui permettra à la narratrice de s'en sortir.

    Marie-Eve

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