Leopard D'or

  • Du désastre de Roncevaux au bûcher des Templiers la violence domine dans les enluminures des livres d'histoire. Par une enquête minutieuse l'auteur s'attache à retrouver la signification de ces images. oeuvres de propagande ou simples reflets de l'esprit du temps, elles éclairent les progrès de l'idéologie royale.
    Cet ouvrage s'inscrit dans l'étude générale du pouvoir à la fin du Moyen-Âge.

  • Les Cahiers du Léopard d'or sont une publication nouvelle, consacrée à l'étude du Moyen Age sous tous ses aspects.
    Les publications consacrées au monde végétal dans l'Occident médiéval sont relativement rares et concernent pour l'essentiel la forêt. Délaissant celle-ci, le présent volume se consacre aux fleurs et aux jardins. Il publie quatorze contributions originales, qui mettent en valeur le rôle des jardins dans les sociétés de la fin du Moyen Âge, ainsi que la place des fleurs et de différentes plantes aromatiques, culinaires ou tinctoriales au sein de ceux-ci. Il étudie les soins que ces fleurs et ces plantes requièrent, les usages que l'on en fait, les savoirs qui les accompagnent et les symboles qui s'y greffent.

  • Cet évangile contient l'enseignement fondamental. il représente les étages du cheminement initiatique vers la Sagesse, cheminement présenté dans un festival de septenaires : du début à la crucifixion, l'Evangile de Jean nous montre sept journées de la vie du Christ, sept voyages, sept "miracles" (qui ont tous lieu lors de la septième journée), etc. Un véritable "livre de chevet" initiatique !

  • La liturgie est le domaine des symboles, c'est-à-dire des signes de reconnaissance par lesquels les fidèles d'une même foi l'expriment en commun par des textes (Credo, symbole des apôtres) et par des gestes (l'action liturgique).
    L'architecture, les objets, les éléments, les vêtements ne sont pas uniquement fonctionnels, ils évoquent une autre dimension. Seul le profane est visible, mais pour accéder à l'invisible la liturgie a recours au registre infini du symbole.
    Le crépuscule du Moyen Age en avait abusé, la période classique l'a remplacé par l'allégorie, le romantisme en a retrouvé le rôle, mais souvent réservé à une élite. L'aggiornamento liturgique du Concile Vatican II a partiellement réhabilité le symbolisme qui demeure une voie privilégiée du sacré.

  • Ouvrage consacré à l'oeuvre de joaillerie du couturier et créateur de mode parisien Erik Schaix. 288 pages couleur, relié cousu, cartonné sous coffret.

  • Bligny

    Collectif

    Monographie consacrée à l'oeuvre de Jean-Claude Bligny, comprenant plus de 250 reproductions couleur. Relié, cousu cartonné sous jaquette.

  • Edition de cet important armorial français du milieu du XVe siècle, recensant 1841 armoiries suivie d'une table héraldique détaillée et d'un index onomastique complet. L'ensemble forme une "photographie" de l'héraldique français sous le règne de Charles VII.

  • Pendant longtemps les historiens ne se sont guère préoccupés de l'animal. Ils ont abandonné celui-ci aux recueils d'anecdotes et à la "petite histoire", comme ils avaient l'habitude de le faire pour tous les sujets qui leur semblaient futiles ou marginaux. Depuis deux ou trois décennies, cependant, la situation a changé, et l'animal est enfin devenu un objet d'histoire à part entière. Dans cette mutation les médiévistes ont joué le rôle principal. A cela plusieurs raisons dont la première se trouve dans les documents médiévaux eux-mêmes : ceux-ci sont particulièrement bavards sur l'animal et sur ses relations avec les hommes, les femmes et la société. Il semble bien qu'en Occident, aucune autre époque ne l'ait aussi fréquemment et intensivement pensé, raconté et mis en scène.
    Le présent dictionnaire propose, pour chaque animal, un bilan de ce que l'étude des documents médiévaux nous apprend à son sujet. S'il donne, comme il se doit, la priorité aux bestiaires et aux encyclopédies, il tire également de nombreuses informations d'autres textes, des sources archéologiques et iconographiques, ainsi que des documents d'archives. Une orientation bibliographique complète chaque notice, et une importante bibliographie générale termine l'ouvrage.

  • Qui n'a pas entendu parler des célèbres «médailles» de plomb que Louis XI portait sur son chapeau ? Ces petits objets qui ont façonné l'image d'un roi pingre et superstitieux sont en fait des enseignes. Louis XI était loin d'être le seul à épingler des enseignes sur l'habit. Du XIIe au XVIe siècle, l'homme médiéval - de l'humble artisan au plus illustre prince - se couvrait de telles chosettes.
    L'enseigne n'est ni un accessoire servant à fermer des parties distinctes d'un habit, ni une broche décorative ordinaire. Portée avec fierté, elle est signe d'identité et désigne le pèlerin, le membre d'une maison princière, le partisan d'une faction politique. Elle est aussi un objet de mémoire puisqu'elle est un témoin d'un pèlerinage, d'une fête saisonnière ou d'une participation à un événement patriotique. Outre son rôle de souvenir, l'enseigne - qu'elle soit religieuse ou profane - est surtout réceptacle et diffuseur de merveilleux. Parce qu'elle portait l'image des reliques ou qu'elle avait touché les reliquaires, l'enseigne de pèlerinage assumait les fonctions originellement dévolues aux restes saints : elle pouvait guérir, ramener à la vie, protéger aussi bien le pèlerin que son entourage. Les enseignes montrant des diables, des sorcières, des créatures hybrides, des légions de phallus et de vulves anthropomorphes pouvaient également être sources de bienfaits. On reconnaissait à ces étonnantes figures le pouvoir de repousser toutes sortes de maléfices.

    Ce livre est la première étude générale sur les enseignes de plomb au Moyen Âge. Outre les origines, la fabrication, le commerce et la diffusion des enseignes, l'auteur s'attarde à retrouver les fonctions de ces objets longtemps méprisés mais pourtant présents dans tous les groupes de la société médiévale.

  • Le bestiaire du Roman de Renart, celui des cinq sens et des sept péchés capitaux, la composition des ménageries princières, la vision des couleurs au XIIIe siècle, les mutations du vert au XIVe, la naissance du noir et blanc au XVe, les usages médiévaux du gant et du sceau, l'histoire symbolique des arbres et du bois, l'histoire culturelle de la pomme...
    L'ouvrage de Michel Pastoureau conduit le lecteur sur des terrains variés. Tout au long de ce parcours, l'auteur souligne avec force combien l'histoire symbolique des animaux et des végétaux, des couleurs et des images, des signes et des songes, loin de s'opposer à l'histoire sociale, économique, politique ou religieuse, en constitue une des composantes essentielles. Pour l'historien, le symbole et l'imaginaire font partie de la réalité et doivent être étudiés comme des objets d'histoire à part entière.

  • Pour se manifester aux hommes, Dieu a-t-il recours à l'imagination ou bien est-ce l'homme qui, pour franchir les limites où sa raison se heurte, fait appel à l'imagination ?
    L'au-delà est le domaine privilégié de l'imagination.
    Ainsi la fonction de l'imagination se révèle à la fois indispensable, même en théologie, malgré les dérives que peut occasionner son emploi.

  • Ouvrage faisant le point de cette question, répondant avec précision aux questions des contradicteurs et reproduisant tous les portraits des légitimes chefs de la Maison de France depuis Henri comte de Chambord.

  • Les vitraux gothiques de la cathédrale de Chartres constituent l'ensemble vitré le mieux conservé et le plus complet du patrimoine universel.
    Depuis les travaux du chanoine Delaporte en 1926, aucune étude fondamentale n'avait rendu à ce chef-d'oeuvre exceptionnel l'hommage qui lui est dû. Le présent ouvrage comble ce manque et se passionne pour restituer aux verrières narratives leur cohérence oubliée : quelle mystique sous-jacente noue ensemble tous ces récits, quelle actualité et quel imaginaire trahissent-ils, quelles personnalités affleurent, quelle société, quelle politique, quelle Église s'écrivent dans ce livre gigantesque aux quinze cents images ?
    Les récentes campagnes de restauration ont rendu leur lustre aux verrières romanes, aux fenêtres basses de la nef et à quelques autres encore, qui brillent désormais de leur accord chromatique originel. Cette nouvelle clarté a permis de vérifier l'étonnante qualité de conservation de l'ensemble ; elle garantit la validité d'une étude iconographique, l'analyse stylistique, réservée à un autre volume, attendant pour être probante la suite des restaurations.
    Elle a permis aussi une campagne photographique dont cet ouvrage rend compte : toutes les verrières déjà restaurées sont ici reproduites. Un des buts de l'ouvrage est de proposer au lecteur un outil de travail efficace, grâce à la reproduction exhaustive de toutes les verrières basses de la cathédrale, avec des détails agrandis dans le fil du texte, suivi d'une série de planches qui les reconstituent entièrement, de manière à préserver à la fois l'intérêt du morceau choisi et de l'image intégrale. Seules les verrières non restaurées ont dû être restituées en noir et blanc, dans l'état, meilleur que celui d'aujourd'hui, où les avait vues Etienne Houvet au début du siècle. Les autres, reproduites en couleur et accompagnées de légendes et de schémas explicatifs, permettent au chercheur comme à l'amateur d'art de lire chaque verrière dans la plénitude de sa portée narrative.

  • Ce dictionnaire destiné à un large public définit des noms des principales monnaies en circulation dans l'Europe médiévale ainsi que tous les termes concernant la numismatique du Moyen-Âge. La plupart des notices sont accompagnées d'un dessin représentant la monnaie étudiée.

  • La couleur constitue aujourd'hui un des domaines de pointe de la recherche en sciences humaines. Non seulement l'histoire et l'histoire de l'art - longtemps peu intéressées par les problèmes de la couleur - mais aussi la sociologie, la linguistique, la philologie, l'ethnologie et l'anthropologie en ont fait un champ privilégié de leurs enquêtes les plus récentes. Un Cahier du Léopard d'or se devait d'en rendre compte.
    Le lecteur trouvera ici sept contributions qui le conduiront vers des régions, des époques et des sociétés très différentes : les couleurs de la peau en Grèce ancienne (Adeline Grand-Clément) ; la place des couleurs dans la Bible et le Talmud ((François Jacquesson) ainsi que dans le Coran et les contes des Mille et une nuits (Djamel Kouloughli) ; la distribution des couleurs sur les mosaïques de la Sicile normande au XIIe siècle (François Jacquesson et Pascale Dollfus) ; l'histoire et l'historiographie des drapeaux (Michel Pastoureau) ; un essai pour tenter de cerner la notion d'incolore au fil du temps et des définitions données de la couleur (Michel Pastoureau) ; la perception et l'usage des couleurs au Ladakh, région d'Himalaya (Pascale Dollfus). Le lecteur trouvera également dans cet ouvrage une introduction générale aux problèmes de la couleur dans les sciences humaines (Michel Pastoureau et François Jacquesson), ainsi qu'une volumineuse bibliographie.
    Ce volume 13 des Cahiers du Léopard d'or fait écho au volume 4, paru il y a vingt ans, en 1993, et consacré à l'histoire, à l'ethnologie et à la sociologie des couleurs. A bien des égards, il s'agissait d'un ouvrage pionnier.

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