Patrick Delaroche

  • Le psychodrame psychanalytique individuel (PPI) permet à un patient (enfant, adolescent, adulte) de mettre en scène de façon improvisée et ludique les fantasmes qu'il ne pourrait ni dire ni même se représenter en relation duelle. Cette technique, créée dans les années 1950 par Serge Lebovici, se développe considérablement dans tous les centres, CMP, CMPP en particulier, qui s'occupent d'enfants et adolescents désirant une aide psychologique mais incapables au départ d'associer leurs idées comme le veut la psychothérapie psychanalytique. L'ambition de cet ouvrage est de faire connaître cette méthode de traitement des blocages psychologiques basée sur le jeu improvisé et mise en oeuvre par des psychanalystes.

  • Peut-on devenir fou ?

    Patrick Delaroche

    • Eres
    • 1 Septembre 2004

    L'éclosion à l'adolescence de la psychose, déjà là bien entendu dans les premières années, démontrerait s'il le fallait qu'il existe bien un processus ou une opération adolescente mobilisant profondément l'inconscient.
    Cette mobilisation explique que l'adolescence puisse voisiner avec la psychose. Les adolescents, comme les psychanalystes se posent alors les questions suivantes : l'adolescence est-elle une seconde chance ? Une (bonne) rencontre pourrait-elle éviter la folie à celui (ou celle) dont c'est la destinée ?
    Les membres du Bachelier s'exposent ici dans un travail clinique autour de la folie adolescente où l'analyste ne peut qu'engager sa responsabilité sans échappatoire.

  • Sur le plan médical, l'idée de guérir suscite souvent de l'ambivalence chez le malade.
    La souffrance, en effet, n'a pas que des inconvénients car elle éveille l'attention de l'autre et offre un statut. De plus, elle a cette vertu d'atténuer le sentiment inconscient de culpabilité dont parle Freud. Sur le plan psychique, si les symptômes qui traduisent une interdiction de vivre, d'être heureux, de jouir, peuvent être très douloureux, ils instaurent un équilibre : souffrir permet aussi de payer sa dette.
    C'est pourquoi la psychanalyse fait peur. Et une fois la démarche engagée, il est difficile d'avancer : la culpabilité et le masochisme nourrissent les résistances. A l'aide de cas cliniques très parlants, Patrick Delaroche explique comment le patient peut prendre conscience, non sans lutter, de ses déterminismes en les réactivant dans le transfert sur l'analyste, et se débarrasser de ses symptômes.
    En d'autres termes, il montre comment la psychanalyse guérit.

  • C'est autant son expérience clinique des troubles de l'adolescence que sa réflexion sur certaines difficultés de la cure analytique qui ont conduit Patrick Delaroche à un examen systématique de la question du narcissisme en psychanalyse.
    Ce concept est problématique chez Freud lui-même puisque, avec l'idée d'un narcissisme primaire, il suppose chez le petit enfant un amour de soi antérieur à la constitution même d'une image de soi, d'un moi. D'où vient en fait le narcissisme de l'enfant ? De celui que les parents projettent sur lui ou de son identification à l'objet du désir de l'Autre, le phallus que désire la mère et dont il occupe la place pour un temps ? La relecture des textes fondamentaux de Freud sur la question comme celle de la théorie du stade du miroir chez Lacan mène Patrick Delaroche à préciser le statut des différentes instances psychiques : moi, moi idéal, idéal du moi, surmoi.
    Relevant la dimension incestueuse du moi idéal, il met au contraire en évidence la fonction tierce de l'idéal du moi. Il dessine ainsi le double visage du narcissisme en regard des travaux de Grunberger, Kohut et André Green, et souligne le rôle de l'idéal du moi, instance symbolique mais précaire, dans la clinique de l'adolescence. Il y introduit par une réflexion sur le mythe du Graal et sur les grands récits autobiographiques de Julien Green.
    Enfin la relation d'une cure de schizophrène le conduit à prendre position dans le débat actuel sur la clinique des dépressions. Faut-il se résigner à l'impuissance de ceux qui préfèrent invoquer une origine constitutionnelle du sujet ou interroger les effets mêmes que peuvent induire la psychanalyse, son cadre, ses indications, voire les résistances de l'analyste ?

  • De plus en plus rpandue mais toujours mconnue, la psychothrapie d'enfants vous est ici explique dans un souci d'information claire et ddramatisante.

  • Vivant une mutation compliquée, les adolescents sont partagés entre une attitude de défi à l'égard du monde des adultes et une difficulté à faire le deuil de l'enfance.
    Quand l'une de ces tendances s'exacerbe, cela peut devenir un " problème ".
    L'auteur, pédopsychiatre et psychanalyste, éclaire les parents désorientés :
    * comment comprendre l'angoisse, les blocages ou les inhibitions de son enfant ?
    * à partir de quand la déprime ou la morosité de l'adolescent devient-elle une vraie dépression ?
    * que faire lorsqu'il prend des risques physiques inconsidérés ?
    * comment réagir face à la drogue ?
    * de quelle manière répondre au problème de l'anorexie ?
    * que signifie la tentative de suicide ?
    * comment comprendre ses propres sentiments face à cet ado ?
    * quand faut-il consulter et quelle aide apporter ?
    Dans cet ouvrage complet et synthétique, le docteur patrick delaroche passe en revue tous les problèmes qui peuvent se poser lors de cette période délicate et apporte une aide précieuse aux parents soucieux de comprendre leur enfant.

  • Bouleversements physiologiques, psychiques, relations familiales, amitiés, amour, sexualité, l'adolescence est une période de turbulences pour l'enfant, comme pour ses parents. Dans cette traversée mouvementée, comment accompagner un adolescent tiraillé entre le défi d'exister par lui-même et le deuil - parfois douloureux - de l'enfance ? Le pédopsychiatre Patrick Delaroche, grand spécialiste de l'adolescence, livre ici un message clair aux parents d'adolescents : ils ont - encore - un rôle fondamental à jouer. Par leur soutien, leur écoute, la qualité de leur amour, la place que chaque conjoint laisse à l'autre, le modèle de vie qu'ils donnent à voir, et les limites - indispensables - qu'ils doivent poser. Un livre phare qui nous éclaire sur cette période clé et nous aide à ne pas perdre de vue notre vrai rôle de parent : aider nos enfants à devenir des individus autonomes. Et heureux.

  • La notion d'adolescence a été théorisée par Freud dès 1905 comme un moment clé du développement psychique de l'individu. Mais c'est dans les années 1960 que Pierre Mâle a opéré l'articulation entre l'expérience clinique des adolescents et la théorisation de celle-ci.
    L'auteur clarifie cette articulation. Il récapitule tout d'abord les fondements théoriques en dégageant l'idée d'un processus inconscient qui réactive le complexe d'oedipe et le stade du miroir. Il évoque ensuite - en développant de très nombreux cas - les avatars et les tentatives de rupture de ce processus qui en dessinent la pathologie. Il prend en compte à la fois les manifestations normales de la « crise d'adolescence » et les troubles particuliers à cette période qui s'étend aujourd'hui souvent de la puberté à la trentaine. Il fait enfin le point sur l'ensemble des traitements proposés face à cette crise, du simple entretien à la pschanalyse en passant par le soutien psychologique et la guidance des parents.

  • "il est interdit d'interdire".
    Ce paradoxe est révélateur d'une société oú l'autorité parentale a tendance à décliner et oú l'image des pères s'affaiblit tandis que les mères craignent d'être trop autoritaires. or, l'expérience vécue et l'observation clinique prouvent que l'enfant a besoin de limites pour se construire. l'attitude des parents qui n'osent pas dire non entraîne une perte des repères au lieu de servir l'éducation.

    • en quoi l'interdit est-il nécessaire ?
    • que faut-il refuser ?
    • doit-on punir et comment ?
    • comment réagir face aux transgressions ?
    • quelle attitude adopter en matière de sexualité ?.

  • La puberté est un "cap", moral et physique. L'adolescent y réagit par la révolte ou la déprime et la relation avec lui est souvent très tendue et passionnelle. Les parents désemparés se croient souvent coupables mais ils doivent surmonter ce sentiment pour rester parents, c'est-à-dire encadrer l'adolescent. Et, parce que toute la difficulté pour eux est de ne pas attiser les conflits, ils oscillent alors entre trop permettre et tout interdire.

    - Comment comprendre la révolte et l'agressivité de l'adolescent ?
    - Quelle est la place spécifique du père à l'adolescence ?
    - Que cachent les problèmes de scolarité ?
    - Faut-il accepter toutes les extravagances ?
    - Quelle attitude adopter vis-à-vis de la sexualité de l'adolescent ?
    - Comment réagir face aux conduites à risque ?
    - Jusqu'où supporter les difficultés de cohabitation ?
    - Comment aider l'adolescent quand il va mal ?

    Avec cet ouvrage, le docteur Patrick Delaroche, pédo-psychiatre et psychanalyste, auteur notamment de Adolescence à problèmes et de Parents, osez dire non ! aide les parents à garder leur place, à être vigilants sans être intrusifs, et à concilier indulgence et autorité. Car, si l'amour est compréhensif, il implique également d'être ferme.

  • Même si le bonheur n'est pas un concept psychanalytique, la psychanalyse peut aider à l'atteindre en déjouant les nombreux obstacles qui empêchent de se sentir heureux.
    En effet, parce qu'il est lié aux questions de l'identité et du désir à travers l'amour et la sexualité, mais aussi qu'il s'enracine dans un besoin de toute-puissance qui remonte à l'enfance, le bonheur rencontre des freins qui ne sont pas toujours là où on le croit. A notre époque où tout est consommation-le bonheur comme le soin -, Patrick Delaroche nous invite à écouter la voix de la psychanalyse, au-delà des polémiques, pour découvrir les conditions à partir desquelles le bonheur devient possible.

  • Que faire quand un enfant a des difficultés à l'école ou en famille, quand son comportement montre qu'il est en souffrance ? Aujourd'hui, l'école, l'entourage, la culture ambiante incitent les parents à emmener leur enfant voir un psy ou, même, à le traiter par des médicaments (ce qui pourtant n'est que très rarement indiqué). Et ils s'interrogent, se sentant responsables, voire coupables, de ses difficultés. Avec Psy ou pas psy ? Quand et qui consulter ? Patrick Delaroche répond à leurs questions :
    - Quand et pour quoi faut-il aller chez le psy ?
    - Comment présenter la démarche à l'enfant ?
    - Quelle thérapie est justifiée ?
    - Pourquoi suffit-il souvent d'une consultation pour que tout rentre dans l'ordre ?
    - Pourquoi l'orthophonie ne remplace pas la psychothérapie ?
    - Comment se passe un traitement psychologique oe...

    Psy ou pas psy ? donne aux parents les moyens de réfléchir au problème de l'enfant et les aide éventuellement à faire la démarche de consulter.

  • « Il n'y a pas à guérir la crise d'adolescence, ni à la raccourcir, mais plutôt à l'accompagner et, si on savait comment, à l'exploiter pour que le sujet en tire ce qu'il peut de mieux » (Octave Mannoni, 1984). Tel est le défi que relève ici Patrick Delaroche, avec la conviction que l'approche analytique de l'adolescence recèle un potentiel encore insuffisamment exploité.Il y a un grand risque, trop facilement encouru par les temps qui courent, à oublier que tout un processus inconscient se joue dans la « charnière » adolescente. Conclusion des promesses oedipiennes, révélation de la vérité de la sexuation symbolique, déplacement de l'amour pour les parents sur des figures extérieures idéalisées, puis sur un objet d'élection : autant de tâches psychiques qui remettent en cause le narcissisme vital. Les avatars sont nombreux : conduite à risques, bouffée délirante, phobies, TOC et autres syndromes dont la psychiatrisation fréquente se révèle parfois franchement antinomique avec une reprise en main de son destin par le sujet. Une écoute authentiquement analytique, quitte à ce qu'elle emprunte des formes peu « classiques » (jeu de rôle, entretien isolé, psychodrame individuel, face-à-face...), offre dans bien des cas une alternative ou un appoint précieux.Ce livre teinté d'optimisme ouvre des perspectives qui, au-delà des milieux analytiques, retiendront l'attention de tous ceux qui, dans leurs études ou leur pratique, sont confrontés aux énigmes de l'adolescence et à ses souffrances.Patrick DELAROCHE, psychanalyste et pédopsychiatre, est médecin-directeur de l'hôpital de jour pour adolescents de Ville-d'Avray depuis plus de trente ans ; il est l'auteur en matière d'adolescence d'une oeuvre abondante qui fait référence et a trouvé un écho considérable dans le grand public.
    La naissance de la psychanalyse de l'adolescent en France : une histoire en trois temps. Processus d'adolescence, processus analytique. De la psychiatrie à la psychanalyse. Comment le transfert peut-il devenir thérapeutique ? Adolescence et père idéal. L'adolescent et l'institution.

  • Françoise Dolto défendait la cause des enfants et la cause des adolescents, mais cela n'allait pas sans défendre la cause des parents. À la relecture de ses textes les plus concrets, Elisabeth Brami et Patrick Delaroche, tous deux spécialistes de terrain, ont voulu la situer dans la lignée des grands penseurs de l'éducation et montrer combien elle insista sur le retour au bon sens, sur le respect mutuel, la confiance et l'apprentissage précoce des limites en matière d'éducation.
    Ils abordent ici les problèmes quotidiens en vue de soutenir dans leur tâche délicate les adultes trop souvent démunis. Car, contrairement aux idées reçues, on ne trouve dans les principes de Françoise Dolto ni laxisme, ni laisser-aller, ni culpabilisation des parents, mais des règles de vie fondatrices qui s'opposent au dressage à l'ancienne. Humaniser le petit d'homme - personne à part entière en devenir - c'est le nourrir au « lait du langage », écouter son désir, sa souffrance, lui signifier la loi et doser sa frustration avec autorité mais sans autoritarisme. « Médecin d'éducation », Françoise Dolto souhaitait inculquer aux parents l'art d'« éduquer avec des mots ».
    Réentendre sa voix est toujours une occasion pour chacun de repenser son rôle, de reprendre sa place respective (et respectueuse) au fil des générations. Et de le faire en confiance.

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  • Pour Françoise Dolto, auteur de La Cause des enfants et La Cause des adolescents, les parents importaient aussi. Voulant inculquer aux adultes l'art d' « éduquer avec des mots », elle prônait le retour au bon sens, la confiance, le respect et les limites.
    Reprenant les textes très concrets tirés de ses interventions dans les médias, les auteurs, tous deux spécialistes de terrain, montrent qu'elle insiste constamment sur le cadre, les règles, l'apprentissage précoce des limites. Elle restitue les places respectives (et respectueuses) des générations et de chacun : l'enfant ne doit pas être au centre de la famille, mais à la périphérie du couple. Elle défend la frustration et l'autorité (opposée à l'autoritarisme). Ce sont les règles qui humanisent le petit de l'homme, une personne, au même titre que l'adulte, mais une personne en devenir qui a besoin d'être écoutée et éduquée. Il n'y a chez elle ni laxisme, ni laisser-aller éducatif, contrairement aux idées reçues.
    Bien loin de l'esprit soixante-huitard, mais dans la lignée des grands penseurs de l'éducation du début du XXème siècle (Montessori, Freinet), c'est contre le dressage à l'ancienne que Dolto s'est élevée, pas contre les règles.
    Cet ouvrage qui restitue la voix de Françoise Dolto s'adresse à un vaste public averti ou novice, mais trop souvent démuni face à sa tâche éducative.

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