Littérature traduite

  • On peut dire que le grand gagnant de la crise du coronavirus est Amazon. Tandis qu'à la mi-avril 2020, la pandémie approchait de son moment le plus critique, la valeur des actions de la firme augmentait de 30 % par rapport à l'année précédente ; et en l'espace de seulement deux mois, la fortune nette du PDG Jeff Bezos augmentait de 24 milliards de dollars. Comme le résume un analyste de l'industrie numérique : «Le Covid-19 a été comme une injection d'hormones de croissance pour Amazon.» L'enquête d'Alec MacGillis débute bien avant la crise sanitaire actuelle.

    Sa méthode est simple et efficace : c'est par une mosaïque d'approches et de vies que l'on comprend le mieux un système, comment ce dernier affecte ceux qui entrent en contact avec sa trajectoire. À la manière des grands reportages littéraires, Le Système Amazon décortique l'implacable machine et ses rouages à travers une impressionnante série de portraits et de tableaux.

    À Seattle, ce sont les cadres bien rémunérés de la firme qui accélèrent la gentrification d'un quartier populaire historique ; dans une banlieue de Virginie, ce sont des propriétaires qui tentent de protéger leur quartier de l'impact environnemental d'un nouveau data center Amazon ; à El Paso, ce sont des petites entreprises de fournitures de bureau qui tentent de résister à la prise de contrôle par Amazon de l'ensemble des marchés publics ; à Baltimore, c'est un entrepôt qui remplace une usine sidérurgique légendaire, etc.

    Il montre également comment la firme est devenue un lobby à part entière à Washington, l'auteur poussant les portes du gigantesque manoir de Jeff Bezos, dans le quartier de Kalorama, où l'on croise lobbyistes, députés, sénateurs et membres du gouvernement.

    Plus qu'un énième pamphlet sur l'impact destructeur du géant jaune au large sourire, ce livre, fruit d'années d'enquête, offre à lire le récit édifiant d'une société sous emprise.

    De centres de livraison en data centers, de campus d'entreprises en entrepôts du mastodonte, visitez un autre monde, en proie à son Amazonisation, qui se divise entre gagnants et perdants, entre vies déconnectées et vies broyées par ce système.

  • Le mythe du déficit ; la théorie moderne de la monnaie et la naissance de l'économie du peuple Nouv.

    « Nous gérons notre économie comme une personne d'un mètre quatre-vingts qui se déplace courbée en deux en permanence sous un plafond qui est à deux mètres cinquante, parce qu'on l'a convaincue que, si elle tentait de se redresser, elle subirait un terrible traumatisme crânien. » De nombreuses convictions se sont enracinées dans l'imaginaire collectif au sujet de la question du déficit. Stephanie Kelton déconstruit l'idée que les États doivent tenir leurs budgets comme des ménages, que le déficit prouve que l'État dépense trop, que la dette publique est insurmontable, que les déficits de l'État évincent l'investissement économique ou que les programmes de prestation sociale sont financièrement insoutenables... Elle démontre au contraire avec brio que le déficit budgétaire n'appauvrit pas l'État, que la dette n'est pas un fardeau et que le juste niveau de dépense publique s'évalue à partir du taux d'inflation et du niveau réel des ressources.

    Cette exploration modifie profondément notre compréhension de nombreuses questions cruciales : la pauvreté, l'inégalité, la création d'emplois, l'extension des systèmes de santé ou le changement climatique. Car aujourd'hui toute proposition ambitieuse se heurte inévitablement à la forteresse inexpugnable de la question du déficit. Stephanie Kelton propose donc d'imaginer de nouvelles politiques pour passer du récit du manque à celui de la possibilité...

  • De la gentillesse et du courage Nouv.

    « Habituons-nous à l'idée que nous passons une grande partie de notre vie à avoir tort. Nous prenons tous de bonnes et de mauvaises décisions. La véritable différence se situe entre ceux qui sont prêts (et prompts) à reconnaître les mauva ises et à les rectifi er, et ceux qui cherchent à les dissimuler, à eux-mêmes et aux autres.
    Faire preuve de gentillesse et de courage (ces deux qualités sont inséparables), c'est assumer la responsabilité de nos actions et de notre être au monde. » Ce livre bref et fort décortique les travers et les simplifi cations de nos débats démocratiques, et nous apprend à travers moult exemples à pratiquer, individuellement et collectivement, la gentillesse et le courage : pour surmonter la peur, la colère, et vivre avec la complexité, le doute et l'humour.

  • Les enfants invisibles Nouv.

    Ils s'appellent Cassie, Gaby, Annette, Rup... Ils ont entre 13 et 17 ans, et vivent aux États-Unis, en Allemagne, en Grande-Bretagne. Un jour, leur famille leur a paru insupportable et ils ont fugué, puis, pour survivre, se sont prostitués. Gitta Sereny, avec son incomparable talent pour saisir la vérité d'une vie, leur fait raconter leurs histoires, rencontre leurs parents, leurs proxénètes, cherche à les aider.

    Cela se passe dans les années 1980 ? il n'y a pas si longtemps. Une époque où des hommes, ici, dans notre partie du monde, pouvaient presque impunément avoir des relations sexuelles avec des mineurs, où la pornographie commençait à devenir un produit de consommation de masse. À travers cette enquête, Sereny tente de lutter contre cet état de fait. Certains de ces enfants ont été sauvés, d'autres non.

    Avec leur colère, leur ingéniosité, leur mauvaise foi, leur innocence, ils incarnent cette enfance qui, toujours avide de liberté et pressée de grandir, risque de tomber entre les mains de ceux qui veulent lui faire oublier qu'elle est aussi, et surtout, vulnérable.

  • Dette ; 5000 ans d'histoire Nouv.

    Un essai essentiel et foisonnant qui, remettant en perspective l'histoire de la dette depuis 5000 ans, renverse magistralement les théories admises. Il démontre en particulier que l'endettement a toujours été une construction sociale fondatrice du pouvoir. Aujourd'hui encore, les économistes entretiennent une vieille illusion : celle que l'opprobre est forcément à jeter sur les débiteurs, jamais sur les créanciers. Et si l'unique moyen d'éviter l'explosion sociale était justement. d'effacer les dettes ?

  • Quatrième de couverture Aujourd'hui, le village est "planétaire", l'adolescent "mondial" et la société de consommation dominée par les marques. Les espaces publicitaires traditionnels qu'elles se sont de tout temps montré promptes à coloniser - panneaux d'affichage, télévision, cinéma, presse écrite - sont désormais devenus trop restreints pour des logos frappés d'expansionnisme galopant.
    En plantant leurs drapeaux sur des territoires jusqu'à présent vierges de toute publicité, en substituant au simple objet de consommation une image capable de le faire accé der à la dimension du mythe, les multinationales ne se sont pas contentées de boulever ser les mentalités et le monde du travail, elles ont modifié l'économie de nombreux pays.
    Dans cette course au profit, beaucoup sont en effet passés maîtres dans l'art de bafouer les droits de l'homme : l'esclavage moderne existe dans les zones franches industrielles ou dans certains Etats du Tiers-Monde, véritables paradis fiscaux pour sociétés capitalistes. Pendant ce temps, en Occident, les usines ferment les unes après les autres et migrent sous des cieux plus complaisants, les mises à pied massives se succèdent à un rythme effréné, les contrats à temps partiel ou intérimaires remplacent les emplois permanents, les acquis sociaux sont laminés, voire disparaissent. Mais le nombre augmente de ceux qui prônent l'urgence d'une mobilisation vigilante, et qui dénoncent les abus commis par les grandes sociétés. Venant de partout, ils se rencontrent, se regroupent et s'organisent sur l'Internet : ils veulent récupérer l'espace, la rue, la forêt dont on les a privés, ils réclament des emplois et des conditions de travail décents, un partage plus équitable des énormes bénéfices des multinationales, ils refusent d'acheter des produits pour lesquels d'autres, à des milliers de kilomètres de chez eux, paient le tribut de la sueur et parfois du sang.
    Ce nouveau militantisme, reflet de la pluralité sociale et ethnique de bon nombre de pays, a déjà gagné des batailles contre les logos mastodontes. Les événements de Seattle ou de Prague l'ont prouvé : il est encore temps de dire non à la tyrannie des marques.

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  • Approfondissant la réflexion entamée avec son best-seller No logo, Naomi Klein dénonce la tentative de prise de contrôle de la planète par un ultralibéralisme mettant à contribution crises et désastres pour substituer la seule loi du marché aux valeurs politiques et culturelles des civilisations. Une histoire secrète du libre-échange remarquablement conduite et documentée.

  • Près d'un milliard de personnes vivent avec moins de un dollar par jour. Les politiques destinées à lutter contre la pauvreté semblent souvent incapables d'améliorer leurs conditions de vie. Cet échec pourrait-il être dû aux failles des théories qui sous-tendent ces programmes plutôt qu'au caractère écrasant de la tâche ?
    C'est cette hypothèse que défend cet ouvrage. Les experts ont pris l'habitude de décider à la place des pauvres de ce qui est bon pour eux sans prendre la peine de les consulter. Abhijit V. Banerjee et Esther Duflo ont initié la démarche inverse. À distance des réflexes partisans, ce livre aborde ainsi le défi du combat contre la pauvreté comme une série de problèmes concrets qui, une fois correctement identifiés et compris, peuvent être résolus un à un.

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  • Jeff Bezos : la folle ascension du fondateur de l'empire Amazon Nouv.

    L'histoire de la croissance sans précédent d'Amazon et de son fondateur milliardaire, Jeff Bezos : la réussite commerciale la plus importante de notre époque. Son fondateur a conduit Amazon à une croissance explosive tant en taille qu'en revenus. En moins de dix ans, Amazon a multiplié ses effectifs par cinq et augmenté sa valorisation à plus de mille milliards de dollars. Alors qu'Amazon ne vendait que des livres, il y a maintenant peu de produits qui ne trouvent pas leur place dans ses rayons, en faisant ainsi le plus grand détaillant en ligne au monde et pénétrant d'autres marchés à une vitesse vertigineuse. Entre les quarante filiales d'Amazon - comme Whole Foods Market, Amazon Studios à Hollywood, des sites Web comme Goodreads et IMDb, et l'unité logicielle cloud Amazon Web Services, ainsi que l'achat du Washington Post - il est presque impossible de passer une journée sans rencontrer leurs produits. Amazon nous offre la possibilité de faire du shopping, de se divertir, de s'informer, de communiquer, de stocker et, un jour, peut-être même de voyager sur la lune. Nous vivons dans un monde géré, fourni et contrôlé par Amazon. Dans ce livre, Brad Stone détaille les acquisitions et les innovations qui ont propulsé la croissance sans précédent d'Amazon, et le tournant qu'a pris l'opinion publique face aux pratiques découlant de la position de monopole de la firme. Tout en retraçant l'ascension fulgurante de l'entreprise, Stone sonde l'évolution de Jeff Bezos - qui d'entrepreneur geek est devenu un milliardaire en forme, célèbre et discipliné, un homme qui a dirigé Amazon d'une main de fer et cède maintenant sa place pour se consacrer à d'autres projets fous, comme le tourisme spatial. Le portrait sans fard d'un homme et d'une entreprise qui ont imaginé la vie moderne.

  • Ne dis rien Nouv.

    « Jean McConville avait trente-huit ans lorsqu'elle disparut, et elle avait passé près de la moitié de sa vie enceinte ou à récupérer d'un accouchement. » Par ces mots, le journaliste américain Patrick Radden Keefe réveille les démons d'un pays traumatisé. Car l'enlèvement de cette mère de famille, en 1972, sous les yeux de ses enfants n'a jamais quitté la mémoire des catholiques de Belfast. La jeune femme avait-elle vraiment trahi l'IRA ? Bravant l'omerta qui règne sur cette affaire, ce récit haletant plonge dans l'histoire des « Troubles » nord-irlandais pour en dévoiler le souvenir sanglant.
    Et, sous les pavés, les derniers secrets...

  • Apprendre vite et bien : les meilleures techniques des neurosciences pour booster son cerveau Nouv.

    Ce livre est fait pour vous ! Barbara Oakley et Olav Schewe ont rassemblé dans ce livre des techniques infaillibles pour apprendre efficacement. Basés sur les dernières découvertes des neurosciences sur l'apprentissage, les conseils et méthodes proposés vous permettront de :
    - lire efficacement ;
    - développer votre mémoire ;
    - améliorer vos prises de notes ;
    - retrouver votre motivation ;
    - vaincre la procrastination ;
    Tout ce qu'il vous faut pour réussir vos études (quoi que vous étudiiez) et atteindre vos objectifs !

  • Économiste américaine, Anne Case est professeur émérite d'économie et d'affaires publiques, à l'Université de Princeton.
    Angus Deaton, professeur émérite à l'Université de Princeton, est prix Nobel d'économie (2015) « pour son analyse de la consommation, de la pauvreté et du bien-être ». Il est l'auteur de La grande évasion (Puf, 2016, rééd. « Quadrige » 2019).

  • En 1929, une crise économique inédite ébranle le monde. Face à l'interventionnisme de l'État et au chomâge massif, des voix s'élèvent. Bernard Landon propose une "solution miracle" : soutenir l'industrie en renouvelant fréquemment les biens d'usage. Selon lui, la crise entraîne une baisse de consommation et donc de production, menant à la fermeture des entreprises et au maintien de la situation économique critique.
    Seule une sortie de ce cercle vicieux pourra sauver le pays. Et si les usagers ne consomment pas d'eux-mêmes, il faut les y pousser voire les y obliger. Mais en utilisant dans cet essai autodité de 1932 le terme d'"obsolescence programmée", il ne se doutait pas qu'il désignerait quelques décennies après l'introduction volontaire de défaillances techniques dans les produits.

  • La théorie de la destruction créatrice, élaborée par Schumpeter au début du XXe siècle, est considérée par de nombreux économistes comme la plus subtile et intelligente explication de l'évolution et des mues permanentes du capitalisme. Selon cette théorie, les innovations dans les économies capitalistes fragilisent la position des entreprises bien établies en même temps qu'elles ouvrent des voies inédites de croissance économique. Un éclairage très précieux sur le chaotique capitalisme globalisé.

  • « Contre le chômage, on a tout essayé », disait François Mitterrand en 1993. L'économiste américaine Pavlina Tcherneva vient rappeler que rien n'est plus faux, à condition d'accepter de modifier notre façon de voir l'économie. Face à une vision où le chômage est un « mal nécessaire », un ajustement utile, elle défend l'idée que la priorité doit être de donner un emploi à tous ceux qui désirent travailler. Une telle idée n'est pas utopique, elle correspond simplement à une volonté politique.
    En assurant un « emploi pour tous », la garantie d'emploi assure aussi un « nouveau contrat social » où l'action publique est libérée du chantage des entreprises, tout en étant capable de répondre aux défis actuels de la société. Certes, il y aura toujours des crises, mais ceux qui en paieront le coût ne seront pas les travailleurs et les chômeurs. L'ajustement de l'économie se fera ailleurs et la cohésion sociale n'en sera que renforcée.
    Avec cette garantie, les besoins de la société seront satisfaits et la démocratie locale renforcée. C'est pourquoi la garantie d'emploi est une part indissociable du Green New Deal : une société débarrassée du risque du chômage et du chantage à l'emploi se donne pleinement les moyens d'une action déterminée sur le front de l'écologie, tant en termes de moyens disponibles que d'action. Et elle le fait en améliorant la vie quotidienne de millions de citoyens.

  • Ce n'est pas seulement dans les pays ravagés par la guerre qu'il faut apprendre à vivre dans les ruines. Car les ruines se rapprochent et nous enserrent de toute part, des sites industriels aux paysages naturels dévastés. Mais l'erreur serait de croire que l'on se contente d'y survivre.
    Dans les ruines prolifèrent en effet de nouveaux mondes qu'Anna Tsing a choisi d'explorer en suivant l'odyssée étonnante d'un mystérieux champignon qui ne pousse que dans les forêts détruites.
    Suivre les matsutakes, c'est s'intéresser aux cueilleurs de l'Oregon, ces travailleurs précaires, vétérans des guerres américaines, immigrés sans papiers, qui vendent chaque soir les champignons ramassés le jour et qui termineront comme des produits de luxe sur les étals des épiceries fines japonaises. Chemin faisant, on comprend pourquoi la « précarité » n'est pas seulement un terme décrivant la condition des cueilleurs sans emploi stable mais un concept pour penser le monde qui nous est imposé.
    Suivre les matsutakes, c'est apporter un éclairage nouveau sur la manière dont le capitalisme s'est inventé comme mode d'exploitation et dont il ravage aujourd'hui la planète.
    Suivre les matsutakes, c'est aussi une nouvelle manière de faire de la biologie : les champignons sont une espèce très particulière qui bouscule les fondements des sciences du vivant.
    Les matsutakes ne sont donc pas un prétexte ou une métaphore, ils sont le support surprenant d'une leçon d'optimisme dans un monde désespérant.

  • Pour la première fois, Reed Hastings le co-fondateur et président de Netflix nous révèle comment il a bâti la plateforme vidéo dont les films et les séries sont plébiscités dans le monde entier.
    Créé en 1997, Netflix a révolutionné l'industrie de la distribution et de la production audiovisuelle par sa créativité et sa technologie.
    La règle de Netflix, c'est qu'il n'y a pas de règles : maximiser la densité des talents sans limite de rémunération, prôner la confiance, la franchise et la transparence, éliminer les contrôles - horaires, vacances, frais - sont parmi les recommandations qui permettent à chacun de prendre les meilleures décisions.
    Avec Erin Meyer, professeur à l'INSEAD Business School, Reed Hastings nous raconte l'histoire d'une entreprise au succès fulgurant - fascinante pour certains, inquiétante pour d'autres - qui n'a pas hésité à remettre en question les codes classiques du management.

  • Contre Amazon

    Jorge Carrion

    En remontant aux racines d'Amazon, en s'intéressant au point de vue du lecteur, du libraire, de l'éditeur, du travailleur...
    SEPT BONNES RAISONS D'ÊTRE CONTRE AMAZON !

  • Qui nourrit l'humanité ? 70 % des aliments que nous consommons proviennent des petits exploitants, qui travaillent sur des parcelles de taille modeste, soucieux d'assurer la continuité avec des traditions anciennes, en harmonie avec la nature. Vandana Shiva nous démontre comment cette agriculture, le plus souvent portée par des femmes, respectueuse de l'économie de la nature, produit de la nourriture de meilleure qualité en abondance et préserve la santé et le bien-être des communautés. 

  • À partir d'une cartographie rigoureuse de la situation présente de l'Afrique, Carlos Lopes trace les voies d'un avenir qui ne se laisse réduire ni à sa dissolution dans la globalisation néolibérale, ni à l'essentialisation d'une culture et d'une identité marquées au coin de la diversité. Pour les solides raisons qu'il expose - économiques, mais aussi démographiques et écologiques -, c'est l'avenir du monde qui se joue en Afrique, et pas seulement celui des Africains. Son livre prend ainsi à rebours la philosophie de l'histoire proprement occidentale, selon laquelle l'histoire aurait un sens déjà écrit, celui d'un « développement de l'humanité » qui obligerait les pays les « moins avancés » (ou « en voie de développement ») à suivre la voie déjà tracée par les pays « avancés » ou « développés ».
    Aujourd'hui, il est clair que le modèle de développement incarné par l'Occident depuis la Première Révolution industrielle a entraîné le monde dans une impasse. Étant le moins engagé dans ce modèle, l'Afrique est le continent le mieux placé pour en inventer un autre, qui tire les leçons de cette impasse. Telle est la perspective tracée par Carlos Lopes, perspective tonique pour une jeunesse africaine nombreuse, invitée à s'affirmer dans l'action plutôt que dans la réaction postcoloniale ou les identifications chromatiques.

  • Les confidences de « la princesse du peuple ».

    Lorsque la première édition de cette biographie parut en 1992, le public ignorait à quel point la princesse de Galles s'était impliquée dans sa rédaction.
    Elle y révélait les détails de son mariage, sa boulimie, ses tentatives de suicide, l'existence de Camilla, ses relations difficiles avec les membres de la famille royale, mais aussi ses bonheurs de mère et son souhait d'une nouvelle vie, loin des photographes.
    Dans l'impossibilité de dire publiquement sa détresse, Diana ne pouvait à l'époque reconnaître que des entretiens avaient été menés en grand secret au palais de Kensington.
    Deux décennies après sa mort à Paris, le 31 août 1997, cette réédition augmentée inclut les propos exacts prononcés par Diana lors des séances d'enregistrement, ainsi que des passages presque inaudibles que de nouvelles techniques ont permis de décrypter.
    Ce livre compose ainsi l'autobiographie de celle qu'on dénommait la « princesse du peuple ». Le testament de l'une des personnalités les plus charismatiques de notre temps.

  • Les limites du capital

    David Harvey

    Les Limites du capital, dont la première édition est parue en 1981, est le plus grand livre du géographe David Harvey et l'un des monuments de la théorie marxiste du siècle passé. Produit d'une dizaine d'années de recherches et de réflexions, cet ouvrage propose une reconstruction « historico-géographique » de l'analyse du capitalisme développée par Marx.
    Reconstruction, et non commentaire, car l'objectif de l'auteur est double : d'une part, il met à l'épreuve la cohérence et la solidité des travaux économiques de Marx (principalement exposés dans Le Capital, mais aussi dans les manuscrits préparatoires à ce livre, tels les Grundrisse) ; d'autre part, il met particulièrement en relief certains aspects de la théorie marxienne, comme les notions de contradiction et de crise du capitalisme, et en propose des prolongements inédits, le plus marquant concernant la production capitaliste de l'espace : le capitalisme est un système socio- économique qui se développe et résout ses inévitables crises d'accumulation en créant et en détruisant des territoires. Harvey fait donc la part belle à l'examen de la rente foncière et des processus de financiarisation, en particulier du crédit.
    Qu'on ne s'y trompe donc pas : Les Limites du capital construit une théorie générale du capitalisme. C'est pourquoi cet ouvrage presque quarantenaire, antérieur aux séismes financiers qui ont secoué les trois dernières décennies, n'a absolument pas vieilli.
    Pas à pas, méticuleusement, il guide les lecteurs à travers les vertigineuses complexités d'un système capitaliste qui est plus que jamais le nôtre.

  • Recettes toutes faites, biais de confirmation, solutions a priori... Les écueils à éviter sont nombreux lorsqu'il s'agit de résoudre un problème complexe. Mal aiguillée, l'intuition n'est pas toujours notre alliée. Il en va de même pour l'expertise, qui rétrécit parfois notre champ de vision. Alors comment s'assurer qu'on a bien trouvé la solution ?
    Ce trio d'experts en stratégie présente une méthode en quatre étapes pour devenir un pro de la résolution de problèmes. S'appuyant sur les meilleures pratiques des cabinets de conseil, sur les dernières recherches en psychologie cognitive et sur des études de cas concrets, ils nous expliquent comment identifier, poser et décortiquer un problème donné ; comment tester des hypothèses ou bâtir des arbres de questions ; comment utiliser le design thinking pour générer des solutions créatives ; et comment, au bout du compte, communiquer efficacement sur les solutions trouvées. À vous de jouer : vous allez trouver la solution !

  • Le guide pratique pour améliorer radicalement sa vie et faire ce que l'on aime, tout en ayant plus de temps et plus d'argent.

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