• De tous les actes inachevés, de tous les gestes que nous n'avons pas menés jusqu'au bout, de tout cet à peu près dont nous tissons nos jours et nos nuits, de toutes les rencontres avortées avec soi-même et les autres, naît un jour la crise. Une femme vit cette « nuit de l'âme » au coeur de l'hiver dans la solitude d'une maison retirée. Elle l'explore, la pénètre et la retient en des lignes brèves, justes, fatales qui touchent droit au coeur. Traversée du miroir, récit initiatique, Histoire d'âme évoque au plus profond et au plus simple le mystère, la difficulté et le bonheur d'être, avec des éclats de diamant noir.

  • Christiane Singer Où cours-tu oe Ne sais-tu pas que le ciel est en toi oe «Il est difficile au milieu du brouhaha de notre civilisation qui a le vide et le silence en horreur d'entendre la petite phrase qui, à elle seule, peut faire basculer une vie : «Où cours-tu ?» Il y a des fuites qui sauvent la vie : devant un serpent, un tigre, un meurtrier.
    Il en est qui la coûtent : la fuite devant soi-même. Et la fuite de ce siècle devant lui-même est celle de chacun de nous.
    «Où cours-tu ?» Si au contraire nous faisions halte - ou volte-face -, alors se révélerait l'inattendu : ce que depuis toujours nous recherchons dehors veut naître en nous.» C. S.

  • Du 1er septembre 2006 au 1er mars 2007, Christiane Singer a tenu le journal de l'épreuve qu'elle traverse et dont, lui avait dit un jeune médecin, elle ne survivrait pas plus de six mois.
    " J'ai toujours partagé tout ce que je vivais ; toute mon oeuvre, toute mon écriture, était un partage de mon expérience de vie ". Aujoud'hui, elle raconte son quotidien, les affres et le désarroi, comme la joie et le bonheur d'être qu'elle n'a jamais autant connu. Au fil des jours, du corps qui souffre puis s'apaise, de l'amour des siens, des visites, des prières (qu'elles relèvent du christianisme, du judaïsme, du bouddhisme, de l'hindouisme, du soufisme), des descentes dans l'abîme et des montées de lumière, elle exprime cette force de disponibilité qui l'habite, cette allégresse profonde à magnifier la vie, à en recueillir la sève dans l'instant le plus infime.
    Un texte transparent, ardent, essentiel, l'aboutissement de toute une oeuvre. On y retrouve la même composition mêlant pensées, rencontres, anecdotes pour exprimer cette intensité d'être, la perception que tout en nous est coulée unique, joie et tristesse, souffrance et sérénité, une vibration d'énergie et d'amour qui transcende toutes les oppositions et toutes les représentations erronées de la vie et de la mort.

  • Chaque âge de la vie exprime une nouvelle métamorphose et contient son propre "pouvoir". Il possède sa beauté, ses ressources et sa magie. Il n'est surtout pas altération du précédent ! La décrépitude n'existe pas.
    L'auteur de La Mort viennoise et de La Guerre des filles nous dit pourquoi en explorant chacune de ces grandes périodes de l'existence : la gestation, les premiers mois, la petite enfance, l'adolescence, la jeunesse, l'âge adulte et la vieillesse - pour nous en faire découvrir la richesse et les secrets.
    Christiane Singer nous donne avec Les Ages de la vie un beau livre, troublant, émouvant, qui, par son ferment sensuel, sa joie intérieure et l'amour de la vie qu'il exalte, fait naître et se prolonger jusqu'à la dernière ligne un bonheur de lecture d'une rare qualité.

  • N'OUBLIE PAS LES CHEVAUX ECUMANTS DU PASSEComme une fenêtre ouverte sur le monde, les paroles de Christiane Singer ont le ton libre d'une conversation intime. Profonde sans jamais être inaccessible, simple sans être légère, elle nous invite à la réflexion et au partage, évoquant au fil de cette méditation aussi lumineuse que sensible le monde tel que nous le vivons, au carrefour de nos émotions et de nos attentes. Nourrissant son récit de souvenirs, d'anecdotes, de contes et de récits mystiques, l'auteur d'Éloge du mariage et de Où cours-tu

  • « Je veux parler d'amour dans ces pages, toutes ces pages. Tout ce qui a été écrit sur terre, dit, murmuré, hurlé, crié, parle d'amour...
    Trois fois j'ai vécu dans ma vie de moniale les incursions du divin - ces instants de suffocation où le ravissement et la terreur se confondent. Chaque fois, oui, chacune de ces trois fois monta tout aussitôt en moi un cri : Ah, Seigneur, pas sans Abélard, pas sans lui ! » Pour dire la passion éprouvée au plus profond de l'âme et du corps, Christiane Singer revit celle d'Héloïse, quintessence de l'amante et de la mystique.
    Elle nous donne à travers cette confession tout à la fois païenne et spirituelle, ce bréviaire fou, cette exaltation unique du plaisir et de l'extase, un texte qui restera parmi les plus intenses jamais écrits sur l'amour.

  • Ce roman épistolaire s'inspire d'une nouvelle de L'Heptaméron de Marguerite de Navarre. XVIe siècle. Sigismund d'Ehrenburg, ayant surpris sa femme avec son page, l'a condamnée à un châtiment exemplaire. Cheveux rasés, elle est cloîtrée dans sa chambre où aucune lumière ne filtre, et doit chaque soir descendre dîner avec son époux et boire dans le crâne de l'amant qu'il a tué.

  • " l'insignifiance et la futilité qui règnent en maîtres barrent l'accès au réel et à la profondeur.
    Aussi ai-je gagné la certitude que les catastrophes ne sont là que pour nous éviter le pire. et y a-t-il pire que d'avoir traversé la vie sans houle et sans naufrage, d'être resté à la surface des choses, d'avoir dansé toute une vie au bal des ombres ? " christiane singer.

  • Christiane Singer Les Sept Nuits de la reine Sept nuits, parce que c'est dans l'obscur, l'intime, l'inconnaissable que réside la vérité de ce que nous sommes, et non dans les rôles sociaux et les évidences quotidiennes.
    Sept nuits, parce que les moments qui tissent notre destin - l'amour, la perte d'un être cher, une révélation sur notre origine - ne sont peut-être pas plus nombreux.
    Sept nuits, comme un reßet inverse des sept jours de la Création. Et à travers ces sept nuits, la romancière de La Mort viennoise (prix des Libraires 1978) fait surgir un inoubliable visage de femme.

    Voilà comment parle Livia - Christiane Singer - dont nous savions à quelle hauteur elle vivait, mais jamais sans doute, malgré ses succès passés, elle n'avait écrit de si belles pages, si profondes et si chaleureuses dans ce livre que vous devez lire absolument et qui ne vous quittera jamais.
    Christian Signol.

  • " entre le désir profond de se lier, de s'engager corps et âme, et le désir tout aussi profond de préserver sa liberté, d'échapper à tout lien, quel tohu-bohu !
    Or, pour vivre ces exigences contradictoires et d'égale dignité sans être écartelé, il n'y a aucun secours à attendre ni de la philosophie, ni de la morale, ni d'aucun savoir constitué.

    Il est probable que les seuls modèles adaptés pour nous permettre d'avancer sont la haute-voltige et l'art du funambule.
    Un mariage ne se contracte pas.
    Il se danse.
    A nos risques et périls. ".

  • Rastenberg

    Christiane Singer

    Rastenberg, l'un des "diamants noirs" qui composent l'oeuvre de Christiane Singer, témoigne de cette écriture vibrante, inspirée et intense qui lui est si particulière. Dans ce roman paru en 1996, l'auteur nous livre les clefs d'un château à la fois ancien et intérieur, d'un domaine à la fois réel et magique : celui où l'on vit, où l'on s'enracine, que l'on apprend à écouter, recréé à chaque instant par tous ceux qui l'ont autrefois habité, qui y ont aimé et qui le hantent à jamais.

  • Christiane Singer La Guerre des filles Résolu et fratricide, tel est le combat que livrent les compagnes d'armes de Vlasta, héritière de la reine de Bohême, au monde des hommes dès lors qu'ils pervertissent l'ordre de la nature pour lui substituer le leur, arbitraire, autoritaire et factice. Situé en une Bohême encore païenne, La Guerre des filles est à la fois un conte cruel débordant d'images somptueuses et une fable savante sur les rapports étrangement contradictoires que l'homme entretient avec la nature.

  • « Entre le désir profond de se lier, de s´engager corps et âme, et le désir tout aussi profond de préserver sa liberté, d´échapper à tout lien, quel tohu-bohu ! Or, pour vivre ces exigences contradictoires et d´égale dignité sans être écartelé, il n´y a aucun secours à attendre ni de la philosophie, ni de la morale, ni d´aucun savoir constitué. Il est probable que les seuls modèles adaptés pour nous permettre d´avancer sont la haute voltige et l´art du funambule. Un mariage ne se contracte pas. Il se danse. À nos risques et périls. »

  • Entre le désir profond de se lier, de s'engager corps et âme, et le désir tout aussi profond de préserver sa liberté, d'échapper à tout lien, quel tohu-bohu ! Or pour vivre ces exigences contradictoires et d'égale dignité sans être écartelé, il n'y a aucun secours à attendre ni de la philosophie, ni de la morale, ni d'aucun savoir constitué.
    Il est probable que les seuls modèles adaptés pour nous permettre d'avancer sont la haute voltige et l'art du funambule. Un mariage ne se contracte pas. Il se danse. A nos risques et périls.

  • Ce coffret regroupe trois grands textes de Christiane Singer : Histoire d'âme (Prix Albert-Camus 1989) exprime par la voie du récit initiatique cette quête de l'essentiel dont l'auteur a fait le sujet de ses essais : le mystère, la difficulté et le bonheur d'être.
    Les Ages de la vie : Chaque âge de la vie exprime une nouvelle métamorphose et recèle son propre " pouvoir ". Il possède sa beauté, ses ressources et sa magie. La décrépitude n'existe pas !
    Une passion : Pour dire la passion éprouvée au plus profond de l'âme et du corps, Christiane Singer revit celle d'Héloïse, quintessence de l'amante et de la mystique. Elle nous donne à travers cette confession tout à la fois païenne et spirituelle, ce bréviaire fou, cette exaltation unique du plaisir et de l'extase, un texte qui restera parmi les plus intenses jamais écrits sur l'amour.

  • « Il est essentiel de prendre soin de ce ciel en nous, invisible aux autres, de ce sanctuaire que la vie nous a édifié et que peuplent les messagers, ceux qui, de façon multiple, nous ont inspirés, conduits vers le meilleur de nous-mêmes.
    Dans tous les lieux habités par la souffrance se trouvent aussi les gués, les seuils de passage, les intenses noeuds de mystère. Ces zones tant redoutées recèlent pourtant le secret de notre être au monde, ou comme l'exprime la pensée mythologique : là où se tiennent tapis les dragons sont dissimulés les trésors.
    L'espoir ne doit plus être tourné vers l'avenir mais vers l'invisible. Seul celui qui se penche vers son coeur comme vers un puits profond retrouve la trace perdue. »

  • LA MORT VIENNOISEVienne, 1679: la ville quasi mythique, somptueuse et décadente, avec ses palais baroques, ses fêtes, son luxe, ses aristocrates- comme le prince Balthasar, sa femme Eléonore et leur fils Johannes-, avec son petit peuple aussi, entassé dans les ruelles médiévales de la vieille ville, est la toile de fond de ce roman, où plaisir et mort sont constamment mêlés.Tandis que le jeune Johannes fait l'apprentissage de la vie et qu'Eléonore découvre la volupté, la peste s'empare de la cité, plongeant ses habitants dans une folie érotique, mystique, meurtrière... Extraordianire reconstitution d'une époque, La Mort viennoise est un livre envoûtant.

  • Le 1er septembre 2006, un médecin annonce à Christiane Singer qu'il ne lui reste que six mois - au plus - à vivre. Le 1er mars 2007, elle clôt ces « Derniers fragments », ultime étape du voyage que fut sa vie, et dont elle avait voulu, par son oeuvre, faire partager les abimes et les allégresses. Avec, jusqu'aux derniers jours, le souci constant de magnifier chaque instant car, écrit-elle, « Je suis déjà gagnante même si, pour ceux qui ne voient que le visible, j'allais tout perdre. »Un texte ardent auquel la grande comédienne qu'est Juliette Binoche prête une voix sensible et lumineuse.

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