• Tout à la fois écrivaine, traductrice, essayiste et anthologiste, Sylvie Denis est l'une des récentes figures centrales des littératures de l'imaginaire francophones.
    Née en 1963, elle commence à publier des nouvelles à la fin des années 80. Son premier recueil, Jardins virtuels, paraît en 1995 et se fait remarquer de la critique et du public - le livre reparaîtra quelques années plus tard dans la collection Folio, dans une version révisée et augmentée. On retrouve Sylvie Denis également au sommaire des anthologies « Escales », qui contribuèrent à cristalliser toute une génération d'auteurs ; elle dirigera le troisième et dernier volume, Escales 2001.
    Au milieu des années 90, Sylvie Denis co-fonde avec Francis Valéry le magazine CyberDreams. Au cours de sa douzaine de numéros d'existence, la revue fait faire connaître au public français la crème des auteurs anglophones du moment : Eric Brown, Ian R. MacLeod, Kim Newman, Paul McAuley et surtout Greg Egan, l'un des auteurs les plus marquants des trente dernières années.
    En tant que traductrice, Sylvie Denis travaille dans différents registres, alternant entre les space operas de Stephen Baxter et Alastair Reynolds, les anticipations politiques de Norman Spinrad et Kim Stanley Robinson, et la fantasy de Cail Carriger et Marie Brennan.
    Sylvie Denis a publié une poignée de romans, en particulier aux éditions de l'Atalante. Le premier, Haute-École (2004), a été récompensé par le prix Julia-Verlanger. À ce roman de fantasy a suivi le diptyque de space opera formé par La Saison des singe (2007) et L'Empire du sommeil (2012). On lui dit également deux romans jeunesse : Les Îles dans le ciel (2008) et Phénix Futur (2009). En attendant un prochain roman...?
    L'équipe de Bifrost s'intéressera à Sylvie Denis au travers d'une longue interview-carrière menée de main de maître par Richard Comballot, d'un guide de lecture explorant les différentes facettes de son oeuvre littéraire, sans oublier une bibliographie par Alain Sprauel.

  • Aux côtés d'Isaac Asimov et Robert A. Heinlein, l'écrivain britannique Arthur C. Clarke fait partie des « trois grands » de la science-fiction anglophone.
    Né en 1917 en Angleterre, le jeune homme publie ses premières nouvelles à l'âge de 20 ans, mais c'est après la Seconde Guerre mondiale - période lors de laquelle il sert dans la RAF - que sa carrière décolle. Ses fictions paraissent dans les meilleurs magazines américains, comme Astounding. Son premier essai scientifique, Interplanetary Flight, paraît en 1950, et son premier roman, Prélude à l'espace, l'année suivante. Avec Les Enfants d'Icare (1953) et La Cité et les Astres (1956), l'auteur enchaîne les classiques. Très au point sur les questions scientifiques et techniques, Clarke fait autorité dans ce registre, au point que le trio Asimov-Clarke-Heinlein reconnaîtra que, de ses trois membres, le premier était « le meilleur écrivain de science-fiction » et le second « le meilleur écrivain de science ». En 1956, l'écrivain s'installe au Sri Lanka. La carrière de notre écrivain atteint son pinacle en 1968, lorsque Stanley Kubrick entreprend de réaliser le film de science-fiction ultime : 2001, l'odyssée de l'espace. Basé sur la nouvelle « La Sentinelle » (1948), le roman 2001 est écrit en même temps que Kubrick développe le long-métrage. L'un et l'autre deviendront des classiques absolus. En 1973 sort Rendez-vous avec Rama, un autre classique du genre. À partir des années 80, la production littéraire de Clarke se fait plus rare, et il écrit désormais davantage en collaboration : les trois suites à Rama, avec Gentry Lee, ou « l'Odyssée du temps », trilogie co-écrite avec Stephen Baxter, son héritier littéraire.
    Arthur C. Clarke est anobli par la Reine d'Angleterre en 2000 pour ses « services rendus à la littérature ». Il décède en 2008, à l'âge de 90 ans.
    L'équipe de Bifrost s'intéressera à Clarke au travers d'un essai biographique signé Claude Ecken, d'interviews de l'auteur, d'un guide de lecture explorant les facettes de son oeuvre littéraire, sans oublier une bibliogrpahie par Alain Sprauel.
    Un dossier considérable, tant par la taille que par son contenu, à la mesure de son sujet, l'un des plus grands auteurs de l'histoire de la science-fiction mondiale.

  • Pour bien entamer l'année 2021, Bifrost tend ses radars vers l'un des auteurs majeurs de science-fiction et d'horreur des trois dernières décennies : Dan Simmons.
    Né en 1948 dans l'Illinois, Dan Simmons travaille dans l'éducation jusqu'en 1989. C'est en cette année faste que sa carrière littéraire, entamée au début des années 80 après sa participation à un atelier d'écriture dirigé par Harlan Ellison, décolle véritablement. De ses trois romans parus en 1989, les deux premiers sont devenus d'immenses classiques. Le premier, Hypérion brasse avec brio les grands thèmes de la SF en un cocktail inédit, récompensé par les prix Hugo et Locus 1990, et inaugure ce qui reste le grand oeuvre de son auteur : les « Cantos d'Hypérion », quatre volumes parus entre 1989 et 1997. Le deuxième, L'Échiquier du mal, est une fresque horrifique mettant en scène des « vampires psychiques » au fil d'une partie d'échecs dont les pièces ne sont autres que des humains ; les prix British Fantasy, Bram Stoker et Locus ont couronné cet éprouvant roman : en deux oeuvres, les « Cantos » et L'Échiquier..., Dan Simmons vient de révolutionner, et la science-fiction, et le fantastique... Enfin, Les Larmes d'Icare relève de la littérature générale et prouve que Dan Simmons est à l'aise dans tous les genres.
    Lors des années 90, notre auteur s'essaie au thriller horrifique avec le diptyque Nuit d'été / Les Chiens de l'hiver, au thriller historique avec Les Forbans de Cuba, roman mettant en scène nul autre qu'Ernest Hemingway, ou au polar hard boiled avec la trilogie « Joe Kurtz ». Il revient sur le devant de la scène littéraire avec Terreur, qui raconte le devenir de l'expédition Franklin, perdue corps et biens lors de la quête du passage du Nord-Ouest, et qui a récemment fait l'objet d'une série diffusée sur AMC : The Terror. Son prochain roman à paraître en France est Le Cinquième Coeur, un pastiche holmésien, tandis que Omega Canyon est annoncé aux USA pour 2021.
    Ce numéro proposera de redécouvrir la nouvelle « La Barbe et les Cheveux, deux morsures ». Le dossier vise à l'exhaustivité avec : un article biographique signé par le blogueur Apophis, un article par Simmons lui-même, une interview de l'auteur, l'indispensable guide de lecture, une étude des « Cantos d'Hypérion », un focus sur Dan Simmons et le polar, sans omettre la traditionnelle bibliographie par Alain Sprauel.

  • Pour son centième numéro, Bifrost a choisi de célébrer l'écrivain le plus publié dans ses pages : Thomas Day.
    Alter ego littéraire de Gilles Dumay, Thomas Day fait ses débuts littéraires en publiant des nouvelles dans divers fanzines, puis Bifrost dès son premier numéro, en avril 1996. En près de vingt-cinq ans, il publiera dans Bifrost une quinzaine de nouvelles et novellas. Ses récits, empreint de sexe et de violence, portés par un style fort, ne laissent pas indifférents.
    Son premier roman, Rêve de guerre, paraît en 2001. Suivront une demi-douzaine de recueils et une quinzaine de romans, alternant entre fantasy, fantastique et science-fiction.
    On soulignera notamment Le Trône d'ébène, récompensé par le Prix Imaginales 2008, Du sel sous les paupières, couronné par le Grand Prix de l'Imaginaire 2013, et La Voie du sabre, aventure japonisante récemment adaptée en bande dessinée chez Glénat (3 tomes). Si son dernier roman en date, Dragon (premier titre de la collection «Une Heure-Lumière»), remonte à 2016, Thomas Day est désormais plus actif en BD : la trilogie Wika avec Olivier Ledroit, le comic book Juste un peu de cendres avec Aurélien Police, et tout récemment, Macbeth roi d'Écosse avec Guillaume Sorel - illustrateur qui signe la couverture du présent Bifrost.
    La trajectoire littéraire de Thomas Day est intimement liée à celle de Gilles Dumay, qui, quand il n'écrit pas, publie les autres. Au sein des éditions Encrages, d'abord, où il lance la collection «Lettre SF». En 1998, il rejoint les éditions Denoël pour diriger la fameuse collection « Présence du futur ». Après l'arrêt de celle-ci en 2000, il lance la collection « Lunes d'Encre », qui, entre rééditions d'indispensables classiques et publications de nouveautés faisant la part belle à l'ambition et l'exigence, deviendra l'un des fers de lance de la science-fiction en France. En 2017, il rejoint les éditions Albin Michel où il s'occupe du label Imaginaire.
    Ce centième numéro met donc Thomas Day à l'honneur au travers de deux nouvelles inédites, un long entretiencarrière mené par Olivier Girard, un guide de lecture exhaustif et d'une bibliographie complète par Alain Sprauel.

  • Mr. John Philip Johnson ferma sa porte derrière lui et, descendant les marches du perron, sortit dans le matin éclatant avec le sentiment que tout allait pour le mieux de par le monde en cette journée splendide, car le soleil n'était-il pas doux et chaud ? n'était-il pas à l'aise dans ses chaussures ressemelées de frais ? et il savait qu'il avait choisi exactement la cravate assortie à la journée, au soleil et à ses pieds à l'aise, et, après tout, le monde n'était-il pas tout simplement un endroit merveilleux ? Bien que ce soit un petit homme, et que sa cravate soit peut-être un tantinet voyante, Mr. Johnson rayonnait d'un sentiment de bien-être lorsqu'il arriva en bas des marches et s'avança sur le trottoir malpropre, et il sourit aux gens qui le croisaient, et certains lui rendirent même son sourire.
    Il s'arrêta au kiosque du coin et acheta son journal en lançant un « Bon-jour » plein de conviction au vendeur ainsi qu'aux deux ou trois personnes assez fortunées pour passer par là en même temps que lui. Il n'oublia pas de remplir ses poches de bonbons et de cacahouètes, puis il se mit en route vers les quartiers résidentiels.
    Il passa chez un fleuriste et acheta un oeillet pour sa boutonnière, mais il s'arrêta presque aussitôt pour donner cet oeillet à un petit enfant dans sa poussette, qui le regarda sans mot dire avant de sourire, et Mr. Johnson lui rendit son sourire, et la mère de l'enfant regarda Mr. Johnson durant une minute et sourit à son tour...
    Shirley Jackson.
    Un jour comme les autres, avec des cacahouètes.

  • Née en 1974, Sabrina Calvo est l'une des personnalités les plus atypique du petit monde de l'imaginaire francophone.
    Non seulement parce qu'il s'agit de la première autrice transgenre du genre, mais surtout qu'elle est une créatrice dont le talent n'a d'égal que son hyperactivité. Scénariste de bandes dessinées et conceptrice de jeux, Sabrina Calvo est connue et reconnue pour ses romans et nouvelles, aussi déjantés qu'inventifs. Elle fait ses débuts en 1997 avec Dé- lius, une chanson d'été et empoche le prix Julia Verlanger avec son deuxième roman, Wonderful, en 2002. Une demi-douzaine de romans et recueils plus tard, Sabrina Calvo remporte le doublé Grand Prix de l'Imaginaire et Prix Rosny-aîné en 2018 avec Toxoplasma, thriller cyberpunk contre-culturel. Son prochain roman est attendu pour 2020 chez La Volte, avec une certaine impatience - comme on l'écrivait dans un précédent numéro de Bifrost : « Autant dire que la sortie d'un nouveau roman de ce méta-poète donne à la vie des atours de fête dont les afters peuvent se prolonger longtemps après la lecture, tant celle-ci illumine le coeur, réveille les sens et enchante l'esprit. » L'équipe de la revue mettra en avant cette autrice hors-normes au travers d'une novelette inédite, d'une longue inter- view-carrière, d'un guide de lecture passant en revue son oeuvre, sans oublier l'indispensable bibliographie signée Alain Sprauel.

  • Après ses numéros consacrés à Edmond Hamilton (n° 90) et John W. Campbell (n° 94), Bifrost s'intéresse une nouvelle fois à l'un des grands noms de l'Âge d'or de la science-fiction : Alfred E. Van Vogt.
    Né en 1912 au Canada, Van Vogt s'initie à l'écriture au début des années 30, via des cours et des méthodes d'écriture.
    Après plusieurs années à écrire de la romance et des textes de littérature blanche, il découvre la science-fiction par hasard en lisant un numéro de Astounding où figure « La Chose d'un autre monde » de John W. Campbell. Il prend contact avec ce dernier, l'influent rédacteur en chef, qui va l'inciter à écrire ses premières nouvelles de SF. Dans les années 40, Van Vogt va publier dans les pages d'Astounding plusieurs dizaines de nouvelles, qu'il va ensuite entreprendre d'assembler entre elles afin de former des romans : il s'agit là de la technique du fix-up, d'où naîtront plusieurs des classiques de notre auteur, tels que La Faune de l'espace, À la poursuite des Slans ou Le Monde des non-A.
    Ces deux derniers récits seront d'ailleurs traduits en français par nul autre que Boris Vian.
    Écrivain aux marottes curieuses - des procédés littéraires particuliers pour accoucher d'histoires aux idées foisonnantes, un attrait ponctuel pour la dianétique de L. Ron Hubbard, un intérêt constant pour le thème du surhomme et de l'immortalité -, Van Vogt exerce une influence cruciale sur le jeune Philip K. Dick. À la tête d'une bibliographie riche d'une quarantaine de romans et de plus de soixante-dix nouvelles, intensément publié par J'ai lu dans les années 60 et 70, Van Vogt est à présent tombé dans un oubli partiel.
    Charge donc à Bifrost de réhabiliter l'écrivain, au travers d'un dossier exhaustif : un imposant article biographique signé Pascal J. Thomas, fin connaisseur de l'auteur, une bibliothèque idéale vanvogtienne, et une bibliographie par Alain Sprauel.

  • « La matrice tire son origine des jeux d'arcade, dit la voix off, des premiers programmes graphiques et des expériences militaires sur les prises crâniennes. » Sur le Sony, une guerre cosmique en deux dimensions disparut derrière une forêt de fougères calculées pour démontrer les possibilités spatiales des spirales logarithmiques ; puis défilèrent des images militaires d'un bleu froid, animaux de laboratoire branchés sur des appareils de tests, casques reliés à des commandes de tir de tanks ou d'avions de chasse.?
    « Le cyberespace. Une hallucination consensuelle ressentie au quotidien, dans le monde, par des milliards de techniciens autorisés, par des enfants y découvrant des concepts mathématiques... Une représentation graphique des données extraites des mémoires de tous les ordinateurs du système humain. Une impensable complexité. Des traits lumineux alignés dans le non-espace de l'esprit, des amas et des constellations d'information. Tels les éclairages d'une ville qui s'éloignent... »

  • Le 21 juillet 1969, Neil Armstrong et Buzz Aldrin faisaient leurs premiers pas sur la Lune - c'était là non seulement l'aboutissement d'une décennie de course à l'espace, mais aussi la concrétisation de siècles passés à rêver et à s'in- terroger... Qu'y a-t-il là-haut ? Que se trouve-t-il sur sa face sombre ? Comment s'y rendre ?
    De L'Histoire vraie de Lucien de Samosate au II e siècle à 2001, l'Odyssée de l'espace en passant par Le Songe de l'astronome Johannes Kepler, la Lune n'a eu de cesse de fasciner les hommes et lui a fait écrire quelques unes de ses plus belles pages. Jules Verne avec De la Terre à la Lune, H.G. Wells avec Les Premiers Hommes dans la Lune puis Hergé avec Objectif Lune/On a marché sur la lune ont marqué l'imaginaire. Encore aujourd'hui, la Lune continue d'ins- pirer, comme le prouvent les récents Luna de Ian McDonald et Artemis d'Andy Weir.
    À l'occasion du cinquantenaire de cet événement historique, Bifrost va s'attacher à retracer l'influence du seul satellite naturel de la Terre au sein de la littérature de science-fiction. Au sommaire des nouvelles, Stephen Baxter, Hannu Ra- janiemi, Geoffrey Landis nous y emmèneront faire un tour. Côté dossier, Mike Ashley, spécialiste britannique de la science-fiction, proposera une étude historique fouillée, tandis que l'astrophysicien Roland Lehoucq passera en revue les moyens envisagés par la SF pour se rendre sur la Lune avant d'étudier la nature de l'astre lui-même. Enfin, l'équipe de rédacteurs de la revue nous offrira une bibliothèque sélénite idéale.

  • Bifrost n.104 ; spécial Stanislas Lem Nouv.

    Pour son numéro 104, Bifrost passe à l'Est et se consacre à Stanislas Lem, le plus connu des écrivains polonais de science-fiction.
    Né en 1921 à Lviv (désormais en Ukraine), Stanislas Lem se destine à des études de médecine mais, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, oblique vers l'écriture. Il publie son premier roman en 1946 : intitulé L'Homme de Mars, il met en scène des thématiques qui deviendront récurrentes chez l'auteur, la rencontre avec l'Autre et la comprhéension impossible. Sa carrière prend de l'ampleur au cours des années 50, avec la publication de romans et nouvelles, mais décolle véritablement en 1961 avec Solaris. Classique absolu du genre, réflexion sur le deuil et sur l'incommunicabilité, ce roman sera adapté par deux fois au cinéma : par le cinéaste russe Andrei Tarkovski en 1972 et par Steven Soderbergh en 2002. Individu curieux de tout, Lem s'intéresse tout particulièrement à des sujets aussi divers que la cybernétique, la prospective et la théorie de la littérature. À partir des années 70, la production littéraire de l'auteur diminue, alors que sa célébrité grandit dans le reste de l'Europe et aux USA. Il s'exile en Autriche durant les années 80 ; c'est là qu'il publie son dernier roman, Fiasco (une nouvelle histoire de rencontre extraterrestre qui tourne mal). À compter de son retour en Pologne en 1988, il cesse d'écrire de la fiction pour mieux se concentrer sur les essais. Lem décède en 2006, à l'âge de 84 ans.
    L'équipe de Bifrost s'intéressera à Lem au travers d'un essai biographique, d'une longue interview de l'auteur par l'universitaire canadien Peter Swirski en 1994, d'articles consacrés aux points saillants de son oeuvre (l'essai Summa technologiae, le roman Solaris, les nombreuses adaptations cinématographiques), d'un guide de lecture explorant son oeuvre littéraire, sans oublier une bibliographie.
    Pour cette année du centenaire de la naissance de Lem, Bifrost rend ainsi hommage à l'un des géants de l'histoire de la science-fiction mondiale.

  • Bifrost t.76

    Revue Bifrost

    Le jeune homme se hissa dans le sas membraneux, puis il s'en extirpa et constata qu'on avait posé, à quelques mètres du véhicule, une main courante qu'il rejoignit tant bien que mal. La pente apparente à quarante-cinq degrés n'offrait pas la moindre prise et il lui semblait effectuer des gestes lents comme dans un rêve, ou sous l'eau. Bien cramponné à la main courante, il se retourna pour embrasser le Sucre du regard.
    Sous ses pieds, le versant évoquait du verre luisant. Des ombres plus vastes que des villes jouaient dans ses tréfonds. Il savait que la Face formait un carré de dix mille kilomètres de côté et il espérait voir les détails des Bords et des Coins éloignés depuis ce poste d'observation ; mais dans sa vision, au-delà de quelques centaines de kilomètres, la surface se réduisait à un trait lumineux.
    Le jeune homme se dévissa le cou.
    Un navire de guerre spline passait dans le ciel, à moins de vingt kilomètres du Bord. La sphère de chair, présentant des rides de la taille de canyons et des pustules au fond desquelles scintillaient des emplacements de canon, disparut derrière l'arête du monde en roulant majestueusement sur elle-même.
    Stephen Baxter Diagrammes du vide

  • Si Howard Phillips Lovecraft (abordé dans le Bifrost n°73) peut-être considéré comme l'inventeur de la weird fiction, il ne fait pas de doute que c'est à John Ronald Reuel Tolkien que nous devons la fantasy telle que nous la connaissons aujourd'hui. Ecrivain, poète et philologue, ce professeur d'anglais qui fit l'essentiel de sa carrière à Oxford est en effet aujourd'hui unanimement considéré comme le père dudit genre dans son acception contemporaine tant son oeuvre majeure, Le Seigneur des Anneaux, et le monde imaginaire dans lequel il prend place, les Terres du Milieu, ont codé un domaine qui, avant lui, n'avait jamais connu une telle reconnaissance populaire...
    C'est donc à ce géant des lettres anglaises que nous nous attaquons dans ce numéro d'exception, sans doute l'un des auteurs les plus incontournables du XXe siècle.
    Au programme du dossier central de ce Bifrost, et au-délà des trois récits inédits signés Thomas Day, Xavier Mauméjean et Michael Swanwick, tous des textes de fantasy plus ou moins hommages à l'auteur de Bilbo le Hobbit :
    - un article biographique sur Tolkien par Isabelle Pantin (professeur de littérature comparée à l'Ecole Normale Supérieure de Paris) - une très longue étude critique du Seigneur des Anneaux par Jean-Philippe Jaworski - Tolkien, langues inventées et réelles par Damien Bador - un énorme guide de lecture qui abordera non seulement les oeuvres de l'auteur, mais aussi l'imposant appareil critique qui lui a été consacré - le tout sous une couverture signée John Howe, l'un des illustrateurs « officiels » de Tolkien ayant collaboré aux deux cycles de films de Peter Jackson.

  • Auteure de SF best-seller aux Etats-Unis, Nancy Kress, née en 1948 à Buffalo, dans l'état de New York, a publié une vingtaine de romans et cinq recueils de nouvelles. Couverte des plus prestigieux prix littéraires du domaine, son oeuvre lui a valu le Hugo à deux reprises, le Nebula six fois, et le prix des lecteurs de la revue Asimov's SF cinq fois. En France, elle a été publié chez Pocket, J'ai Lu et plus récemment chez ActuSF. Les éditions du Bélial' ont publié Le Nexus du docteur Erdmann en 2016, l'un des volumes ayant participé au lancement de la colletion « Une heure- lumière », un texte lauréat du prix Hugo 2009 qui s'est vendu à ce jour à plus de 3000 exemplaires, vient d'être réimprimé.

    « Nancy Kress est l'un des meilleurs auteurs de SF contemporains. Sa façon d'utiliser la science dans ses récits est aussi habile que porteuse de réflexions, la construction de ses récits aussi affutée que riche de sentiments. » Kim Stanley Robinson Le dossier que nous consacrons à Nancy Kress s'articule autour d'une très longue interview exclusive, un entretien carrière réalisé par Ellen Herzfeld et Dominique Martel, spécialistes de l'auteure ayant réalisé le recueil Danses aériennes aux éditions du Bélial' (novembre 2017). Divers articles complètent cet entretien, dont une bibliographie exhaustive et une guide de lecture...

  • Canadien né en 1958, Peter Watts est venu à l'écriture sur le tard et avec parcimonie. Son oeuvre compte pourtant parmi l'une des plus importantes du domaine, alliant la noirceur des visions avec la brillance des idées et se montre avant toute chose riche de sense of wonder - cet émerveillement propre à la meilleure des science-fictions.
    Titulaire d'un doctorat en biologie marine, c'est tout naturellement que Peter Watts a situé son premier roman dans les profondeurs abyssales : Starfish, paru en 1999 et volume initial d'une trilogie apocalyptique voyant l'humanité défaite par un virus issu des abysses. En 2006 paraît Vision aveugle, stupéfiant récit de premier contact extraterrestre, roman essentiel auquel Watts donne un prolongement en 2014 avec Échopraxie, un diptyque au sein duquel il questionne les notions d'intelligence et de conscience. Depuis 1990, Watts a publié une petite trentaine de nouvelles, la plupart étant rassemblées dans le recueil Au-delà du gouffre ; dans le lot figure « L'Île », prix Hugo 2010, vertigi- neuse au possible et à laquelle se rattache le dernier roman en date de Peter Watts, The Freeze-Frame Revolution.
    Une écriture sans concession, des idées novatrices, des réflexions poussant l'humain dans ses derniers retranche- ments : Peter Watts, dans la lignée de Greg Egan ou Vernor Vinge, est l'un des auteurs de SF, tendance « hard » bien sûr, les plus innovants qui soit. Susciter le vertige tant par les perspectives spatiales et temporelles que la puissance des idées, questionner le futur pour mieux souligner les manquements de l'époque présente.
    Un maître en devenir, à n'en pas douter, auquel Bifrost s'efforce de rendre justice au travers d'un dossier décortiquant son oeuvre et d'une longue interview-carrière esquissant son parcours étonnant et chaotique et révélant la profonde humanité d'un auteur souvent qualifié de pessimiste ou de misanthrope, mais qui se définit lui-même comme un « opti- miste en colère ».

  • Cette 78e livraison de Bifrost, qui marque les 19 ans de la revue, propose un dossier central consacré à Ursula Le Guin.
    - AU sommAire des fictions :
    - Deux récits d'Ursula Le Guin, dont le classique « Ceux qui partent d'Omelas » (prix Hugo en 1974), et le seul inédit restant du plus emblématique des cycle de l'auteure, « Terremer ».
    - Un court roman inédit signé Laurent Genefort, qui prend place dans son célèbre cycle « Omale » (publié chez Denoël) - AU sommAire dU dossier :
    Ursula K. Le Guin (née à Berkeley en 1929) et l'un des plus grands auteurs de SF encore en activité. Au rang de ses oeuvres les plus célèbres, on citera La Main gauche de la nuit (prix Hugo en 1970), Les Dépossédés (prix Hugo en 1975), ou encore le cycle de « Terremer » (trois romans et un recueil). Son oeuvre, considérable, a été récompensée par 6 prix Hugo, 3 prix des lecteurs de la revue Asimov's, 7 prix Nebula et 21 (oui !) prix Locus. En France, l'essentiel de son oeuvre a été traduite chez Robert Laffont, puis, plus récemment, chez l'Atalante, et est disponible au Livre de Poche.
    Le dossier proposera une interview de la vénérable dame, diverses études critiques, une approche biographique, une bibliographie exhaustive et, bien sûr, un guide de lecture.
    - AU sommAire de LA pArtie mAGAzine :
    - Toute l'actualité du trimestre (inédits en grand format, mais aussi rééditions en poche dans une rubrique dédiée) passée au crible de la critique par notre équipe à travers 35 pages de chroniques et études.
    - L'interview du libraire Olivier Legendre (Sauramps) dans la rubrique « Paroles de Libraires ».
    - L'astrophysicien Roland Lehoucq (chercheur au CEA, enseignant à Polytechnique), président du festival des Utopiales, qui, dans sa rubrique scientifique trimestrielle (« Scientifiction »), s'intéressera ici au film Interstellar de Christopher Nolan.

  • Né le 26 février 1918, balloté entre des parents divorcés, Edward Hamilton Waldo finit par choisir le nom de son beau-père, Sturgeon, quand bien même il gardera toujours des rapports tendus avec ce dernier. Une scolarité chaotique, un échec à l'école navale (trop de discipline), et voilà notre jeune Sturgeon trapéziste, puis manoeuvre dans un cargo, conducteur d'engins de chantier, hôtelier en Inde, guitariste, publicitaire, agent littéraire, et enfin, oui, écrivain... Son oeuvre se caractérise par une extrême empathie, une sensibilité exacerbé, la récurrence de personnages abîmés par la vie et l'obsession de la solitude, considérée comme inhérente à la nature humaine. Si on lui doit deux chefs-d'oeuvre romanesques impérissables et constamment réédités (Les plus qu'humains et Cristal qui songe, proposé par J'ai Lu dans une traduction révisée depuis juin 2018) , il demeure un nouvelliste hors normes (en témoigne les douze recueils de ces nouvelles publiées en français entre 1972 et 1984). Considéré comme l'un des plus grands écrivains de SF du XX e siècle, consacré par le Science Fiction Hall of Fame le World Fantasy Life Achievement, il s'est éteint le 8 mai 1985 à Eugene, Oregon, à l'âge de 67 ans.
    2018 est l'année du centenaire de sa naissance. Ce qui lui vaudra les honneurs du festival des Utopiales de Nantes fin octobre prochain, qui invitera sa fille et lui consacrera plusieurs tables rondes. Une occasion toute trouvée pour lui consacré un dossier dans Bifrost selon notre formule habituelle : exhaustivité et exigence. Le tout sur plus de 90 pages de la revue ! Une fois encore, un ensemble incontournable mêlant articles exclusifs et traductions constituant un ensemble unique.

  • Né le 20 février 1926 à Allende, au New Jersey, mort le 23 juin 2013 à Calabasas, en Californie, Richard Burton Matheson est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands romanciers contemporains de genre - assertion confirmée par Stephen King lui-même, qui avoue bien volontiers la dette qu'il doit à l'au- teur de Je suis une légende, considérant Richard Matheson comme l'une de ses inspirations majeures.
    énorme travailleur, doté d'une imagination féconde et d'une capacité de production considérable, Matheson a mené de front deux carrières liées à plus d'un titre, celle de romancier et celle de scénariste hollywoodien.
    En ce qui concerne la première, on retiendra tout particulièrement son tout premier récit publié (à 23 ans), la célébrissime nouvelle « Journal d'un monstre », devenue depuis un classique dans le registre de l'horreur moderne - champ au sein duquel l'essentiel de son oeuvre s'exprime, que ce soit par le biais du fantastique ou de la SF -, mais aussi les romans Je suis une légende et L'Homme qui rétrécit, tous deux adaptés au cinéma à plusieurs reprises.
    Pour ce qui est de ses activités de scénaristes, Matheson travailla beaucoup à l'adaptation de ses propres oeuvres. Outre les déjà cités Je suis une légende et L'Homme qui rétrécit, certaine de ses nouvelles (il en a écrit près de deux cents - réunies en France par Jacques Chambon dans une intégrale de 4 volumes chez J'ai Lu) donnèrent ainsi lieu à divers épisodes de La Quatrième Dimension, Au-delà du réel ou Masters of Horror, voire à des longs-métrages - ainsi la nouvelle « Duel », dont il tira le scénario du premier film de Steven Spielberg, ou encore The Box, film de Richard Kelly (2009) basé sur « Appuyez sous le bouton ».
    Naturellement, il ne se cantonna pas à l'adaptation de ses propres oeuvres, tant au cinéma qu'à la télévision.
    Ainsi travailla-t-il à quatre reprises avec Roger Corman à diverses adaptations d'Edgar Poe, et avec des réa- lisateurs aussi divers que Jacques Tourneur, Terence Fisher ou Michael Anderson. On lui doit par ailleurs l'adaptation pour la télévision des Chroniques Martiennes de Ray Bradbury.
    à l'instar de tout dossier bifrostien consacré à un grand maître, on abordera ici l'oeuvre et la vie de Matheson par le menu au travers de quantité d'articles, études, entretien et guide de lecture, soit 80 pages consé- quentes, érudites et critiques.

  • Né le 22 janvier 1906 à Peaster (Texas), mort le 11 juin 1936 à Cross Plains (Texas) après s'être tiré une balle dans la tempe suite au décès de sa mère, Robert E. Howard a révolutionné la fantasy moderne en une dizaine d'années de création. Dix ans au cours desquels il a créé le plus grand héros du genre, Conan, figure emblématique et mondialement connue de l'heroic fantasy. Conan, donc, mais aussi Solomon Kane, Kull ou encore Bran Mak Morn, autant de figures héroïques qui ont enchanté des générations de lecteurs et contribué à la constitution d'un genre littéraire désormais considéré comme majeur et aujourd'hui incarné par des auteurs comme George R. R. Martin ou Terry Goodkind.
    Mais celui qui fut l'un des grands correspondants d'Howard Phillips Lovecraft n'a toutefois pas oeuvré dans le seul registre de la fantasy épique, bien au contraire. On lui doit aussi quantité de westerns, de polars, de récits de fantastique ou d'horreur, une oeuvre d'une richesse exceptionnelle que le présent dossier se propose d'explorer sous la direction de Patrice Louinet, l'un des plus grands spécialistes mondiaux d'Howard et le maître d'oeuvre de la réédition en intégrale (13 volumes) de l'oeuvre du père de Conan aux éditions Bragelonne.

  • Australien né en 1961, Greg Egan fait ses début au tournant des années 90 dans la prestigieuse revue britannique Interzone. Il y publie alors une quinzaine de nouvelles en l'espace de quelques années, qui révolutionneront purement et simplement la science-fiction moderne, tant il y fait preuve d'une capacité de prescience sidérante et d'une approche science-fictive en phase avec le monde contemporain vertigineuse, interrogeant tour à tour la nature du vivant, le transhumanisme, les problématiques de l'intelligence artificielle et les prémices de la révolution biologique qui s'annonçait alors et se poursuit aujourd'hui. Son premier recueil, Axiomatic, paraît en 1995. Publié en France en 2006 sous le titre Axiomatique (éditions du Bélial' 2006), il est aujourd'hui considéré comme le plus important recueil de SF de la décennie 90, et l'un des plus grands livres de SF jamais écrit.
    à ce jour, Greg Egan a publié environ 70 nouvelles et une petite quinzaine de romans.
    En France, depuis plus de dix an, il est exclusivement publié par les éditions du Bélial', qui ont à ce jour entrepris l'édition intégrale de ses nouvelles (3 volumes : Axiomatique, Radieux et Océanique, Grand Prix de l'Imaginaire en 2010), notamment à travers la revue Bifrost, ainsi que deux romans : Zendegi et, tout récemment (février 2017), Cérès et Vesta, dans la collection « Une heure-lumière ».

    Auteur secret, peu friand d'interview et dont il n'existe aucune photo connue, Greg Egan est un mystère.
    Le présent dossier s'attachera à décortiquer son oeuvre SF proprement étonnante, tout en esquissant son parcours éditorial à travers l'interviews de plusieurs éditeurs ayant contribué à le faire connaître en France, sans oublier de s'efforcer à cerner, autant que possible, la personnalité d'un auteur éminemment discret.

  • Depuis ses débuts, les éditions du Bélial' défendent la forme courte, un positionnement qui s'incarne depuis l'origine de la maison à travers la revue Bifrost. La nouvelle est sans conteste la forme reine de la science- fiction et des littératures de l'imaginaire en général, la distance idéale pour développer une idée forte autour d'un récit allant à l'essentiel.
    Le coeur battant de Bifrost, ce sont de fait les nouvelles - la revue en a d'ailleurs publié plus de trois cents depuis son premier numéro, des récits plus où moins longs dus à la plume de cent quarante auteurs diffé- rents environ. Tant des récits de science-fiction que de fantastique ou de fantasy.
    Avec sa 91 e livraison, Bifrost a pour but de remettre les fictions en avant - une manière d'hommage aux dé- funtes revues Galaxie et la bien nommée Fiction, dont l'essentiel du sommaire consistaient en nouvelles.
    Dans ce numéro estival, ce sera donc cent trente pages de récits inédits que la revue offrira à ses lecteurs.
    (Parfait pour les vacances, non ?) Au sommaire : Greg Egan nous évoque une épidémie causée par des nanorobots livrés à eux-mêmes...
    Olivier Caruso nous convie à un premier contact avec des êtres faits de matière noire... Carolyn Ives Gil- man fait visiter la Terre à des extraterrestres... En peu de mots, Ken Liu retrace une relation mère-fille per- turbée par des paradoxes temporels... Dans une langue riche et ample, Ian R. MacLeod conte l'histoire d'Isabelle des Feuilles mortes...

  • Né en 1975, Laurent Kloetzer appartient à cette génération d'auteurs français ayant donné un lustre nouveau aux littératures de genre dans le paysage éditorial hexagonal au tournant des années 2000. Né à la création littéraire au sein du milieu du jeu de rôles (à l'instar de Fabrice Colin, David Calvo, Mathieu Gaborit ou encore Jérôme Noirez), on lui doit une dizaine d'ouvrages, romans et recueils, dont deux signés sous le pseudonyme de L. L. Klotzer - qu'il partage avec sa femme Laure. Anamnèse de Lady Star, paru en 2013 chez Denoël, est lauréat d'un prestigieux doublé : Le Grand Prix de l'Imaginaire et le Prix Rosny Aîné en 2014.
    Le dossier que nous consacrons à Laurent Kloetzer s'articule autour de deux axes : un court roman inédit situé dans l'univers d'Anamnèse, et une très longue interview, entretien carrière exclusif au cours duquel l'auteur se confie sur son oeuvre et son parcours personnel. Divers articles complètent l'ensemble, dont un guide de lecture et une étude signée par Léo Henry.
    Sans oublier un récit inédit signé Ken Liu (l'auteur de La Ménagerie de papier), et l'ensemble de nos rubriques habituelles.

  • Un numéro exceptionnel dont le dossier central est consacré au plus grand auteur de littératures de genre contemporain : stephen king On ne présente plus l'auteur de Ça, shining, La Ligne verte, Carrie ou Misery, le romancier vivant le plus adapté à Hollywood (la quasi totalité de ses romans ont été adaptés au cinéma, parfois même à plusieurs reprises).
    Né le 21 septembre 1947 à Portland, dans le Maine, Etat dans lequel il réside toujours, il publie son premier roman en 1974 (Carrie). Le succès est immédiat ou presque, il ne se démentira jamais - Stephen King ayant vendu ses 58 romans en près de deux-cents nouvelles à environ 350 millions d'exemplaires à travers le monde.
    Au sommaire de notre dossier, outre deux nouvelles de stephen king lui-même, l'équipe de Bifrost s'est mobilisée pour offrir le plus pointu des guides de lecture, une longue introduction bibliographique et quantité d'analyses qui font de ce numéro un incontournable tant pour le spécialiste de l'auteur du Fléau que pour le non initié qui trouvera là les clés lui permettant d'aborder une oeuvre colossale traduite dans le monde entier.

  • Né en 1960 en Angleterre à Portchester, mais vivant aux Etats-Unis depuis des années, Neil Gaiman s'est imposé en deux décennies comme l'un des plus fascinants créateurs d'univers qui soit, tant en qualité de scénariste de comics (sa sérié Sandman, notamment, est traduite dans le monde entier - sept volumes en intégrale chez Urban Comics pour la France - et en cours d'adaptation au cinéma par Joseph Gordon-Levitt), où il collectionne les prix (14 prix Eisner (!), prix du festival d'Angoulême en 2004 pour le scénario de La Saison des Brumes), qu'en tant que romancier (19 prix Locus ! 3 Nebula, 4 prix Hugo, un World Fantasy).
    A ce dernier titre, on soulignera tout spécialement American Gods, Neverwhere, ou encore De bons présages, coécrit avec Terry Pratchett. Son roman Coraline a été adapté en film d'animation par Henry Selick (2009), Stardust à quant à lui été porté à l'écran par Mattew Vaughn (2007), quant à Neverwhere, sans doute le plus célèbre de ses romans, il a été adapté en série télévisée par Dewi Humphreys (2006), alors qu'une adaptation pour le cinéma semble sur les rails.
    Neil Gaiman est père de trois enfants, et est marié avec la chanteuse et performeuse Amanda Palmer depuis 2011.
    Au sommaire du dossier Gaiman : « How The Marquis Got his Coat Blak », soit la suite inédite du roman Neverwhere ! Une introduction biographique, une interview croisée entre Neil Gaiman et Kasuo Ishiguro, une étude sur Gaiman et les comics (notamment Sandman), un guide de lecture complet.
    Plus des récits inédits signés Marie Pavlenko, Christian Léourier, Thomas Day.

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