Arlea

  • Antigone

    Sophocle

    À la mort d'OEdipe, Étéocle et Polynice, ses deux fils, conviennent de régner à tour de rôle sur Thèbes. Mais, au moment voulu, Étéocle refuse de laisser le trône à son frère.
    Furieux, Polynice quitte Thèbes, va à Argos, y épouse une des filles du roi Adras, puis part en guerre contre Thèbes et son frère. L'armée d'Argos est défaite. Étéocle et Polynice s'entretuent. La pièce d'Antigone commence quand les deux filles d'OEdipe, Antigone et Ismène, apprennent que Créon, le roi de Thèbes, vient d'interdire l'enterrement de Polynice, leur frère, pour le punir d'avoir combattu contre sa patrie.
    Antigone transgresse le décret de Créon : elle veut enterrer son frère. Sa révolte n'est pas d'ordre seulement personnel et familial. Créon et Antigone incarnent deux idées de la communauté, deux conceptions de la loi, deux versions du sacré. Au coeur du conflit tragique, la vérité humaine et politique de la communauté est liée au sens que les vivants donnent à la mort et à la place qu'ils réservent aux morts. Apparue autour du VIIe siècle avant J.-C, la figure d'Antigone a traversé les siècles et les langues pour atteindre à l'universel.
    Sophocle a écrit environ cent vingt pièces (il nous en reste huit). Très attaché à sa ville, il passa les quatre-vingt-dix années de sa vie à Athènes. Athlète, musicien, chanteur et poète, Sophocle participa aussi au gouvernement, devint stratège (après le succès d'Antigone en 442 avant J.-C.), prit part à l'expédition de Samos avec Périclès et Thucydide. Les Athéniens, à sa mort, l'élevèrent au rang des dieux et lui consacrèrent un
    temple.

  • Presque quinze ans après la première édition en français moderne des Essais de Montaigne et après le succès de l'édition au format de poche, nous sommes convaincus qu'un traitement analogue de la langue peut être appliqué à l'un des plus grands poètes de la langue française :
    François Villon. Mais si le rajeunissement de la langue est ici aussi nécessaire, voire davantage (car il s'agit d'une langue en pleine gestation, le poète ayant vécu de 1431 à 1463 environ), il est plus ardu non seulement du fait de l'ancienneté de la langue, mais surtout parce qu'il s'agit là de poésie, et que les vers, si l'on tient et l'on tient à respecter la métrique, la rime, et l'ensemble
    des règles qui font que la poésie n'est pas de la prose, ne peuvent être «rajeunis» selon les principes mis en oeuvre pour les Essais de Montaigne. Si le système des équivalents modernes de mots obsolètes [entre crochets et en italique] a été maintenu, il est ici forcément accompagné d'un certain nombre de notes infrapaginales, réduites au strict nécessaire, mais dont ne pouvait faire l'économie, notamment pour ce qui concerne le décompte des pieds de certains mots, dont la prononciation est différente de l'écriture. D'autre part, le respect absolu de la rime nous empêche, bien entendu, de moderniser en «ai» (j'étais, il était) l'orthographe des verbes aux désinences en «oi» (j'étois, il étoit), ainsi que d'autres anciennes formes qui, placées à la rime, doivent être
    maintenues telles quelles.
    Quoi qu'il en soit, et nantis d'un apparat critique plus volumineux que celui des Essais , le Lai, le Testament et les Poésies diverses de François Villon gagnent à cette quasi-traduction, car fond et forme, chez ce grand poète, sont indissociables, et parce que la beauté de la musique, tout à fait réelle, ne doit pas nous cacher le sens, qui, chez Villon, est toujours de première importance.
    Quant aux ballades en jargon et jobelin, nous les présentons avec le même rajeunissement de l'orthographe, mais sans chercher à en proposer une «traduction», ces deux mots signifiant langage artificiel, artificieux, en tout cas strictement impénétrable aux non-initiés, et les tentatives d'explication jusqu'ici réalisées n'étant que des conjectures, des à-peu-près n'offrant aucune certitude.

  • Aujourd'hui, internet nous accompagne toujours et partout. Où que nous soyons, grâce à nos téléphones portables, nous pouvons nous connecter à tout moment. Conséquence : nous ne savons plus nous déconnecter. D'où une addiction maladive aux messages, un oubli de la présence de l'autre, un état de distraction chronique, voire un manque d'efficacité et de présence au monde.
    Pour certains, la connexion est un réflexe mécanique : elle a perdu toute signification. On se connecte. sans même savoir pourquoi !
    Le temps est venu d'apprendre à vivre avec les nouvelles technologies. Un mouvement en faveur de la " déconnexion " est en train d'émerger dans nos sociétés. Ici et là, des individus commencent à ralentir le rythme. Ils n'hésitent plus à " débrancher " temporairement leurs appareils électroniques. Leur objectif ? Reprendre le contrôle de leur vie.
    S'appuyant sur ses lectures, de Sénèque à Sylvain Tesson, en passant par Thoreau et tant d'autres, Rémy Oudghiri pense que cette déconnexion salutaire est une possibilité de se retrouver soi-même et de remettre les livres et l'esprit au coeur de notre vie.

  • Après la publication de Déconnectez-vous, Rémy Oudghiri poursuit son travail d'entomologiste des faits de société pour s'attaquer à une tendance qu'il avait déjà évoquée succinctement dans son premier ouvrage : de plus en plus de gens décident de rompre avec leur vie, abandonnant souvent un univers professionnel, un lieu de résidence, (souvent en milieu urbain), pour Entre la fuite au désert prônée au IVe siècle par l'érémitisme chrétien et l'éloge exalté de l'évasion à partir des années 1960, toute une histoire de la fuite se dessine. Mais Rémy Oudghiri va plus loin et s'attache, comme il l'avait fait dans Déconnectez-vous, à retrouver dans l'histoire de la littérature les oeuvres qui, chacune à sa façon, montrent le chemin de cette mise à l'écart volontaire. De Pétrarque à Rousseau, de Tolstoï à Flaubert, sans oublier Simenon ou Pascal Quignard, Rémy Oudghiri montre que ce thème de la fuite ne date pas d'hier.

  • La décolonisation est la forme la plus instinctive et la plus avancée de la liberté. Elle est l'avant-garde de toutes les libertés. Mais elle est la plus malheureuse de toutes, car elle n'a pas tenu ses promesses. J'avais annoncé que je ferais mieux que les Européens mais, un demi-siècle après, je ne sais toujours pas où j'en suis, si j'avance ou si je recule, si je suis un primitif ou un moderne, un sauvage ou un civilisé, si j'aime la patrie ou si je l'exècre. Suis-je encore le jouet de forces extérieures qui me dépassent ? Ou bien est-ce moi qui précipite ma perte par mes erreurs et mes aveuglements ? Mais j'ai beau me chercher des excuses, elles ne me convainquent pas. Quoi, encore victime, moi ? Non, c'est trop facile. Je ne suis plus cet objet hébété, inconscient, subissant les effets sans être pour rien dans les causes, dépouillé de ses facultés de penser et d'agir. Je ne suis plus sous tutelle. Je suis souverain.
    D'emblée, Hélé Béji donne le ton : " liberté " est le maître mot de sa brillante analyse sur la fin du colonialisme, l'Indépendance et la démocratie dans son pays, la Tunisie - qui est ici parangon de tous les jeunes États ayant gagné leur indépendance de haute lutte dans les années 1950-1960. Si, parmi les causes des errements et des incuries des " jeunes pays ", elle n'oublie pas les crimes et les injustices des ex-puissances coloniales, ce sont surtout les responsabilités de ces jeunes nations qu'elle entend stigmatiser dans cet essai.
    Comparant l'état actuel de son pays avec les rêves et les espoirs qui ont alimenté les diverses luttes anticoloniales, Hélé Béji constate à quel point les ambitions des " combattants de la liberté " ont été déçues.
    Après son remarquable travail sur la place de la femme dans le monde musulman moderne (Une force qui demeure, Arléa, 2006), Hélé Béji prend de la hauteur et étend son analyse à l'ensemble des jeunes États, refusant de voir une fatalité dans leurs dysfonctionnements. Elle met ainsi en évidence les responsabilités des intellectuels et des politiques, et, entre la maîtrise d'un passé assumé, une pratique tolérante de la religion, l'instauration d'une " laïcité " originale et réellement démocratique, elle ouvre la voie à quelques perspectives capables d'apporter des solutions aux problèmes de ces jeunes nations.
    Quoi que nous fassions ou que nous pensions, nous, décolonisés, la liberté est désormais l'air invisible que nous respirons sans nous en rendre compte. Maladive ou vigoureuse, elle est déjà en nous, même si nous ne la voyons pas. Fantôme insaisissable sorti d'un monde devant lequel nous nous sentons impuissants et chétifs, elle exige un courage dont il faudra bien que nous trouvions un jour la force. Elle est là, même si nous détournons le regard pour ne pas la voir. Elle est un devoir dont nous nous acquitterons vis-à-vis de nos enfants, même si nous ne l'avons pas reçue de nos ancêtres. L'héritage n'est pas seulement quelque chose qui remonte du passé, c'est un bien qui dévale du futur.

  • Né le 1er novembre 1884 à Vichy, Albert Londres est mort le 16 mai 1932 dans l'océan Indien, au large du cap Gardafui (Gees Gwardafuy, Ras Asir), dans l'incendie du Georges-Philippar, le bateau qui le ramenait de Shanghai à Marseille. Ces dates et ces lieux délimitent la vie du « prince » des journalistes, dont la figure est pour toujours associée au prix littéraire qui porte son nom, et qui, chaque année, est attribué au «meilleur» journaliste.
    Albert Londres est un auteur majeur d'Arléa, car, entre « grand format » et format « de poche », nous comptons aujourd'hui plus de vingt titres du grand reporter à notre catalogue, sans compter les deux ouvrages sur lui : Régis Debray, Sur la mort d'Albert Londres, et Didier Folléas, Albert Londres en terre d'ébène.
    Inutile, donc, de présenter l'homme.
    Si le livre de Régis Debray (à l'origine un scénario pour la télévision) résume, à gros traits, quelques éléments que les investigations sur l'incendie et le naufrage du paquebot avaient réunis, le livre de Bernard Cahier est d'une tout autre ampleur. En effet, Albert Londres, Terminus Gardafui passe en revue toutes les hypothèses qui, à un moment ou à un autre, ont retenu l'attention des enquêteurs.
    Après avoir brossé un tableau minutieux de la situation en Chine, particulièrement à Shanghai, en cette année 1932 (politique des concessions occidentales, diplomatie française à l'oeuvre, ambitions japonaises sur l'État du Manchoukuo), Bernard Cahier étudie toutes les directions, toutes les circonstances, toutes les affaires, politiques ou délictueuses, auxquelles Albert Londres, vu ses habitudes et ses méthodes d'investigations, aurait pu s'intéresser (bruits de bottes japonais, corruption, opium, triades chinoises, etc.).
    Puis, c'est au bateau lui-même - qui, faut-il le rappeler, était sur le trajet retour de sa première traversée - que notre auteur va s'intéresser. Rien ne sera omis, de la construction du navire aux qualités et défauts de l'équipage, afin de tenter de trouver les causes de l'incendie, causes sur lesquelles de nombreuses hypothèses s'affrontent.
    Enfin, c'est sur la disparition, dans un accident d'avion, au Sud de l'Italie, des époux Lang-Willar, amis du grand reporter et « témoins », sur le bateau, de ses derniers instants - disparition qui ne manquera pas, une fois encore, d'alimenter les soupçons d'attentat - que l'auteur poursuit son enquête minutieuse.
    Ce livre est passionnant à plus d'un titre, car, outre les derniers instants du journaliste, relatés avec émotion et retenue, il fait litière de nombreuses hypothèses saugrenues, pour, sans conclure sur l'étrange fin du grand reporter, nous fournir les hypothèses les plus vraisemblables.

  • Historien grec né en Sicile au Ier siècle de notre ère, Diodore a composé une monumentale Bibliothèque historique comprenant quarante livres.
    C'est dans le deuxième qu'apparaît la figure semi-légendaire de Sémiramis. Enlevée par le roi des Assyriens, puis héritière du royaume à la mort de celui-ci, Sémiramis fonde Babylone, où seront aménagés les fameux " jardins suspendus ", dont Diodore nous livre une fabuleuse description. Après la fondation de Babylone, Sémiramis va se lancer dans une politique de conquête.
    À la tête d'armées gigantesques, l'intrépide souveraine monte des expéditions en Égypte, en Éthiopie, et enfin en Inde, où elle multiplie les exploits.
    Sa fin reste entourée de mystère : informée qu'un complot est ourdi contre elle, la souveraine disparaît sans laisser la moindre trace.
    Diodore évoque ensuite les successeurs de Sémiramis, parmi lesquels se détache la figure de Sardanapale. Vivant dans le luxe et la débauche, Sardanapale finit par susciter
    haine et dégoût, provoquant le soulèvement de son peuple. Pour échapper à ses sujets en colère, il s'enferme dans son palais avec ses concubines et ses amants avant d'y mettre le feu.

  • Penser autrement

    Cicéron

    Les stoïciens, constate Cicéron, ont du mal à faire accepter la plupart de leurs idées : elles déconcertent le grand nombre et vont à l'encontre des opinions communément admises. Pourtant, poursuit l'orateur, ce que la majorité rejette comme de trop subtils paradoxes est profondément vrai, et Socrate lui-même aurait pu le reprendre à son compte.
    Il vaut donc la peine de présenter d'une façon nouvelle quelques-uns de ces paradoxes, non pour le seul plaisir de la rhétorique, mais pour inviter le lecteur à réviser l'échelle habituelle des valeurs.
    En quelques pages particulièrement enlevées, et dans lesquelles on retrouve l'ironie propre au grand orateur, Cicéron démontre qu'il n'est de vraie richesse que dans la sagesse, et point d'espoir de savourer la vie autrement qu'en tempérant son appétit.
    Aujourd'hui, quand tant de sirènes cherchent à nous persuader du contraire, il peut n'être pas sans intérêt de prêter l'oreille à la voix du Romain. Son texte, plus d'une fois cité par Montaigne, ne vaut pourtant pas seulement pour sa morale : le premier dans la littérature latine, Cicéron introduit dans un texte à vocation philosophique des exemples de vies vertueuses ou vouées au vice, tirés de l'histoire romaine. L'orateur évite ainsi l'abstraction, mais surtout il inaugure une tradition qui, reprise et développée par la suite, a fait de l'histoire de Rome une réserve inépuisable de modèles pour les écoliers, les artistes et les penseurs.

  • Les relations entre la France de Louis XIV et l'Afrique noire, surtout les rapports personnels noués par Louis XIV avec des souverains de la côte africaine demeurent un aspect méconnu de la diplomatie du Roi Soleil.
    Or c'est Louis XIV qui posa les fondements de l'AOF, laquelle n'aurait certainement pas vu le jour sans son action.
    De tous les rois de France - et même d'Europe -, Louis XIV est celui qui ouvrit largement sa cour aux Africains, qui reçut le plus d'émissaires et d'ambassadeurs venus du continent noir, et qui, en retour, dépêcha le plus grand nombre d'ambassadeurs et de représentants en Afrique. C'est lui qui fit le plus de présents aux rois africains.
    Durant tout son règne il s'engagea personnellement dans les relations entre la France et l'Afrique, nourrissant l'ambition de faire du continent noir une terre catholique.
    C'est en Afrique qu'il espérait trouver un des moyens de sa politique européenne, de son hégémonie et de son rayonnement.
    Le livre de Tidiane Diakité (qui a publié en 2011 chez Arléa 50 ans après, l'Afrique) révèle aussi des aspects inédits sur les regards croisés : regard porté par les contemporains de Louis XIV sur l'Afrique et les Africains et, réciproquement, perception de la France et des Français par les Africains.
    Certains détails frappent par leur résonance avec l'actualité des relations entre la France et l'Afrique, entre Africains et Français. S'en dégage l'impression que c'est Louis XIV qui a ouvert à la France les portes de l'Afrique et forgé les relations entre Africains et Français d'aujourd'hui.

  • " Machiavélisme ", " machiavélique " : depuis près de cinq siècles, ces termes n'ont cessé d'être employés, et dans un sens souvent polémique et critique.
    Étrange fortune posthume du secrétaire florentin, dédaigné par les Médicis, mais dont l'oeuvre a inspiré beaucoup de ceux qui ont tout fait pour conquérir et conserver le pouvoir. Quel est le sens du machiavélisme en ce début du xxie siècle ? C'est la question que pose Jacques Rigaud, après un long parcours alterné entre les cercles du pouvoir et les médias. En un temps où les médias se prennent volontiers pour un pouvoir et le pouvoir pour un média, une lecture machiavélienne de la politique, du général de Gaulle à Chirac et Sarkozy, et de Mitterrand à Ségolène Royal, est riche d'enseignements.
    Du machiavélisme au petit pied de la politique-spectacle, au machiavélisme " modéré " que prônait Raymond Aron pour dissuader les gouvernants d'un angélisme et d'un cynisme également périlleux, l'auteur du Prince et des Discours sur la première décade de Tite-Live offre une grille de lecture pertinente et d'une étonnante actualité.

  • Béhanzin, roi du Bénin Patrice Louis "Un homme va mourir. Un roi.
    Il est loin de chez lui, mais du moins se trouve-t-il sur le continent de ses ancêtres.
    Il s'appelle Béhanzin, il fut roi du Dahomey. Il a soixante et un ans. Il vit ses derniers instants à Alger après avoir par deux fois traversé l'Océan, monarque déchu d'une dynastie fabuleuse.
    Quelle vie que la sienne ! L'histoire est abracadabrantesque.
    Descendant d'une lignée séculaire, Béhanzin a régné en despote sur le Dahomey, gagné des batailles face au colonisateur français, avant de s'incliner. C'est alors qu'il s'est retrouvé en exil, de l'autre côté de l'Atlantique, là où les Africains que ses parents avaient vendus furent envoyés en esclavage.
    Un roi noir en Martinique. Souverain sans royaume, avec une cour rabougrie, il mène une existence pittoresque et dérisoire, entre la bonne société qui le visite, distante, et un volcan - la Montagne Pelée - dont il sera témoin du réveil.
    Vingt ans avant la naissance d'Aimé Césaire, un illustre Noir connaît une villégiature forcée de douze années en Martinique. Huit décennies avant Léopold Sédar Senghor, c'est le premier chef d'État africain à fouler le sol de l'île.
    Sans cesse, Béhanzin exigera son retour sur sa terre natale. Il n'obtiendra que son transfert en Afrique du Nord, où il s'éteindra, à Alger, en 1906.
    Sur le trône pendant quatre ans (dont deux en résistance), en exil pendant douze ans, son sort le rapproche de Toussaint Louverture, Louise Michel, Ranavalona III...
    Aujourd'hui, au Bénin (ex-Dahomey), il figure au rang des plus grands héros de la lutte pour l'indépendance.
    C'était en un temps pas si ancien."

  • Journaliste

    François Simon

    Écouté, lu, sollicité en permanence, le journaliste est souvent l'objet de fortes critiques.
    On le soupçonne de collusion avec les pouvoirs, politiques et économiques, on doute de sa liberté au moment où se renforcent les concentrations dans les médias, à l'heure où des hommes d'affaires s'emparent des groupes de presse, où des financiers volent au secours de quotidiens défaillants.
    Résister, garder sa liberté de penser et d'agir devient de plus en plus difficile pour qui fait profession d'informer. Malgré tout un arsenal législatif et contractuel, le journaliste se retrouve seul face à sa conscience. Il agira selon son éthique personnelle, comme le fit,tout au long de sa carrière, Hubert Beuve-Méry.

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