Impressions Nouvelles

  • Nous fêterons le 26 septembre 2021 le 75ème anniversaire de la naissance de Blake et Mortimer, icônes légendaires. Leur créateur, Edgar P. Jacobs, n'estima jamais opportun de parler de sa vie privée.
    Baryton d'opéra à la gloire peu prospère, dandy contrarié à l'imagination féconde, premier assistant d'Hergé, victime des préjugés de la censure française, Jacobs a vécu sa carrière d'auteur de bande dessinée comme une véritable damnation. Et pourtant il aura fait rêver plusieurs générations de lecteurs...
    Cette biographie, nourrie de documents rares et de témoignages inédits, fait enfin sortir de l'ombre la personnalité discrète, anxieuse et attachante de ce grand artiste qui aura signé un pacte d'éternité grâce à la bande dessinée...

  • Hergé et la presse ; ses bandes dessinées dans les journaux du monde entier Nouv.

    C'est dans la presse que sont nées les Aventures de Tintin, il y a bientôt un siècle, puis qu'elles y ont été massivement diffusées. Dans Hergé et la presse, Geoffroy Kursner retrace en détail l'histoire chronologique des parutions des bandes dessinées d'Hergé dans les périodiques (plus de trois cents titres) imprimés aux quatre coins du monde (plus de quarante pays, dont la Grèce, l'Iran, l'Inde ou le Venezuela). Par ailleurs, l'auteur en propose une analyse sous plusieurs angles (historiques, contractuels, techniques et promotionnels) et évoque des dizaines de projets avortés et de parutions incomplètes ou inachevées. Enfin, il offre un inventaire le plus exhaustif possible des parutions avérées (pays par pays, périodique par périodique).
    L'ouvrage fourmille d'informations inédites, l'auteur ayant pu s'appuyer sur une bibliographie riche et polyglotte, diverses archives, ainsi que des collections publiques ou privées. Il est agrémenté de nombreuses illustrations, rares ou jamais vues.
    Né à Genève, Geoffroy Kursner est juriste. Passionné d'histoire et de littérature en tous genres, il est l'auteur de plusieurs ouvrages et articles. Il est membre de diverses associations tintinophiles (aux quatre coins de l'Europe) et collabore régulièrement à la revue Hergé au pays des Helvètes.

  • Caroline Lamarche déroule la saga d'une famille née à Liège au début de la révolution industrielle et devenue pionnière de la métallurgie du zinc dans les Asturies. Elle raconte les travaux et les jours de ses aïeux, dans une Europe qui nourrit encore des rêves d'expansion. Les personnalités qu'elle aborde, les voix féminines qu'elle relaie, l'hommage rendu à un père qui lui a ouvert le chemin des archives, font d'elle l'héritière éclairée d'une légende familiale ardente et cosmopolite.
    « Ces odeurs, celle du labeur industriel comme celle de l'opulence, appartiennent à une enfance disparue. Elles disent le berceau intranquille, la limousine détestée et les fenêtres ouvertes sur un air qui ne conserve que la mémoire de ma difficulté à trouver mon souffle, ma place. »

  • Imaginez qu'une femme (elle s'appelle Jeanne) arrive dans un hôtel (avec vue sur la mer) et s'y installe sans trop penser à rien (elle est en fugue). Imaginez aussi les personnages qui gravitent autour d'elle dans cet univers très singulier (le compagnon abandonné, le réceptionniste, la serveuse, le couple de vacanciers avec deux enfants).
    Imaginez encore que l'histoire de cette arrivée se répète sept fois, mais toujours autrement, car l'hôtel n'est jamais au même endroit (à la fin, on est même en pleine montagne) et qu'à chaque reprise Jeanne et les autres personnages (ils portent toujours les mêmes noms) se rencontrent, se rapprochent, se perdent d'une façon qui se ressemble sans se ressembler tout à fait.
    Enfin, laissez-vous emporter par l'imagination d'Hélène Gaudy, qui invente avec ces bribes élémentaires la plus subtile histoire d'amour et de solitude emmêlés. Cette jeune auteure construit peu à peu un premier roman des plus originaux aux accents souvent durassiens, un récit-kaléidoscope autour du besoin de se mettre en retrait et de ce qu'un refuge a parfois d'illusoire. Son observation aiguë des rapports humains d'aujourd'hui et son habileté à nouer une intrigue avec les éléments les plus simples font de Vues sur la mer une véritable révélation.




  • Ce récit-mémoire est celui d'une enfance. Dans ces années-là, les adultes étaient libérés. De contrit à sans tabou, le sexe était au coeur de tout. Joyeux, bardés de musiques et d'électroménager, les parents laissaient leurs petits avec des paquets de surgelés pour partir à l'étranger. Et cette insouciance qui faisait tant ambiance... L'indicible : les corps d'enfants photographiés, chosifiés et - au passage - abîmés. Cela se passe dans une sorte de ghetto qu'il faut fuir - et oublier.
    Quarante ans plus tard, la narratrice revient vers le lieu délaissé ; et retrouve les émotions qui l'avaient habitée. Elle cingle ses personnages, assemble les épisodes. Vient enfin une image, et sortent les non-dits. Dire, aujourd'hui, sans pudeur, ce que leur liberté a coûté à... ces enfants-là.

  • Chevalier Jedi (sous le nom d'Anakin Skywalker) avant de devenir Seigneur Sith, Dark Vador est le personnage central de la célèbre saga cinématographique Star Wars conçue par George Lucas dès le milieu des années 1970. Son apparence effrayante, son charisme intimidant et son terrible destin en ont fait l'une des plus grandes icônes de la culture populaire. Pour beaucoup de jeunes spectateurs, il incarne le Mal absolu, mais l'intérêt de la figure réside peut-être davantage dans ses ambivalences. Car qui n'a jamais été tenté par le côté obscur ?

  • En 2021, Bob Dylan fêtera à la fois ses quatre-vingts ans et les soixante ans d'une carrière particulièrement prolifique. Depuis son premier disque enregistré à l'âge de vingt ans jusqu'au triomphe post-confinement de Rough And Rowdy Ways, il aura ainsi publié 39 albums studio et 6 albums live... du moins officiellement ? ! Car, en réalité, ce sont des milliers de références qui sont aujourd'hui proposées sur le marché.
    Entre l'exhumation de ses archives inédites via notamment la collection des Bootleg Series, l'importance jamais démentie du marché pirate depuis le mythique Great White Wonder, l'entrée dans le domaine public de ses premiers enregistrements, la prolifération de compilations en tous genres, sans oublier les innombrables reprises de ses chansons par d'autres artistes, la discographie dylanienne est un labyrinthe vertigineux.
    Cet ouvrage vient combler un manque. Destiné tant au collectionneur qu'au néophyte, il offre, en plus de 200 notices, une cartographie précise de la carrière et l'oeuvre deBob Dylan à travers une liste de 176 disques et coffrets, officiels ou non, accompagnée d'une sélection de 46 livres et films. Bien plus qu'un énième livre sur le Zim, Dylanographie est destiné à devenir le guide indispensable à quiconque souhaite appréhender cette oeuvre imposante dans toute sa "? multitude ? " .
    Docteur en Cinéma, Nicolas Livecchi est spécialiste de Steven Spielberg auquel il a consacré deux ouvrages publiés aux Impressions Nouvelles. Egalement producteur et réalisateur, il est depuis bientôt quinze ans en charge du développement et responsable du comité de lecture chez Why Not Productions. Dernièrement, il a supervisé l'adaptation du roman de Leïla Slimani Chanson douce avec Karin Viard et collaboré à l'écriture du nouveau film de Jacques Audiard Les Olympiades.

  • CONVERSATIONS AVEC JACQUES SAMSON Un auteur de bandes dessinées n'est pas fait que de bandes dessinées ; c'est ce dont atteste la variété des travaux graphiques, des rencontres, des affinités, des expériences, des propos que vous trouverez dans cet ouvrage. Il illustre l'appétit qu'a Emmanuel Guibert, l'auteur du Photographe, de La guerre d'Alan, d'Ariol et de nombreux autres livres pour petits et grands, de créer en bonne compagnie.

  • Dans Hunger Games, l'Amérique régresse et se morphe en un reflet tordu de la République de Rome.
    Les ors baroques du Capitole rappellent les rêves de grandeur dévastateurs de Napoléon, des fascistes italiens ou même des nazis. Rebelle et réincarnation pop de Diane chasseresse, Katniss Everdeen écrit une contre-histoire des États-Unis à l'encre de son arc.
    Célébrons l'insoumission de Katniss Everdeeen, « la fille du feu » star de ce brûlot militant contre l'absolutisme.
    Cette jeune femme forte délivrée des diktats de ce que le monde patriarcal nomme la beauté est une athlète combattive, loyale et déterminée. Gladiatrice, Robine des bois, gagnante de Koh-Lanta, elle inspire encore, avec son salut à trois doigts, les manifestants prodémocratie à Hong Kong.

  • La capacité de convaincre à un casting, de préparer un rôle, de collaborer non seulement avec les cinéastes mais avec les scénaristes, les responsables des costumes, des coiffures, du maquillage et de l'image, afin de livrer une part de soi à la caméra et aux spectateurs, à travers les mots ou la vision des autres, voilà ce dont il est question dans cet ouvrage. Maintes fois récompensés, les interprètes à qui nous donnons ici longuement la parole ont des visages, des corps, des voix qui font la fierté et la singularité du cinéma français actuel. Cette part de création, Jean-Pierre Darroussin, Karin Viard, Bérénice Bejo, Corinne Masiero, Swann Arlaud et Damien Bonnard la doivent à leur talent... et à leur travail.

  • Parenthèse, c'est l'histoire de deux amoureux, Samantha et Antoine, et de leur voyage. "Lorsque j'écris, j'utilise très rarement des parenthèses. On pense que ce qui est entre parenthèse est superflu, que c'est accessoire. Une précision, tout au plus. Et pourtant... Quelle beauté que cet arc de cercle qui s'ouvre, sans que l'on sache exactement quand le refermer. Une parenthèse, elle n'isole pas forcément, non.
    Elle encadre. Elle met à distance. Antoine et moi avons tracé un arc de cercle derrière nous, que nous refermerons en temps voulu. C'est une brèche que nous ouvrons dans notre quotidien, pour vivre autrement. Nous avons décidé de nous accorder du temps, du temps pour marcher, errer, s'émerveiller, se perdre, observer, rebrousser-chemin, sentir, oublier, créer, s'ennuyer, voir. Par ce voyage, nous remettons tout en jeu.
    Nos habitudes, nos convictions, nos modes de vie. Et ce périple sera marqué par... Les premières lueurs de l'aube incendiant les contours incertains de Montréal, nos corps qui plongent dans l'eau bouillante d'un Onsen creusé à même la roche, encerclé par les vagues de l'océan Pacifique, le goût sucré-amer d'un cocktail savouré en haut d'un gratte-ciel vertigineux à New York, un van qui s'élance sur la ligne de bitume infinie, qui coupe les étendues désertiques en deux, une yourte circulaire en bois, dans laquelle on se love pour lutter contre le froid, au bord du Saint Laurent, une minuscule maison bleue dans les herbes secouées par le vent, les miroirs des lacs canadiens, troublés par les plongeons des castors que l'on observe depuis la rive.
    Dans un virage, un groupe de macaques japonais occupant le bitume pour s'épouiller, jouer, courir, de longues heures de marche entre les cheminées ocres d'un canyon, un discret sentier dans la forêt tropicale, qui débouche sur une plage déserte ourlée d'eau turquoise, les silhouettes torturées des Joshuas Tree sur le sable s'étirant jusqu'à l'horizon, la nuit tombée, nos mains qui se nouent sous le dôme en verre d'une serre, une bague dans un coquillage, des larmes, des rires et des baisers humides".
    Samantha Bailly consacre sa vie à l'écriture. Autrice, scénariste et vidéaste, elle a publié une trentaine d'ouvrages dans des genres très divers, allant de la littérature générale aux mangas, en passant par les albums jeunesse. Cette parenthèse est pour elle un nouveau laboratoire créatif. Antoine Fesson est passionné de voyages. Il a parcouru l'Amérique du Sud, gravi le Kilimandjaro, exploré la jungle amazonienne, s'est retiré dans un temple au Népal.
    Passionné de photographie, ce voyage a été l'occasion de capter des moments uniques.

  • Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le camp de concentration de Stutthof, une femme du nom de Flora dirigeait un théâtre de pain. Avec une partie de sa maigre ration, elle modelait de petites figurines. Le soir, en cachette dans les toilettes, elle et quelques prisonnières animaient ces acteurs de mie devant des spectateurs affamés et promis au massacre. Où qu'il soit, quelle que soit l'époque, l'être humain est entouré d'histoires et a besoin d'histoires. Cela lui est aussi vital que l'oxygène.

    Depuis plus de vingt ans, il existe un livre qui parle de ce besoin : La dramaturgie d'Yves Lavandier. Un livre devenu culte dans les milieux professionnels.

    La dramaturgie se présente comme l'équivalent contemporain de La poétique d'Aristote. C'est donc un traité sur les mécanismes du récit, leur raison d'être et leur signification. Mais alors que le philosophe n'avait que les pièces grecques pour illustrer son ouvrage, Yves Lavandier peut s'appuyer sur un répertoire beaucoup plus riche, puisant ses nombreux exemples dans le théâtre, le cinéma, la télévision, les contes et la bande dessinée.

    La dramaturgie fait aujourd'hui l'objet d'une nouvelle édition aux Impressions Nouvelles. Yves Lavandier a révisé son livre pour l'occasion. Il s'adresse en priorité aux dramaturges et aux scénaristes (débutants comme professionnels), mais il intéressera tous les partenaires des arts du récit, acteurs, producteurs, metteurs en scène, dessinateurs, et même les spectateurs curieux de mieux comprendre le théâtre, le cinéma ou la bande dessinée, et les rapports que ces arts entretiennent avec la vie

  • Une approche de l'histoire nationale à travers le destin de deux familles d'exilés, Jacob, Bentzi et Stacia d'une part et Jean, Charles et Madeleine d'autre part. Leurs parcours chaotiques évoquent les difficultés pour arriver dans un pays, s'y installer et s'y intégrer sans renier leurs racines.

  • On dit parfois que c'est la censure qui fait la pornographie : l'exploitant du cinéma ABC, salle porno en activité entre 1972 et 2013 sur un boulevard du centre de Bruxelles, devait bien s'en amuser.
    Comme devant tous les cinémas du monde, on pouvait découvrir dans les vitrines de l'ABC des photos donnant un avant-goût des films à l'affiche. Mais la publicité qui s'offrait ici au regard des passants portait des marques bien particulières : l'exploitant censurait ses images avec toute une série d'accessoires de papeterie. Les touches de censure, pour le moins artisanales apportent une qualité esthétique et une dimension inattendue, dissimulant et soulignant à la fois. Ce catalogue montre comment la censure peut devenir un objet de provocation et refléter les limites morales d'une époque.

  • Dans Les Perséides, Jean-Paul Marcheschi propose une autobiographie fragmentaire, d'une extraordinaire puissance d'évocation. Comme Fellini dans son film Amarcord, le peintre revient sur les moments les plus marquants de son enfance et sa jeunesse.
    Ce livre est aussi un exercice de gratitude. C'est à travers les friches de la mémoire, ses abandons, ses broussailles, que l'auteur se fraye un chemin. « Il arrive un moment dans nos vies où nous sommes littéralement les derniers témoins. Et les noms de ceux que nous avons aimés, les lieux également, les sensations, ne tiennent plus qu'à nous, et nous sommes les seuls à pouvoir en opérer la sauvegarde. »

  • Cyd Charisse et Fred Astaire marchent côte à côte dans un parc nocturne. Ils traversent sans s'arrêter une piste de danse où évoluent des couples, puis se retrouvent seuls dans un espace éclairé par la lune, tandis que la musique a changé de mélodie. Ils ne marchent déjà plus et ne dansent pas encore. Ce moment iconique de Tous en scène (The Band Wagon, 1953), mis en scène par Vincente Minnelli, produit par Arthur Freed pour la MGM, chorégraphié par Michael Kidd sur une musique d'Arthur Schwartz, est exemplaire d'un genre, le musical classique hollywoodien, qui célèbre l'art de la transition entre un réel quotidien et un imaginaire magique, fantasmé, spectaculaire.

    Comment ce genre cinématographique est-il né et a-t-il évolué ? quelle relation garde-t-il avec ses origines théâtrales ? à quel point a-t-il réussi à conjuguer la singularité d'une vision créatrice et la collaboration d'incomparables savoir-faire ? sous quelle forme se perpétue-t-il jusqu'à aujourd'hui ? Du Chanteur de jazz (1927) à La La Land (2016), en passant par le génie de Busby Berkeley, de Gene Kelly et de Bob Fosse, ou par les réflexions inédites de Ginger Rogers, cet ouvrage qui réunit les meilleurs spécialistes du musical tente de répondre à ces questions, en remontant aux sources de notre bonheur.

  • L'oeuvre de René Magritte est très populaire, c'est sûr. Pourtant, les théoriciens de la peinture affichent parfois à son égard un certain dédain. Mauvaise peinture, ose-t-on dire. Chacun en juge comme il l'entend... mais ces critiques ont-ils saisi l'intention attachée à cette oeuvre ?? Car un travail de la pensée la traverse. J'irais jusqu'à dire que l'oeuvre de Magritte est cela même : l'exercice d'une pensée en images.
    Dans ce livre, je propose une enquête. Prenant appui sur les dits et écrits du peintre, je tente de retrouver cette pensée en images. En eux-mêmes les tableaux n'y donnent pas accès : on aurait beau les interpréter, on ne découvrirait pas encore leur nécessité. Alors je les mets en rapport avec des concepts philosophiques. Je montre, à partir de sept études, que les images créées par Magritte sont comparables à des arguments et qu'elles témoignent, au sein de l'oeuvre, d'une ressemblance avec la réflexion de philosophes tels que Platon, Kant, Hegel, Nietzsche, Wittgenstein ou Sartre, sans compter Michel Foucault.
    Sémir Badir : Titulaire d'un mandat permanent du Fonds National belge de la Recherche Scientifique et maître de conférences à l'université de Liège, Sémir Badir applique l'étude sémiologique au bénéfice des sciences humaines, des lettres et des arts.

  • Cet essai interroge Portier de nuit un filmculte, chef d'oeuvre de la cinéaste, qui suscita bien des controverses à sa sortie en 1974. Il questionne l'esthétique de Liliana Cavani, la lecture qu'elle produit du nazisme, le lien d'amour qui lie un ancien bourreau et sa victime. A partir de la notion de « zone grise » forgée par Primo Levi, il ausculte la figuration des pulsions, les dédales de la mémoire, la représentation de situations extrêmes ainsi que le jeu transcendant de Charlotte Rampling et Dirk Bogarde.
    En analysant Portier de nuit, le livre approche l'oeuvre d'une cinéaste que Pasolini qualifiait d'« hérétique et de révolutionnaire ». La caméra de Cavani sonde les mouvements du désir, des forces transgressives et les points de crise de l'Histoire.

  • Denis Lavant est l'une des figures les plus singulières du théâtre et du cinéma français. Dans ce formidable autoportrait, il évoque de manière sincère et généreuse ceux qui ont le plus compté dans son parcours : Antoine Vitez et Leos Carax, Bernard Sobel et Claire Denis, Louis-Ferdinand Céline et Samuel Beckett...
    Il rend hommage aux Enfants du Paradis, à Charles Chaplin et au mime Marceau, à Pasolini et à Rimbaud.
    Inoubliable interprète des Amants du Pont-Neuf et Holy Motors, remarquable lecteur, Denis Lavant est aussi un acteur très physique, fasciné par le cirque et les arts de la rue.

  • Apprenez à concevoir les fondations de votre histoire et à maîtriser des outils aussi variés que les jalons, la structure enrichie ou les sous-intrigues thématiques. Découvrez comment créer la trajectoire interne d'un personnage et comment la théorie fractale peut être appliquée à l'écriture d'un récit. Voyez comment éviter les facilités et les deus ex machina.
    Maîtrisez l'installation et l'exploitation de ce puissant outil qu'est l'ironie dramatique. Trouvez des centaines d'astuces sur le sens, la comédie, le pitch, les fins, la caractérisation, les enjeux, les méchants...

  • L'Atelier du scénariste examine l'écriture pour le cinéma, du point de vue du métier comme de la création. Le métier, c'est la maîtrise d'un langage particulier, et l'utilisation de principes narratifs souvent méconnus. La création, c'est la dimension personnelle, à la fois originale, féconde et universelle, que certains scénaristes parviennent à apporter, malgré les contraintes du genre. On découvrira ici comment rédiger un synopsis et une continuité dialoguée, comment concevoir un protagoniste, comment distinguer l'épaisseur d'une histoire de la simple trame du récit.
    Cet ouvrage examine le cas d'une adaptation, il veille à distinguer le protagoniste du héros et l'antagoniste de l'ennemi, précise la fonction de la voix off et les ressources du flash back, révèle qu'un prologue peut contenir le secret d'un film tout entier - et bien d'autres choses encore. Il fournit aussi des conseils aux jeunes scénaristes, un plan de travail pour les enseignants, et des aperçus sur le rapport entre le scénario et la vie.
    Des exemples nombreux - puisés dans les films classiques de Billy Wilder et Jean-Pierre Melville, dans Le Mépris et Le Satyricon, mais aussi chez Pedro Almodovar, Clint Eastwood, David Lynch et Jacques Audiard, ou dans les exploits d'Indiana Jones et de Spiderman - enrichissent cet essai qui remet l'écriture au centre du processus de création. Professeur de scénario à la Sorbonne et à l'Université libre de Bruxelles, Luc Dellisse se passionne pour la littérature autant que pour l'enseignement.
    Aux Impressions Nouvelles, il a déjà publié deux essais, L'Invention du scénario et Libre comme Robinson, et quatre romans : Le Jugement dernier, Le Testament belge, Le Professeur de scénario et Les Atlantides.

  • Issu d'une famille d'origine rwandaise vivant à Bruxelles, Antoine s'intéresse depuis son plus jeune âge à l'histoire des Africains transportés dès le XVIIIe siècle en Bolivie par les colons espagnols pour travailler dans la mine d'argent de Potosí. Antoine rêve de rencontrer cette communauté d'Afro-descendants qui séjourne encore aujourd'hui dans l'une des villes les plus hautes du monde. Quand il parvient enfin à faire une pause de son travail d'infirmier pour se rendre à Potosí, il est loin d'imaginer la portée initiatique de son voyage.
    C'est Alba Luz, une beauté métisse, qui va l'entraîner dans un nouveau monde, bien au-delà de son pays natal et de son pays d'accueil. Dans En quête de nos ancêtres, Joseph Ndwaniye nous plonge dans cet héritage culturel métissé qui permettra aux protagonistes de prendre conscience de leurs identités multiples et communes, nourries de traditions africaines, européennes et latino-américaines et ainsi se rapprocher de leurs ancêtres, et peut-être d'eux-mêmes.
    Joseph Ndwaniye, né au Rwanda en 1962, est un écrivain et infirmier belge. Il travaille au sein des Cliniques universitaires Saint-Luc de Bruxelles, dans un service pour patients traités par la greffe de moelle osseuse. Son premier roman, La Promesse faite à ma soeur, a été finaliste du Prix des Cinq continents ? ; il a été récemment réédité dans la collection de poche Espace Nord.

  • Récit d'une passion amoureuse entre Chenda et Frédéric, depuis les premières semaines jusqu'à leur installation en couple. Installés au Japon, ils affrontent les contraintes du quotidien, un voisin raciste, les superstitions, etc.

  • Après, depuis est un livre de deuil. Cette chose tout à fait commune, ce thème en soi banal se voient traités ici sur un mode particulier, qui fait basculer le ton forcément subjectif de l'expérience unique vers un cadre plus général, non pas impersonnel mais susceptible d'être investi par n'importe quel lecteur. En six étapes, de la chambre vide à la maison à vendre, chacune d'elles rédigées et composées dans un style et un rythme différents, ce livre fait le tour de ce qui reste et de ce qui change après la mort d'un être aimé.
    Le ton du livre rappelle par moments les grands textes lyriques de John Ashbery, mais aussi la fantaisie des listes telle qu'on la trouve chez Borges ou Sei Sh ? nagon. L'essentiel pourtant est le souci de lisibilité, puis la tentative de dépasser le vécu purement individuel. Après, depuis est une élégie dont la grande ambition est d'offrir un écho, certes décalé mais parfaitement reconnaissable, de la vie de ses lecteurs.
    Auteur francophone de langue maternelle néerlandaise, Jan Baetens est l'auteur de quelque vingt recueils de poésie, dont SLAM, poèmes sur le basketball, Cent ans de bande dessinée (en vers et en poèmes), Vivre sa vie, une novellisation en vers du film de Jean-Luc Godard ou Ici, mais plus maintenant. Les styles et thèmes de ces livres varient considérablement, mais leur point de départ est toujours le même : la vie quotidienne, refaite et repensée par la littérature.
    Il est également l'auteur de nombreuses études sur les rapports entre textes et images, dont récemment Le roman-photo (en collaboration avec Clémentine Mélois, éd. du Lombard) et Adaptation et bande dessinée (Les Impressions Nouvelles). Aux éditions JBE, il vient de publier le "? remix ? " d'une collection privée de ciné-romans-photos, Une fille comme toi.

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