Gallimard

  • Né au xiiè siècle sur les champs de bataille, l'art des armoiries a eu pour fonction première de permettre l'identification des chevaliers rendus méconnaissables par leur casque et leur armure.
    L'idée répandue selon laquelle les armoiries sont le monopole de la noblesse naît de ce jour. or, dès le xiiiè siècle, tout le monde peut porter des armoiries, qu'il soit noble ou roturier, pourvu que soit respecté le code du blason. un code fonctionnel, issu lui aussi de la nécessité d'identifier de loin le porteur des armoiries : des couleurs vives, des symboles parlants, une forte signalisation.
    Michel pastoureau, historien des emblèmes et des couleurs, s'attache à nous monter comment leur usage s'est universellement répandu au fil du temps, jusqu'à imprégner la signalisation routière, les drapeaux, les logos et tous les grands codes de la société contemporaine.

  • Le cochon

    Michel Pastoureau

    Le cochon est l'animal biologiquement le plus proche de l'homme. Un cousin, symbole de goinfrerie et de saleté mais aussi de courage et de prospérité... Domestiqué vers le VIIe millénaire, le porc est source de richesse : sa chair est synonyme de ripailles, son sang et ses boyaux finissent en boudins et saucisses, sa graisse en chandelles, son cuir et ses tendons deviennent les cordes d'instruments de musique, ses soies, des brosses et des pinceaux. Dans cette histoire sociale et culturelle, Michel Pastoureau évoque les temps forts de la vie des campagnes que sont la Tue-Cochon et la fête de la Saint-Cochon, l'élevage traditionnel et industriel, les tabous religieux qui pèsent sur la consommation du porc et les relations ambivalentes et passionnelles entre l'homme et le cochon.

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