Arlea

  • Neige

    Maxence Fermine

    Dans une langue concise et blanche, Maxence Fermine cisèle une histoire où la beauté et l'amour ont la fulgurance du haïku. On y trouve le portrait d'un Japon raffiné où, entre violence et douceur, la tradition s'affronte aux forces de la vie.

  • L'espace de la salle de bains, espace souvent anodin, ou exigu en Europe, est au Japon un lieu privilégié où le thème de l'intimité familiale ou amicale se manifeste mieux qu'ailleurs. Le bain japonais est un élément de civilisation, au même titre que la cérémonie de thé, les haïkus ou la voie des fleurs. Si le bain est d'abord associé aux yeux d'un occidental à l'idée de propreté, il est au Japon un savoir-vivre raffiné, poétique, qui rend possible la rencontre de l'autre dans un cadre intime et bienveillant.
    Comme Tanizaki, dans son Éloge de l'ombre, Akira Mizubayashi nous livre dans cette évocation des eaux profondes, le secret d'un coeur japonais mais aussi la vigilance critique d'un homme de son temps dans un pays en crise.

  • Voyager, c'est : confronter « son » monde au monde ; se de´couvrir tel qu'on est lorsqu'on n'est pas chez soi ; faire usage de ses cinq sens, me^ler saveurs et savoirs ; e^tre heureux d'arriver quelque part puis soulage´ d'en partir - pour- tant le lieu n'a pas change´ ; tendre l'oreille a` l'esprit des lieux : s'il vous dit de de´guerpir, surtout ne pas le contredire ; accepter qu'on ne pourra jamais tout voir, tout connai^tre : on sera toujours incomplet d'un bonheur vole´ a` une e´tape encore inconnue ; aller voir et laisser dire.

    E´lisabeth Foch-Eyssette a parcouru le monde de´sirant l'ailleurs pour mieux re^ver au retour. A` la manie`re de Sei Sho^nagon dans Notes de chevet, elle e´crit aussi bien les choses qui invitent a` prendre le large que les rencontres de ceux qu'on n'oublie pas. Et ce`de, avec le me^me bonheur, a` l'e´lan des de´parts et au de´sir d'ancrage, aux joies de la vie nomade et de la vie se´dentaire.

  • Armen

    Hélène Gestern

    Armen Lubin (1903-1974) est un écrivain arménien publié chez Gallimard par Jean Paulhan. Très vite atteint d'une affection tuberculeuse redoutable, le mal de Pott, il passera presque toute sa vie dans des hôpitaux ou des sanatoriums. C'est là qu'il écrira toute son oeuvre poétique, vivant dans la souffrance perpétuelle. Injustement oublié, il est considéré comme l'un des plus grands écrivains arméniens.

    Ce qui se présente comme une biographie est surtout le récit d'une affinité, mais également une réflexion sur l'aventure d'une écriture. Dans un texte vibrant, attentif à chaque instant de la vie, Hélène Gestern nous livre une méditation sur l'exil, la perte et l'écriture, sur ce qui construit un écrivain, les blessures du passé et leur rôle fondateur. Roman double de la création, il donne à comprendre Hélène Gestern à travers Armen Lubin.

  • Aphorismes

    Oscar Wilde

    Dans tous les livres d'Oscar Wilde, apparaissent ce qu'il est convenu d'appeler des " bons mots ", des épigrammes assassines et autres sentences définitives qu'il était tout à fait opportun de réunir.
    On trouvera donc dans ce livre, grâce à l'élégante traduction de Béatrice Vierne, réponse à toutes les situations de la vie en société, en empruntant à l'un des plus fins causeurs du siècle passé un esprit qui ne doit rien à celui de l'escalier.
    Qu'on en juge plutôt :
    " La mode, c'est ce que l'on porte. Ce qui est démodé, c'est ce que portent les autres. " " Aucune pose n'est aussi difficile à soutenir que le parfait naturel. " " Il vaut mieux avoir des revenus assurés que d'être fascinant. " " La grande supériorité de la France sur l'Angleterre, c'est qu'en France tous les bourgeois veulent être artistes, alors qu'en Angleterre c'est le contraire. " " S'aimer soi-même, c'est le début d'une histoire d'amour qui durera une vie entière... " " De nos jours, l'Amérique et nous, nous avons vraiment tout en commun, à l'exception de la langue, bien entendu. " " C'est quand vous commencez à rentrer au petit jour que vos péchés, eux, finissent par sortir au grand jour. "

  • Le « Miracle Morning » a mis l'aube a` la mode : il suffirait, nous dit-on, de se lever to^t, faire du sport, me´diter, manger e´quilibre´, et prendre de l'avance sur les autres pour « re´ussir sa vie ».

    Et si l'art de vivre e´tait ailleurs ? S'il fallait le chercher dans la splendeur pluto^t que dans la performance ? Dans le petit matin re^veur loin de toutes contraintes sociales.

    Re´my Oudghiri poursuit l'aube dans les rues de Paris, les paysages toscans, les jardins de Casablanca - comme dans les oeuvres des grands solitaires du cine´ma, de la musique ou de la litte´rature, de Paul Vale´ry a` Peter Handke ou Pascal Quignard.

  • Une petite annonce dans un journal comme une bouteille à la mer. Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu'elle avait trois ans. Ses indices : deux noms et une photographie retrouvée dans des papiers de famille, qui montre une jeune femme heureuse et insouciante, entourée de deux hommes qu'Hélène ne connaît pas. Une réponse arrive : Stéphane, un scientifique vivant en Angleterre, a reconnu son père.

    Commence alors une longue correspondance, parsemée d'indices, d'abord ténus, puis plus troublants. Patiemment, Hélène et Stéphane remontent le temps, dépouillant leurs archives familiales, scrutant des photographies, cherchant dans leur mémoire. Peu à peu, les histoires se recoupent, se répondent, formant un récit différent de ce qu'on leur avait dit. Et leurs découvertes, inattendues, questionnent à leur tour le regard qu'ils portaient sur leur famille, leur enfance, leur propre vie.

    Avec Eux sur la photo, Hélène Gestern nous livre une magnifique réflexion sur les secrets de famille et la mémoire particulière que fixe la photographie. Elle suggère que le dévoilement d'éléments inconnus, la résolution d'énigmes posées par le passé ne suffisent pas : ce qui compte, c'est la manière dont nous les comprenons et dont nous acceptons qu'ils modifient, ou pas, ce que nous sommes.

  • Entretien avec Reynald André Chalard.

    « Écrire ! À quoi bon une oeuvre, disait Marcel Arland, si elle ne peut se confondre avec l'amour, et si le chant qu'elle ébauche, tandis que je vais sur ma fin, ne peut monter d'un coeur plus nu ? ».

    Ces quelques mots illustrent admirablement le talent de Philippe Jaccottet, l'exigence, la rigueur et l'honnêteté de toute une vie consacrée à la poésie et à la traduction des plus grands.
    Au cours de cet entretien entre un jeune homme et un poète, il nous est permis d'entrevoir les cheminements mêmes de l'expérience poétique, la fragile beauté du paysage, les choses et leurs secrets, l'apparente tranquillité des mots, l'inquiétude souveraine et la résistance du monde.

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  • Qu'est-ce qu'un architecte ? Un projet ? Qu'est-ce que l'architecture ? Des questions auxquelles il est difficile de répondre pour un architecte, s'il ne prend pas le temps de l'introspection et du recul théorique.
    Certains le font de manière introvertie, d'autres acceptent de livrer, à l'oral ou par l'écrit, quelques indices dont il faut savoir extraire les clés de leur créativité.
    Tout juste diplômé de l'école d'architecture, Loïc Couton intègre l'agence parisienne de Renzo Piano en 1987. Il y restera dix-huit ans avant d'ouvrir sa propre agence puis de s'engager dans l'enseignement et la recherche. Ces dix-huit années ont exercé son regard et son esprit comme nul autre.
    Néanmoins ce livre n'est pas uniquement un exercice d'admiration. Il ne raconte pas uniquement l'histoire des projets de Renzo Piano et de son Building Workshop, mais bien l'histoire humaine qui les relie et les processus de création qui les ont fait naître. Pour y parvenir, Loïc Couton a choisi de laisser autant que possible la parole à Renzo Piano - qui toujours oscille entre le dire et le faire sans jamais les dissocier -, à ses associés et à ses compagnons de route ; de les suivre dans leurs cheminements conceptuels ; de les accompagner dans leurs aventures architecturales.
    Aussi s'adresse-t-il à tous puisqu'il nous permet de nous approcher au plus près d'une pensée et de comprendre ainsi la réalisation d'une oeuvre singulière.

  • En 1939, désavoué par le régime fasciste, Curzio Malaparte s'embarque pour l'Éthiopie afin de regagner estime et considération en témoignant de la colonisation italienne. Mais, séduit par la « terre des hommes rouges », il renonce à l'entreprise de glorification pour mener une exploration plus intime. Et son voyage devient littérature.

    À dos de mulet, seul ou accompagné de bataillons de l'armée coloniale, Malaparte sillonne une Éthiopie fascinante, qu'il confond parfois avec la campagne italienne et qui, parfois, s'apparente au sublime. Un sublime halluciné, traversé de brigands et de lépreux, de gazelles et de faucons, un paysage minéral, « d'une pauvreté âpre mais très belle », où chaque vision suggère un monde unique : celui d'un auteur magistral.

  • « Quand une chose entretient une relation heureuse avec le lieu où elle se trouve, nous ressentons cette chose comme naturelle. C'est le mariage heureux de l'architecture et du lieu qui engendre l'architecture naturelle ».

    Architecte du stade olympique ou du musée Hiroshige de Tokyo et en France, de la cité des arts de Besançon, du FRAC de Marseille ou de l'étonnant conservatoire d'Aix-en-Provence, avec ses panneaux disposés en origami, du musée Albert Kahn, de la station de métro Saint-Denis Pleyel en 2023, mais aussi de nombreuses maisons audacieuses en bambous ou en bois, Kengo Kuma décline le principe fondamental de l'architecture japonaise, qui unit l'homme et la nature. Il n'y a pas d'opposition entre le dedans et le dehors. Tout est affaire de gradation, de superpositions, de syntonie. À l'opposé de l'architecture occidentale pour qui la monumentalité est l'aboutissement.
    En huit chapitres, huit matériaux, huit réalisations emblématiques, cet architecte radical nous entraîne dans de nouvelles voies de respect de la nature.
    Ce livre est à la fois, un livre d'histoire subjective de l'architecture, un manuel d'application pratique (toujours enlevé et souvent drôle) et le portrait d'un architecte épris de nature.

  • 5 décembre 1812. Dix heures du soir. Trois voitures quittent le village de Smorgoni et s'enfoncent dans la nuit. Il neige et la température est glaciale. Dans la première voiture ont pris place l'Empereur et son Grand Écuyer, le général Armand de Caulaincourt, duc de Vicence. La Grande Armée est enlisée dans les plaines enneigées de Russie.
    Ayant appris le complot du général Malet, l'Empereur a confié le commandement en chef à Murat et rentre en France. Pendant quatorze jours et quatorze nuits, Caulaincourt partage avec le maître de l'Europe cet épisode unique de l'Histoire. Napoléon médite sa défaite sur le sol russe et dresse un bilan de son action. Le soir, à l'étape, d'une plume vive et libre, sans flatterie aucune, Caulaincourt consigne les confidences de l'Empereur. Malgré la défaite, Napoléon croit toujours en son destin. Il expose à son Grand Écuyer ses vues sur l'Europe et le monde.

  • Marc Petitjean a la force de ses émotions et de ses admirations. Après sa merveilleuse enquête sur Frida Kahlo (Le Coeur, Arléa, 2019) et son amitié déclarée à un peintre de kimono (L'Ami japonais, Arléa, 2020), il s'attache ici au portrait d'un homme remarquable : le docteur Hida.

    Shuntaro Hida fut un témoin essentiel et actif de l'explosion de Hiroshima. Il restera pendant plus de soixante ans le médecin des irradiés et il s'est battu avec une force remarquable toute sa vie pour dénoncer le mensonge atomique, protégé par le secret-défense, et faire reconnaître les ravages de l'atome, la réalité accablante de sept décennies de nucléaire militaire et civil au Japon, et les droits des victimes, notamment celles utilisées comme cobayes.

    Face au silence complice des politiques et des industriels, depuis Hiroshima et jusqu'à Fukushima, sa frêle silhouette presque centenaire, et farouchement déterminée, reste une figure exemplaire.

  • Aphorismes et Insultes présente la pensée de Schopenhauer sous ses modes d'expression favoris : l'insulte, l'apostrophe, l'imprécation.
    On verra que, derrière la drôlerie apparente de ce choix d'insultes, perce la pensée sombre du philosophe sur les hommes et sur le monde. Sa gaieté de façade, relayée à chaque instant par le rire, un rire exterminateur, ne doit pas nous faire oublier le désespoir inguérissable du grand pessimiste.

  • Ce livre, publié par JB Pontalis, dans la collection « L'Une et l'autre », en 2003, s'attarde sur une étonnante photo de classe qui réunira Ludwig Wittgenstein, un des plus grands philosophes du siècle, et Adolf Hitler. Le style et le talent d'Antoine Billot feront le reste.

  • Un soir, Benoît Lauzanne, représentant de commerce parisien, quitte le domicile conjugal pour ne plus y revenir. Au buffet de la gare de V., la ville de province où il s'est réfugié, il est bouleversé par une femme dont la silhouette lui rappelle de façon troublante Irina, une artiste peintre qui fut le grand amour de sa jeunesse. Mais Irina a disparu vingt ans plus tôt sans laisser de traces. Dès lors, Lauzanne n'aura plus qu'une obsession : retrouver cette femme.

    Sa quête l'amènera à croiser un jardin, à renouer avec la nature, à laquelle il aurait voulu consacrer à sa vie, mais aussi à être impliqué dans une enquête criminelle. Les étapes qui jalonnent la recherche d'Irina le conduiront à revivre différents épisodes du passé qu'il a pourtant tenté de laisser derrière lui, mais dont il reste le prisonnier.

    L'Eau qui dort interroge la question de la disparition, au sens littéral, et de ses conséquences, dans la vie de ceux qui restent. Pourquoi choisit-on, un beau jour, de déserter sa propre existence ? Et comment les autres composent-il avec cette absence ? Le livre est aussi une méditation sur la nature, son rythme particulier, sa capacité de réparation et le pouvoir qu'elle a de contrebalancer les chagrins de l'existence.

  • Elena Janvier est un heureux trio de trois jeunes Françaises ayant vécu au Japon.
    Par vécu, il faut entendre ayant ri, aimé, voyagé, ayant rencontré mille personnes, s'étant étonnées de mille choses et de mille lieux, s'étant attristées parfois, mais avec légèreté, et une grâce semblable à celle des feuilles d'érables qui glissent sur la rivière.
    Présenté sous forme de dictionnaire (la première entrée - qui s'en étonnera ?- est Amour), on y retrouve tout ce qui étonne, surprend, désarme ou force l'admiration d'une civilisation à l'autre.

  • Cahiers

    Jean-Roch Coignet

    Parus pour la première fois en 1851, les Cahiers du capitaine Coignet ont connu à chacune de leur édition un succès comparable à celui des Mémoires du sergent Bourgogne. Ils figurent parmi les témoignages le plus souvent cités sur les guerres de l'Empire.

    À l'occasion du bicentenaire de la mort de Napoléon, cette édition de poche des Cahiers du capitaine Coignet vient apporter un témoignage saisissant sur ces épisodes marquants de l'histoire de France.

  • La nature des choses

    Lucrèce

    De l'infiniment petit à l'infini de l'univers, en passant par la psychologie humaine et ses illusions, par l'histoire, enfin, de la civilisation, Lucrèce offre un saisissant raccourci de nos interrogations, inaugurant une morale du matérialisme, une morale du vivant et une morale du sentiment. De cette sensibilité résulte un sens du tragique qui ôte tout triomphalisme à ce poète des lumières et de la raison, le rendant ainsi proche de notre monde sans illusions.

  • Au bagne

    Albert Londres

    En 1923, Albert Londres est déjà célèbre quand il décide d'enquêter sur le pénitencier de Guyane.
    Près de sept mille condamnés, surveillés par six cents fonctionnaires, vivent à Saint-1,aurem-du-,Maroni et sur les îles du Salut. Les conditions de vie des bagnards, telles qu'il les découvre et telles que son talent les restitue dans leur cruauté, ne sont abois guère connues. La publication de l'enquête dans le Petit Parisien s'achève par une lettre ouverte au ministre des Colonies. Ce reportage connaît d'emblée un retentissement considérable, et sa tétine sera si grande qu'en septembre 1924 le gouvernement décidera la suppression du bagne.

  • Ozu

    Marc Pautrel

    Le roman Ozu est inspiré de la vie du cinéaste japonais Yasujirô Ozu (1903-1963), qui a réalisé plus de cinquante films, dont les célèbres Voyage à Tokyo (1953) et Le goût du saké (1962). Cinéaste de l'intime, du couple, de la famille, mais aussi de l'amitié, dans un Japon d'après-guerre tiraillé entre modernité et tradition, Ozu fascine par la perfection formelle de ses films et le jeu retenu de ses acteurs. Ses films n'ont été découverts en France qu'au début des années 1980 !
    La vie d'Ozu est inséparable du cinéma auquel il se consacrera corps et âme. La littérature, la musique, la peinture compteront également pour lui. Et le saké, qui l'accompagnera sa vie durant.
    Travail, drames et succès, amours et ivresse... Marc Pautrel réinvente fidèlement la vie étonnante d'Ozu dans un roman limpide et habilement construit, plein de tendresse, de surprises, de cinéma, de vie, où le portrait, les situations, le décor - Tokyo, Kyoto, Tateshina, Kamakura, ville ou montagne -, les aléas, les retournements, tout s'enchâsse naturellement. Fluidité d'un récit qu'on ne lâchera plus jusqu'à la fin, une fin qui n'en est pas vraiment une.

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  • La désobéissance de l'architecte est, par le biais d'une conversation avec Renzo Cassigoli, une biographie de Renzo Piano qui, de Gênes, nous mène au centre Georges-Pompidou, à Paris, de la Potsdamer Platz de Berlin à l'auditorium de Rome, du centre culturel Djibaou, en Nouvelle-Calédonie, au musée de Sarajevo, mais c'est aussi le manifeste d'un créateur enthousiaste, frondeur et réaliste, qui poursuit une véritable réflexion sociale sur les villes et les banlieues, enrichie d'une pensée éthique et esthétique sur le sens que nous entendons donner à nos vies.

  • Récit en trois parties d'un voyage entrepris au cours de l'été 1959 le long des côtes italiennes. Dans ce journal, Pasolini développe une réflexion sur la vie et la mort que lui inspirent les grands ciels d'été et les plages étincelantes de soleil. Un Pasolini inhabituel, à la fois journaliste et poète, fort épris de son pays et de ses habitants.

  • D'une personne disparue ne nous reste qu'une poussière d'images et de moments, une suite incohérente d'instantanés qui persistent inexplicablement et, pour ainsi dire, s'alourdissent avec le temps. Le disparu, ici, s'appelle Roland Barthes ; et ces quelques pages voudraient suivre les reliefs ténus qu'il a laissés dans la mémoire d'un ami, inventorier le disparate de quelques scènes, affronter les énigmes que laisse, dans l'esprit de l'un de ses proches, un homme qui fut un maître.

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