• Gadget est anglais d'origine...L'Ange bleu c'est Marlène Dietrich...Le lis est la fleur emblème des rois de France...

    Et bien, c'est beau mais c'est faux ! C'est par habitude, par confort que l'on répète à l'envi ces vérités d'évidence qui n'en sont pas. Polies par les ans, ces affirmations ont le tort de n'être nullement fondées. Mais elles sont tellement vraisemblables que le doute, quand elles paraissent, cesse de s'exercer. Une erreur mille fois répétée devient légende. Il serait aisé, pourtant, de corriger ce genre de faute. C'est l'objet de ces pages.

  • Patrice Louis nous livre ici une sorte d'«autoportrait» d'un grand homme. Aimé Césaire ne s'exprime guère publiquement. Il reçoit énormément mais réserve à ses visiteurs, du plus éminent au plus modeste, ses commentaires sur la Martinique et le monde, revisitant volontiers, pourvu que ce soit en cénacle restreint, une existence qui a marqué le XXe siècle. Né à la Martinique, il fait ses études à Paris, du lycée Louis-le-Grand à l'École normale supérieure. Avec deux compagnons, venus, l'un - Senghor - d'Afrique, l'autre - Damas - de Guyane, il conçoit, explique et impose dans le monde des idées le concept de "négritude". De retour au pays natal, Aimé Césaire embrasse la politique sans abandonner l'écriture ni la poésie, et, un demi-siècle durant, il sera maire de Fort-de-France, député de la Martinique et écrivain-poète. Patrice Louis (qui a publié chez Arléa Du bruit dans Landerneau, Les deux font la paire, C'est beau mais c'est faux et Toutes les Suédoises s'appellent Ingrid) a convié Aimé Césaire à feuilleter les pages de sa vie devant les caméras de télévision à l'occasion de ses quatre-vingt-dix ans. Ni césairolâtre ni césairophobe, Patrice Louis mène gaillardement l'interview, tout en faisant preuve de respect sans obséquiosité, sans complexes mais avec humilité. Malgré l'âge, en dépit d'une vue et d'une ouïe qui déclinent, Aimé Césaire, on le verra, a gardé l'esprit vif, la mémoire alerte et le verbe choisi, l'ensemble opèrant magistralement. Césaire parle, on l'écoute.

  • Une reconstitution et une reconstruction composent ce livre.
    La première partie se veut aussi fidèle que possible à la réalité. la seconde relève de l'imagination. en tombant sur un texte dans un magasin loin de paris, le chef de file d'un mouvement intellectuel planétaire voit s'enrichir sa vision du monde tandis que le cours de la vie de l'auteur va en être bouleversé, entraînant des conséquences qu'aucun des deux ne mesure. tel est bien l'enjeu de la découverte d'aimé césaire par andré breton.
    L'épisode, célébrissime, n'a jamais été raconté qu'en quelques lignes : un jour de 1941, sur la route de new york, le fondateur du surréalisme découvre par hasard en martinique la revue qu'aimé césaire a lancée avec des proches, à fort-de-france. a sa lecture, il éprouve un choc inédit et demande à rencontrer l'auteur. les deux hommes se voient dès le lendemain et deux cours, le littéraire d'un professeur de lycée et le sociétal de son île en seront durablement, profondément redéfinis.
    Par breton, subjugué, césaire entre triomphalement dans l'histoire des lettres, qui, elle aussi, en sera modifiée. voilà les faits. et si les événements s'étaient passaient autrement ? et si l'histoire était devenue folle ? la suite, forcément inattendue, est dans cette " fantaisie historique ".

  • A, B, Césaire

    Patrice Louis

    Ils ne sont pas légion les façonneurs de mots, les faiseurs d'Histoire.
    Aimé Césaire est l'un d'eux. Mondialement reconnu, le poète, dramaturge et essayiste a marqué des générations de créateurs aux Antilles et en Afrique, tous ses fils, parfois rebelles. Son engagement en politique a également rythmé les combats de la décolonisation et de l'identité des peuples en quête d'eux-mêmes. Aimé Césaire a traversé le XXe siècle et y a laissé une marque unique. Les générations à venir auront à coeur de savoir ce qu'elles lui doivent tandis que leurs aînés iront en répétant : " Nous l'avons tant aimé, Césaire "...
    Quels sont les lieux, les dates, les personnages, les événements qui ont marqué la vie de Césaire ? Un A, B, C ... ésaire pour le découvrir. Ce livre permet de pénétrer dans l'univers littéraire, politique, parfois personnel, d'un " nègre fondamental " entré vivant dans les dictionnaires.

  • La Martinique, les Antilles, ont découvert qu'elles n'étaient pas à l'abri, que les catastrophes, n'étaient pas que pour les autres. Pour elles aussi, un siècle après l'éruption de la montagne Pelée, le malheur de masse pouvait frapper.

    Tour de l'émotion en 80 jours (et un peu plus), sans la froideur des rapports ni le lyrisme des épopées, ces carnets ont été écrits parce que les grandes douleurs ne peuvent rester sans écho, avec une pensée permanente pour celles et ceux à qui manquera pour toujours un être dont la vie a été arrachée, une nuit, du côté de Maracaibo.

  • Dictionnaire des noms propres du parler commun ;
    Entre guide et dictionnaire, ce livre décrypte les tournures, locutions et formules qui font appel à un nom propre. Patrice Louis (C'est beau, mais c'est faux, Les deux font la paire, Rencontre avec un Nègre fondamental) nous livre l'origine et les premières occurrences de ces expressions.
    L'édition au format de poche que nous présentons ici est enrichie de cent «entrées» nouvelles.

  • A dormir debout

    Patrice Louis

    • Arlea
    • 9 Février 2006

    On connaît Patrice Louis et son goût pour toutes les bizarreries, surtout quand elles concernent
    les mots, quand elles ont des répercussions dans le vocabulaire. Dans À dormir debout, il
    s'intéresse cette fois à ces personnes, ces animaux, ces choses, ces concepts qui font partie de
    notre parler de tous les jours, et qui pourtant n'existent pas, soit qu'il s'agisse de légende, de
    superstitions, de croyances obsolètes (ou liées aux technologies nouvelles).
    Comme dans ses ouvrages précédents (Du bruit dans Landerneau, 23 270 exemplaires toutes
    éditions confondues, C'est beau mais c'est faux, 10 200 exemplaires), Patrice Louis, pour chaque
    «sujet», nous donne l'origine du mot, la genèse de la légende, avant d'expliquer le pourquoi de nos
    croyances, leur début, leur fin, et l'ampleur géographique de leur développement.
    Des vampires aux héros de bandes desssinées, du triangle des Bermudes au Hollandais volant,
    de l'Atlantide au Big Bang, de la clef du champ de tir à Dracula, de E.T. au monstre de
    Frankenstein, du Graal au Golem, de la licorne au loup-garou, du Marsupilami à Cerbère, du
    monstre du loch Ness au mouton à cinq pattes, du pays de Cocagne au Père Noël, des bottes de
    sept lieues au Yéti, Patrice Louis ne nous laisse rien ignorer de toutes ces coquecigrues, sornettes,
    ectoplasmes, fausses nouvelles et autres billevesées qui font le fond commun de notre langue - et
    de celles de quelques voisins -, et dans lesquelles nous puisons, pour notre plus grand plaisir,
    sans nous soucier de leur réalité.

  • Les deux font la paire

    Patrice Louis

    • Points
    • 19 Octobre 2006

    Des couples célèbres et indissociables hantent notre langage quotidien : Sodome et Gomorrhe, Castor et Pollux, Pelléas et Mélisande, mais aussi Bonnie & Clyde, Lagarde et Michard ou Moët et Chandon... Ainsi surgissent dans nos conversations ces duos inséparables, qu'on invoque sans même plus y penser. Quelle est l'origine de ces associations ? Remontant aux sources des mots, Patrice Louis nous livre ici, entre érudition et sourire, un vrai petit manuel de culture générale...

  • Les deux font la paire

    Patrice Louis

    • Arlea
    • 7 Mars 1997

    Des couples célèbres et indissociables hantent notre langage quotidien : Sodome et Gomorrhe, Castor et Pollux, Pelléas et Mélisande, mais aussi Bonnie & Clyde, Lagarde et Michard ou Moët et Chandon... Ainsi surgissent dans nos conversations ces duos inséparables, qu'on invoque sans même plus y penser. Quelle est l'origine de ces associations ? Remontant aux sources des mots, Patrice Louis nous livre ici, entre érudition et sourire, un vrai petit manuel de culture générale...

  • 1902 au jour le jour

    Patrice Louis

    La Chronique officielle de la Catastrophe racontée par les acteurs de l'époque.



    La ville de Saint-Pierre connaît un évènement tragique le 8 mai 1902. En quelques minutes elle fut entièrement détruite par l'éruption volcanique de la montagne Pelée. On dénombre 30 000 morts. La quasi-totalité des habitants, ceux qui n'ont pas voulu quitté la ville malgré les premières alertes sont anéantis par une nuée ardente. Deux survivants, un prisonnier Louis Cyparis et un cordonnier Léon Compère.



    La Martinique palpite, souffre et se bat tout au long de ce livre qui puise ses sources dans les récits et les journaux d'il y a cent ans. La chronique d'alors raconte l'existence d'une cité en activité perpétuelle, puis elle détaille les signes avant-coureurs de l'explosion volcanique. Le terrible mois de mai est décrit au rythme haletant des découvertes macabres. Les mois qui suivent narrent l'accablement, l'organisation des secours et de la solidarité, le sursaut enfin.



    Toutes les citations, toutes les déclarations, toutes les prises de position sont garanties d'époque. Certaines glaceront le sang, d'autres feront sourire, beaucoup étonneront. Toutes font vivre les réalités d'un drame absolu suivi des efforts pour que la Martinique réapprenne à vivre et que Saint-Pierre entre dans la mémoire de tous.



    1902 au jour le jour, c'est l'enfer au paradis.

  • Après 1902, au jour le jour, Patrice Louis passe en revue tous les sujets qui sont liés de façon proche ou lointaine de l'éruption volcanique de la montagne Pelée. Saint-Pierre fondée par Belain d'Esnambuc en 1635, ville aux multiples facettes est assassinée ce 8 mai 1902. On la découvre croyante, mais libertine, industrieuse tout en étant flamboyante et émancipée. Elle est comparée à Fort-de-France, la rivale moins lumineuse, mais qui recueillera ses réfugiés. La montagne Pelée n'échappe pas à l'analyse de l'auteur, elle est mise en liaison avec les autres volcans de l'archipel antillais, mais aussi du monde entier. On y apprend que la nuée ardente est une exclusivité péléenne. Celle-ci suit une explosion sommitale provoquée par le bouchon que crée la viscosité du magma acide. La montagne Pelée connaîtra trois éruptions majeures entre 1902 et 1929, dont la plus meurtrière est la première. Les victimes sont étouffées et brûlées mais ne sont pas carbonisées, elles seront le plus souvent incinérées sur place. Le monde entier s'émeut et les soutiens financiers viendront de partout. Avec notre point de vue d'aujourd'hui on peut être tenté de s'interroger sur l'aveuglement des autorités, sur l'obstination de la population à rester sur place malgré les alertes. Il y en a bien eu en effet qui ont essayé de prévenir, mais ils n'ont pas été écoutés. Ils sont partis ou alors vaincus, ils sont restés et ont péri.



    L'enfer à Saint-Pierre est l'histoire d'une réalité bien tragique.

  • Patrice Louis nous livre ici une sorte d'autoportrait d'un grand homme.
    Aimé Césaire ne s'exprime guère publiquement. Il reçoit énormément mais réserve à ses visiteurs, du plus éminent au plus modeste, ses commentaires sur la Martinique et le monde, revisitant volontiers, pourvu que ce soit en cénacle restreint, une existence qui a marqué le XXe siècle.
    Né à la Martinique, il fait ses études à Paris, du lycée Louis-le-Grand à l'École normale supérieure. Avec deux compagnons, venus, l'un Senghor d'Afrique, l'autre Damas de Guyane, il conçoit, explique et impose dans le monde des idées le concept de négritude.
    De retour au pays natal, Aimé Césaire embrasse la politique sans abandonner l'écriture ni la poésie, et, un demi-siècle durant, il sera maire de Fort-de-France, député de la Martinique et écrivain-poète.
    Patrice Louis (qui a publié chez Arléa Du bruit dans Landerneau, Les deux font la paire, C'est beau mais c'est faux et Toutes les Suédoises s'appellent Ingrid) a convié Aimé Césaire à feuilleter les pages de sa vie devant les caméras de télévision à l'occasion de ses quatre-vingt-dix ans.
    Ni césairolâtre ni césairophobe, Patrice Louis mène gaillardement l'interview, tout en faisant preuve de respect sans obséquiosité, sans complexes mais avec humilité.
    Malgré l'âge, en dépit d'une vue et d'une ouïe qui déclinent, Aimé Césaire, on le verra, a gardé l'esprit vif, la mémoire alerte et le verbe choisi, l'ensemble opèrant magistralement. Césaire parle, on l'écoute.

  • Béhanzin, roi du Bénin Patrice Louis "Un homme va mourir. Un roi.
    Il est loin de chez lui, mais du moins se trouve-t-il sur le continent de ses ancêtres.
    Il s'appelle Béhanzin, il fut roi du Dahomey. Il a soixante et un ans. Il vit ses derniers instants à Alger après avoir par deux fois traversé l'Océan, monarque déchu d'une dynastie fabuleuse.
    Quelle vie que la sienne ! L'histoire est abracadabrantesque.
    Descendant d'une lignée séculaire, Béhanzin a régné en despote sur le Dahomey, gagné des batailles face au colonisateur français, avant de s'incliner. C'est alors qu'il s'est retrouvé en exil, de l'autre côté de l'Atlantique, là où les Africains que ses parents avaient vendus furent envoyés en esclavage.
    Un roi noir en Martinique. Souverain sans royaume, avec une cour rabougrie, il mène une existence pittoresque et dérisoire, entre la bonne société qui le visite, distante, et un volcan - la Montagne Pelée - dont il sera témoin du réveil.
    Vingt ans avant la naissance d'Aimé Césaire, un illustre Noir connaît une villégiature forcée de douze années en Martinique. Huit décennies avant Léopold Sédar Senghor, c'est le premier chef d'État africain à fouler le sol de l'île.
    Sans cesse, Béhanzin exigera son retour sur sa terre natale. Il n'obtiendra que son transfert en Afrique du Nord, où il s'éteindra, à Alger, en 1906.
    Sur le trône pendant quatre ans (dont deux en résistance), en exil pendant douze ans, son sort le rapproche de Toussaint Louverture, Louise Michel, Ranavalona III...
    Aujourd'hui, au Bénin (ex-Dahomey), il figure au rang des plus grands héros de la lutte pour l'indépendance.
    C'était en un temps pas si ancien."

  • Le futur. A Roseville, qui vit en totale autarcie, dirigée par le dictateur Rosemou, les habitants se nourrissent exclusivement de pâte à mâcher rose. Roger, un collégien appliqué, met tout son talent au service de Rosemou, jusqu'au jour où il découvre les dessous du pouvoir... Une plongée dans un univers incroyable où la nature n'existe pas et où la mastication est un acte libérateur.

  • Le pays de Save et Garonne est chargé d'histoire.
    Les premiers hommes déjà se sont installés sur son territoire, puis le pays a connu les Romains, les cathares, l'éclosion des bastides au Moyen Age, etc.
    Pour les historiens locaux et cartophiles Jean-Louis Frapech et Patrice Lagorce, il ne s'agit pas de retracer intégralement le long et riche passé de Grenade et de ses environs, mais simplement de nous replonger en images dans les premières décennies du XXe siècle.
    En 1900, cette Gascogne toulousaine est très active, fortement peuplée, et déjà accessible par le tramway !
    Mais ce pays de coutumes et de convivialité garde son âme paysanne, ses maisons à colombages, ses costumes traditionnels.
    Alors, pour ne pas oublier ces paysages et ces visages d'hier, partons sur les traces de nos aïeux et feuilletons ce livre de souvenirs comme un album de famille.

  • Il y a l'Histoire qui raconte les hommes. Il y a les histoires que les hommes racontent. Chacun à sa manière, à ses mots, à ses images, à ses gestes, à son rythme. Et quand ces histoires survivent à leur conteur, elles deviennent légendes, âme et souffle d'une famille, d'une île, d'un pays. Vives en mémoire où ensablées par le temps, mystérieuses, gaies ou mélancoliques, elles répondent aux grandes interrogations humaines : pourquoi et comment ? Au-delà des terres et des mers, au creux des alizés, il y a des îles de soleil et d'océan où, bien avant l'Histoire, hommes et dieux vivaient ensemble.

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