Arts et spectacles

  • Ouvrage consacré à l'oeuvre de joaillerie du couturier et créateur de mode parisien Erik Schaix. 288 pages couleur, relié cousu, cartonné sous coffret.

  • Bligny

    Collectif

    Monographie consacrée à l'oeuvre de Jean-Claude Bligny, comprenant plus de 250 reproductions couleur. Relié, cousu cartonné sous jaquette.

  • Une légende ancienne, transmise par les évangiles apocryphes de l'enfance du Christ, raconte comment le jeune Jésus, placé en apprentissage chez un artisan teinturier, sème le trouble et le désordre en désobéissant à son maître et en se montrant incapable d'apprendre une telle profession. Toutefois, un ou deux miracles lui suffisent pour rétablir la situation et susciter l'admiration de son entourage. L'étude de cette légende, ainsi que celle de nombreux autres documents - depuis les textes littéraires jusqu'aux comptes et archives notariés, en passant par les règlements vestimentaires, les lois somptuaires, les pigments et les colorants, les faits de lexique et les codes de l'image - permet à l'auteur de construire une véritable histoire symbolique et sociale des couleurs dans l'Occident médiéval.
    Elle lui permet également d'attirer l'attention sur le métier de tein­turier, longtemps mal considéré, sinon réprouvé, dans de nombreuses cultures. Parce qu'ils changent la couleur des draps, parce qu'ils transforment la matière, parce qu'ils semblent se livrer à des opérations diaboliques, les teinturiers suscitent méfiance et peur. En outre, au Moyen Âge, dans les villes drapières, ils sont en conflit permanent avec d'autres corps de métiers et avec une partie de la population, qui leur reprochent d'empuantir l'air et de salir les eaux de la rivière. Enfin, on leur fait grief d'enfreindre fréquemment les règlements et de tromper la clientèle en faisant passer pour denses et solides des couleurs légères et instables. Tant en latin que dans les langues vernaculaires, il y a bien synonymie entre teindre et feindre.
    Né en 1947, Michel Pastoureau est historien, archiviste paléographe et directeur d'études à l'École pratique des hautes études (Sorbonne, 4e section), où il occupe depuis 1983 la chaire d'histoire de la symbolique occidentale. Il a publié une trentaine d'ouvrages. Ses premiers travaux portaient sur l'histoire des emblèmes et les sciences qui s'y rattachent : héraldique, sigillographie, numismatique. Ses recherches actuelles portent sur l'histoire des animaux et des végétaux, sur l'histoire des images et, surtout, sur l'histoire des couleurs, domaine où il est devenu, au plan international, le premier spécialiste.

  • Les vitraux gothiques de la cathédrale de Chartres constituent l'ensemble vitré le mieux conservé et le plus complet du patrimoine universel.
    Depuis les travaux du chanoine Delaporte en 1926, aucune étude fondamentale n'avait rendu à ce chef-d'oeuvre exceptionnel l'hommage qui lui est dû. Le présent ouvrage comble ce manque et se passionne pour restituer aux verrières narratives leur cohérence oubliée : quelle mystique sous-jacente noue ensemble tous ces récits, quelle actualité et quel imaginaire trahissent-ils, quelles personnalités affleurent, quelle société, quelle politique, quelle Église s'écrivent dans ce livre gigantesque aux quinze cents images ?
    Les récentes campagnes de restauration ont rendu leur lustre aux verrières romanes, aux fenêtres basses de la nef et à quelques autres encore, qui brillent désormais de leur accord chromatique originel. Cette nouvelle clarté a permis de vérifier l'étonnante qualité de conservation de l'ensemble ; elle garantit la validité d'une étude iconographique, l'analyse stylistique, réservée à un autre volume, attendant pour être probante la suite des restaurations.
    Elle a permis aussi une campagne photographique dont cet ouvrage rend compte : toutes les verrières déjà restaurées sont ici reproduites. Un des buts de l'ouvrage est de proposer au lecteur un outil de travail efficace, grâce à la reproduction exhaustive de toutes les verrières basses de la cathédrale, avec des détails agrandis dans le fil du texte, suivi d'une série de planches qui les reconstituent entièrement, de manière à préserver à la fois l'intérêt du morceau choisi et de l'image intégrale. Seules les verrières non restaurées ont dû être restituées en noir et blanc, dans l'état, meilleur que celui d'aujourd'hui, où les avait vues Etienne Houvet au début du siècle. Les autres, reproduites en couleur et accompagnées de légendes et de schémas explicatifs, permettent au chercheur comme à l'amateur d'art de lire chaque verrière dans la plénitude de sa portée narrative.

  • Dekeyser

    Collectif

    Née en 1944, Danièle Dekeyser mène, avant de devenir le sculpteur que l'on connaît, une carrière de quinze ans dans le domaine publicitaire. Ce n'est qu'au tournant des années 1980 que, mue par l'envie de se donner corps et âme à son vieux rêve artistique, elle décide de suivre les enseignements de plusieurs ateliers d'arts graphiques et plastiques. Là, elle acquiert en peu de temps le savoir-faire technique indispensable à satisfaire son perfectionnisme naturel, mais plus important, la certitude d'avoir trouvé la voie d'une vie. Elle y développe rapidement les éléments destinés à faire son succès. D'abord un sens de la conception supporté par ses talents de dessinatrice, dont on peut encore voir de beaux exemples dans ses fusains, mines de plomb et sanguines. Ensuite la découverte, comme une évidence profonde, de la sculpture comme son moyen majeur d'expression, la menant vite à la reconnaissance publique, critique et institutionnelle. Entre autres prix et récompenses obtenues au cours de ses expositions, notons la Médaille du Président de la République obtenue au Salon interministériel 1995, le Grand prix Andrei-Graec 2002, décerné par la Fondation Taylor et consacrant l'excellence sculpturale de « l'Ecole française traditionnelle », ainsi que les Médailles d'or des salons Violet 2004 et de la Société des artistes français 2006. Aujourd'hui véritable monstre sacré plébiscité par les Salons dont elle est une ambassadrice de prestige, Danièle Dekeyser occupe une place tout à fait particulière dans le panorama des arts figuratifs contemporains. Arrivé à un rare degré de perfectionnement, son oeuvre exerce une fascination chez ses observateurs, qui n'en finissent pas de disserter sur l'aisance avec laquelle elle parvient à capter le pur relâchement qui caractérise tout corps vivant et qui ne se dévoile que dans les interstices de la volonté qui le meut. Ou encore sur la facilité avec laquelle elle semble faire jaillir ce sentiment de relâchement de la matière elle-même, et non pas le lui imposer de l'extérieur. Sensualité, naturel, quiétude, volupté... autant de mots qui ne font qu'approcher le phénomène sans pouvoir le décrire. Sa monographie nouvellement éditée est un objet indispensable pour tout amateur désireux d'en saisir et conserver l'essence.

  • La réflexion du professeur Li Ogg s'appuie à la fois sur une longue étude de l'histoire de ces mythes et de ces croyances tels qu'ils sont notés dans les textes historiques anciens et sur les résultats des fouilles archéologiques. A partir de ces recherches, il nous fait découvrir, de façon saisissante, l'évolution de la mentalité coréenne à travers les âges.

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