• Dans l'ouverture de son Histoire universelle, qui fut la première du genre, le Sicilien Diodore emmène le lecteur dans un voyage merveilleux vers les terres des origines, l'Égypte, matrice de toute vie, l'Assyrie, l'Inde. Sur cette toile de fond prodigieuse, l'historien mythologue évoque la création du monde, la naissance des dieux et des hommes, les premiers conflits entre immortels et mortels, qui fournissent la matière d'une mythologie dont le monde entier, les Grecs en tête, se nourrira pendant deux millénaires.

  • Le XXème livre est le dernier de la Bibliothèque historique que nous ayons conservé dans son intégralité. Centré sur les personnages d'Agathocle et de Démétrios Poliorcète, il rapporte l'histoire du bassin méditerranéen entre 310 et 302 av. J.-C. À l'ouest, le tyran de Syracuse Agathocle, pour chasser les Carthaginois de Sicile, entreprend en Libye une expédition audacieuse contre Carthage ; celle-ci se solde par un échec et Agathocle, rentré en Sicile, cherche avec brutalité à asseoir sa domination sur l'ensemble des cités de l'île. À l'est, après la paix conclue par les Diadoques en 311, Antigone, aidé par son fils Démétrios, travaille à s'assurer la maîtrise des îles et des côtes égéennes et égyptienne : les grands moments de cette entreprise sont la bataille de Salamine de Chypre, l'expédition d'Égypte et le siège de Rhodes. Cette tentative provoque une coalition des Diadoques contre Antigone et la préparation de la bataille d'Issos qui verra la mort d'Antigone en 301. Dans l'aire italienne, très faiblement représentée dans ce livre, les principaux combats de la deuxième guerre samnite sont brièvement évoqués.

  • Composer une histoire de l'humanité toute entière depuis ses origines jusqu'à la période de rédaction de la Bibliothèque historique, tel est le projet titanesque entrepris par Diodore de Sicile au Ier siècle avant J-.C. En effet, avant Diodore, les historiens les plus brillants s'étaient cantonnés soit à une période, soit à une aire géographique donnée. La Bibliothèque de Diodore réussit le tour de force d'englober la somme des savoirs tant d'un point de vue temporel que spatial. Nulle surprise, dans ces conditions, que l'historien ait parfois tendance à compiler des informations glanées çà et là. Cette volonté de totalisation des savoirs porte en elle une conception historique bien définie : il s'agit pour l'auteur d'éduquer plus que d'informer son lecteur. La Bibliothèque historique est donc universelle, démonstrative et édifiante.Notre édition présente en un volume à part le livre I de la Bibliothèque historique, livre particulier parmi les XX livres qui nous sont parvenus. Il comporte à la fois une introduction générale à l'ensemble de l'oeuvre, avec notamment l'exposition par l'auteur de sa conception de l'histoire, et le début de celle-ci, allant de la cosmogonie aux légendes de l'Egypte, reconnue par Diodore comme étant le berceau de l'humanité entière. La riche introduction de Fr. Chamoux propose une étude de l'ensemble de l'oeuvre et de ses implications tant historiques que philosophiques et littéraires, de même qu'un plan général de La Bibliothèque historique. Une notice est en outre réservée à une analyse plus spécifique de ce livre capital. Des notes accompagnent la lecture et sont développées, en fin d'ouvrage, par des notes complémentaires. Le tome est enrichi d'un Index des noms propres ainsi que de deux cartes de l'Egypte.

  • Voici la première traduction française d'un des textes fondamentaux de Diodore de Sicile (Ier siècle av. J.-C.), le quatrième livre de sa Bibliothèque historique, le premier à organiser la mythologie, telle que les Grecs se la racontaient.

    On trouvera dans ce récit des aventures contées comme dans un roman picaresque, où paraissent, entre autres, Bacchus, Priape, Hermaphrodite, Héraclès, Jason et les Argonautes, les Lapithes et les Centaures, Thésée et Minos, Priam et Nestor, le chasseur Orion etc. C'est tout le "monde connu" qui est le théâtre des dieux et des héros avant que ne débute l'Histoire.

    Anahita Bianquis est professeur de Lettres classiques. Janick Auberger, docteur ès lettres, est professeur d'histoire ancienne à l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle a déjà traduit, dans la même collection, les fragments de Ctésias et deux livres de Dion Cassius.

  • Historien grec né en Sicile au Ier siècle de notre ère, Diodore a composé une monumentale Bibliothèque historique comprenant quarante livres.
    C'est dans le deuxième qu'apparaît la figure semi-légendaire de Sémiramis. Enlevée par le roi des Assyriens, puis héritière du royaume à la mort de celui-ci, Sémiramis fonde Babylone, où seront aménagés les fameux " jardins suspendus ", dont Diodore nous livre une fabuleuse description. Après la fondation de Babylone, Sémiramis va se lancer dans une politique de conquête.
    À la tête d'armées gigantesques, l'intrépide souveraine monte des expéditions en Égypte, en Éthiopie, et enfin en Inde, où elle multiplie les exploits.
    Sa fin reste entourée de mystère : informée qu'un complot est ourdi contre elle, la souveraine disparaît sans laisser la moindre trace.
    Diodore évoque ensuite les successeurs de Sémiramis, parmi lesquels se détache la figure de Sardanapale. Vivant dans le luxe et la débauche, Sardanapale finit par susciter
    haine et dégoût, provoquant le soulèvement de son peuple. Pour échapper à ses sujets en colère, il s'enferme dans son palais avec ses concubines et ses amants avant d'y mettre le feu.

  • Sur l'édition de Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, livre V (Livre des îles) dans la CUF, Belles Lettres, par M. Casevitz et A. Jacquemin.

    La Méditerranée, hier comme aujourd'hui, est un creuset où se croisent, se métissent et s'opposent les cultures, où s'échangent produits et mythes, où les peuples tour à tour choisissent de se mêler ou au contraire de sauvegarder jalousement leurs spécificités. Entre la Méditerranée de Braudel et celle, plus parcellaire et néanmoins merveilleusement « reliée » de P. Horden et N. Purcell (The Corrupting Sea. A Study of Mediterranean History, Oxford, 2000), en particulier grâce à ses routes commerciales, il y a celle des mythes et des fantasmes, celle que chaque voyageur rêve. Diodore de Sicile (né vers 90 av. J.-C. - mort vers 30 av. J. C.), historien de langue grecque mais de culture gréco-romaine, ayant vécu sous la République, né à Agyrion, dans une île, la Sicile, était l'écrivain idéal pour décrire les îles de la Méditerranée, une Méditerranée qui allait être le mare nostrum des Romains, qui devait unir tous les peuples sous sa domination et donc s'étendre bien plus loin que ses frontières actuelles.
    Dans le cinquième livre de sa Bibliothèque historique, qui en comportait quarante (il ne reste de complets que les livres I à V et XI à XX, les autres sont à l'état de fragments, d'inégale longueur), Diodore s'attache à ce qu'il désigne comme des îles (il le nomme lui-même livre des îles) et traite à la fois de ce qu'on nomme aujourd'hui histoire, géographie, mythologie, sociologie et ethnographie, s'attachant à la fois au passé de chaque territoire et à son présent. Ces pages sont souvent la seule source à notre disposition, Diodore s'inspirant d'historiens ou de philosophes grecs ou latins qui ne sont plus accessibles.
    Commençant par la Sicile, terre où la légende situe le rapt de Corè et la découverte de la culture du blé, l'auteur traite ensuite des îles éoliennes, puis de Malte et de Gozzo, de la Sardaigne et de la Corse, avant d'aborder les Baléares et des îles de l'océan. Après quoi, il s'attache à la Bretagne (dans l'actualité grâce à César) et à l'île appelée Royale « où naît l'ambre. » Peut-être grâce à l'actualité, l'auteur parle ensuite de la Gaule et de la Celtibérie et de l'Ibérie avant de considérer la Ligurie et la Tyrrhénie, preuve que la Méditerranée étend son influence largement au-delà des frontières actuelles. Se tournant vers l'Orient méditerranéen, Diodore décrit une île fabuleuse, Panchaia, puis Samothrace, Naxos, Symé, Calydna, Rhodes et la côte continentale, Lesbos et les colonies envoyées à Chios, Samos et Cos par Macareus. Le livre s'achève par les Cyclades et la colonisation attribuée à Minos.
    La dernière édition critique date de 1890 (édition Teubner due à F. Vogel). Cette nouvelle édition est fondée sur un texte établi, selon les résultats des travaux de Pierre Bertrac, par Michel Casevitz, professeur émérite (Université Paris Ouest Nanterre La Défense), qui a aussi traduit le texte ; les notes complémentaires, qui forment en fait un véritable commentaire, sont dues à Anne Jacquemin, professeur à l'Université de Strasbourg, historienne et archéologue.

  • Collection dirigée par Jacques Jouanna. Collection bilingue dirigée par Jacques Jouanna, de l'Institut, professeur à l'Université de Paris-Sorbonne.
    Publiée sous le patronage de l'Association Guillaume Budé (dont le but est de défendre et promouvoir la culture classique et la culture intellectuelle en général), la Collection des Universités de France, dite "Collection Budé", comprendra tous les textes grecs et latins jusqu'à la moitié du VIe siècle, mis à jour et accompagnés de traductions françaises nouvelles, d'introductions, de notices, de notes et d'un apparat critique. Les textes font toujours l'objet de recensions nouvelles et personnelles. Ils sont établis d'après les manuscrits reconnus les plus importants et constituent de véritables éditions critiques. Ils comportent un apparat critique bref, dépourvu de considérations inutiles et servant à justifier le texte qui est donné. Grâce à lui, le lecteur peut apprécier la valeur du texte qu'il a sous les yeux et celle des variantes écartées par l'éditeur. Les traductions s'efforcent d'être à la fois exactes et littéraires. L'Association Guillaume Budé a jugé qu'une oeuvre entière ne pouvait être traduite dans le même esprit qu'une page, qu'il fallait s'efforcer avant tout de reproduire le mouvement, la couleur, le ton du texte antique et qu'il était indispensable de mettre la traduction en regard du texte. Les introductions réunissent l'ensemble des renseignements nécessaires à la compréhension générale de l'auteur et de l'oeuvre. Les notices étudient les questions de date, de composition, de sources, des différentes parties de l'oeuvre. Les notes, au bas des pages de traduction ou en fin d'ouvrage, fournissent certaines explications historiques. Plusieurs volumes récents comportent même un commentaire plus ou moins développé, selon la nature de l'oeuvre.
    Volumes brochés en édition courante, imprimés sur papier teinté de longue conservation fabriqué spécialement pour la collection.

  • Il existait aussi chez les Egyptiens une loi très singulière concernant les voleurs.
    Elle ordonnait que ceux qui voudraient se livrer à cette industrie se fassent inscrire chez le chef des voleurs et qu'ils lui rapportent immédiatement les objets qu'ils auraient dérobés. Les personnes au préjudice desquelles le vol avait été commis devaient à leur tour faire inscrire chez ce chef chacun des objets volés, avec l'indication du lieu, du jour et de l'heure où ces objets avaient été soustraits.
    De cette façon on retrouvait aussitôt toutes les choses volées, à la condition de payer le quart de leur valeur pour les reprendre. Dans l'impossibilité d'empêcher tout le monde de voler, le législateur a trouvé un moyen de faire restituer, par une modique rançon, tout ce qui a été dérobé.

  • Le livre offre une édition critique, accompagnée d'une traduction et d'un commentaire philologique et historique, des livres de la deuxième pentade de Diodore de Sicile, qui fait aller le lecteur de la fin des antiquités grecques à la première guerre médique. Participant avant tout du renouveau d'intérêt qu'a connu l'oeuvre de Diodore dans les dernières décennies, cette édition entre également de façon générale dans le cadre des recherches qui se sont développées en Italie, en France, et en Belgique, dans le cadre des historiens « fragmentaires ». En effet, comme les livres des troisième et quatrième décades, les livres VI-X ne subsistent plus qu'à l'état de fragments, depuis qu'a péri, en 1453, le dernier témoin manuscrit du texte complet. Le gros des fragments se trouve dans les Excerpta Constantiniana, une collection d'extraits d'historiens de langue grecque que l'empereur byzantin Constantin VII Porphyrogénète fit compiler durant la première moitié du Xe siècle ; le reste est constitué de citations ou de paraphrases, témoignages de quelques apologistes, chronographes ou autres érudits de l'antiquité tardive et de la période byzantine, qui, pour différentes raisons, citèrent Diodore de Sicile dans leurs oeuvres.

    À partir de ce matériau riche et complexe, l'auteur a entrepris de reconstituer l'économie générale et le contenu de chacun des cinq livres, avec une attention particulière portée aux problèmes de chronologie : lorsque l'historien présente, au livre I, le plan d'ensemble de son enquête, en insistant sur l'unité des six premiers livres, celui-ci met en place une construction chronologique et thématique qui fait du livre VI le dernier livre « mythologique », mais aussi le dernier livre des « archéologies grecques ». Dans la transition avec les temps olympiques (de 1184/3 à 777/6), Diodore semble suivre le modèle d'exposition défini par Apollodore d'Athènes dans ses Chronika : l'historien s'achemine donc définitivement vers le spatium historicum (introduit au livre VII), l'articulation choisie étant la fin de la guerre de Troie. Cet examen de la chronologie s'inscrit dans le cadre d'une analyse historiographique plus large. En effet, il est un point essentiel, pivot dans l'interprétation de la structure de la Bibliothèque, sur lequel Diodore se détache particulièrement de ses prédécesseurs : c'est dans la conception qu'il propose de l'histoire universelle, étudiée en détail dans l'édition. La tâche était particulièrement difficile de fondre dans une même narration le récit des épisodes survenus en tant de points de l'oecoumène (traitée comme ??? ?????), en partant des origines et rejoignant son temps, tout en respectant la méthode annalistique : comment éviter de manquer au précepte de continuité, à celui d'unité dans la composition, et enfin à celui de symétrie, que Diodore professe en tout point de l'oeuvre ? Dans les livres VI-X se trouvent certains éléments de réponse, et certaines traces de la façon dont l'historien tissa ensemble épisodes principaux et narrations de faits parallèles.

    Le commentaire examine en outre plusieurs questions d'exégèses théologiques, liées notamment à la doctrine évhémériste, qui trouvait un aboutissement dans la Bibliothèque historique. Les fragments de tendance évhémériste constituent du reste une parfaite illustration de la difficulté qu'il y a d'interpréter la littérature fragmentaire : le commentaire tâche de démêler soigneusement dans chaque fragment ce qu'il importe de prêter au citateur, voire aux citateurs successifs, dont la concaténation demandait à être détaillée, et ce qu'il convient de reconnaître en dernière analyse à Diodore de Sicile.

    Ancienne étudiante de l'université Paris-IV-Sorbonne et de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, docteur de l'université de Paris-IV et de la Scuola Normale Superiore de Pise, Aude Cohen-Skalli enseigne depuis 2010 à l'université de Nice-Sophia Antipolis. Elle a participé à plusieurs colloques sur l'oeuvre de Diodore de Sicile et sur l'histoire de la Sicile grecque et romaine, et est l'auteur d'une dizaine d'articles sur la Bibliothèque historique de Diodore, sur l'histoire de la Sicile, sur les historiens grecs de Rome et sur des questions d'historiographie fragmentaire.

  • Le tome III des Fragments de la Bibliothèque historique de Diodore de Sicile réunit les restes précieux et relativement nombreux des livres XXVII-XXXII. Les « fragments » proprement dits nous sont parvenu par le canal des Extraits constantiniens (dont ne subsistent que quatre volumes). Ces Extraits ont préservé soit des sentences morales sorties de leur contexte, soit des anecdotes, soit encore des épisodes historiques de quelque ampleur. S'y ajoutent des témoignages indirects tirés d'auteurs byzantins qui résument Diodore, comme Photius, ou en tirent la matière de leurs propres chroniques, comme Georges le Syncelle.
    Les livres XXVII-XXXII couvrent trois quarts de siècle, depuis le retour d'Hannibal en Afrique à la fin de la IIe guerre punique jusqu'à la destruction de Carthage et de Corinthe en 146/5 av. J.-C. C'est un moment important de l'histoire méditerranéenne puisque Rome abat la puissance séleucide en Asie, détruit le royaume de Macédoine et l'empire de Carthage et, à l'autre bout de la Méditerranée, réduit les Celtibères et les Lusitaniens.
    Il est admis que ces livres dérivent de Polybe. C'est en partie vrai, mais l'examen des textes réédités par nos soins montre que l'influence de Polybe est indiscernable dans les livres XXVII-XXVIII. Pour les livres XXIX-XXXII, des concordances apparaissent certes entre Polybe et Diodore, mais on constate aussi que celui-ci résume son modèle en l'adaptant à son propre dessein et n'hésite pas à modifier en la rajeunissant son interprétation des événements. Dans certains cas, il dit même autre chose que son modèle supposé, ce qui oblige à nuancer l'opinion reçue.
    Pour toute cette période de l'histoire et tout particulièrement pour les décennies où Tite-Live fait défaut, ces fragments constituent une source de valeur en dépit de son caractère incomplet. Il importait donc d'en donner une édition moderne accompagnée d'analyses et de notes historiques, en faisant apparaître, comme nous l'avions fait pour le tome III paru en 2006, le degré de fiabilité des textes, révisés et corrigés de manière à les rendre intelligibles.

  • Le livre est consacré surtout à des questions africaines vues par des yeux grecs. Commencé par une description ethnographique des tribus éthiopiennes, il se poursuit par un périple de la mer Erythrée (qui inclut les côtes de l'Arabie). La principale source est alors Agatharchidès de Cnide mais Diodore ajoute des notations pittoresques ou pathétiques. Une seconde partie présente très rapidement les Libyens pour développer ensuite une mythologie qui est beaucoup moins celle de ce peuple que le résultat d'une élaboration des milieux alexandrins Autre source (Denys de Mytilène), autre ton.Pour l'établissement du texte, Bibiane Bommelaer a pu utiliser les travaux encore inédits de P. Bertrac et a collationné directement les manuscrits principaux de chacune des familles conservées Elle a en outre tiré parti, pour la première fois, de la traduction latine que Poggio Bracciolini avait faite, au XVe siècle, d'un manuscrit aujourd'hui perdu qui représentait à lui seul une autre famille. La présente édition renouvelle donc la question.

  • Ce livre recouvre une période d'histoire grecque, sicilienne et romaine qui s'étend des années 404 à 386 av. J.-C.. Parmi les événements les plus marquants figurent l'établissement des Trente à Athènes et leur chute, l'expédition des Dix Mille en Asie, des épisodes du règne de Denys de Syracuse comme les sièges de Motyé et de Rhégion, et la prise de Rome par les Gaulois.

  • Composée au Ier siècle avant J.-C., La Bibliothèque Historique comportait 40 livres, dont seuls 15 nous sont parvenus. Des livres perdus, une large collection a subsisté. Celle-ci provient principalement de deux sources, les Extraits Constantiniens, compilation du Xème siècle faîte à la demande de Constantin Porphyrogénète, et des Extraits d'Hoeschel, notes prises par un érudit anonyme avant la disparition des deux-tiers des oeuvres de Diodore lors du sac de Constantinople en 1204. Les fragments des livres XXI à XXVI couvrent les années 301 à 207 avant J.-C., de la bataille d'Ipsos à celle de Métaure. Cette période, qui correspond à l'expansion de la puissance romaine et à la deuxième guerre punique, est particulièrement riche en événements, comme le siège de Messine et celui de Syracuse, la prise de la Sicile par les Romains et le franchissement des Alpes par Annibal. On ne peut que regretter la perte du témoignage de Diodore, natif d'Agyrion, sur la conquête par les Romains de son île natale. Les fragments sont néanmoins suffisamment développés pour comprendre que l'historien était loin d'exalter l'invasion romaine.Ce volume est le deuxième de notre édition des fragments de La Bibliothèque historique et traite des livres XXI à XXVI. Les principes de l'édition sont exposés en introduction. En effet, contrairement aux ouvrages plus anciens qui proposaient un regroupement thématique, notre édition s'est efforcée d'isoler les différentes branches de la tradition afin de proposer un classement par livre qui respecte l'ordre du récit. Chaque livre est précédé d'une notice qui essaie de rendre le contenu du livre dans sa globalité. Les sources probables, notamment Polybe, sont mises en évidence. Des notes accompagnent la lecture et sont développées, en fin d'ouvrage, par des notes complémentaires.

  • Le tome IV et dernier des Fragments de Diodore prend la suite du tome III, qui contenait les fragments des livres XXVII à XXXII et s'arrêtait en 145 av. J.-C. Après la prise de Carthage et la destruction de Corinthe par les Romains, la mort simultanée du roi de Syrie Alexandre I Balas et du roi d'Égypte Ptolémée VI marquait pour les dernières monarchies hellénistiques le début d'un déclin rapide et, pour les Romains, le commencement des luttes sociales et des guerres civiles.

    En huit livres, Diodore avait couvert environ 80 ans, puisque le terme de la Bibliothèque Historique doit être fixé en 61/60 av. J.-C. Le récit devait être très détaillé, chaque livre couvrant une dizaine d'années. Les fragments conservés, d'inégale longueur et d'inégale valeur (on peut légitimement douter de l'authenticité de certains.), donnent une idée du travail de synthèse accompli par Diodore qui, tout en accordant une grande attention aux res Romanae, ne perdait pas de vue l'évolution de la situation en Asie Mineure, en Syrie et en Égypte.

    Même s'il ne s'agit que de « débris », les fragments transmis par les collections constantiniennes ou les résumés donnés par le patriarche Photios sont d'une valeur inestimable, car ils constituent parfois pour l'historien moderne la seule ou au moins la principale source d'information encore disponible. C'est le cas par exemples des deux guerres serviles qui désolèrent la Sicile ou encore de la guerre dite « sociale », livrée par les Romains à leurs alliés italiens.

    Il était indispensable de donner une édition neuve de ces textes en essayant de retrouver, livre par livre, les intentions d'un auteur qui, loin d'être un simple compilateur, avait tenté de donner une interprétation personnelle d'événements appartenant à ce qui était pour lui de l' histoire « contemporaine ». Il est clair que pour lui Pompée le Grand était le point d'aboutissement de l'Histoire Universelle et qu'il avait adopté le point de vue des Romains les plus conservateurs, sans que l'on sache toutefois quel était le « patron » de ce Grec de Sicile installé à Rome.

  • Histoire universelle de Diodore de Sicile. T. 7 / trad. en françois par M. l'abbé Terrasson...
    Date de l'édition originale : 1737-1744 Sujet de l'ouvrage : Histoire ancienne -- Ouvrages avant 1800 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
    Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
    /> Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

  • Histoire universelle de Diodore de Sicile. T. 1 / trad. en françois par M. l'abbé Terrasson...
    Date de l'édition originale : 1737-1744 Sujet de l'ouvrage : Histoire ancienne -- Ouvrages avant 1800 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
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  • Histoire universelle de Diodore de Sicile. T. 2 / trad. en françois par M. l'abbé Terrasson...
    Date de l'édition originale : 1737-1744 Sujet de l'ouvrage : Histoire ancienne -- Ouvrages avant 1800 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
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