Krzysztof Pomian

  • Des accumulations des tombeaux égyptiens ou chinois et des trésors royaux jusqu'à notre Louvre d'aujourd'hui, entre autres lieux, il faudra du temps pour que le musée trouve sa forme et sa fonction de conservation, d'étude et d'exposition des objets. Or, une histoire mondiale des musées, à la fois politique, sociale et culturelle, n'a encore jamais été écrite. La voici : Le Musée, une histoire mondiale, en trois tomes qui paraîtront sur deux ans.
    Le premier volume de cette monumentale entreprise, Du trésor au musée, part d'un passé éloigné pour arriver à la création de l'institution appelée "musée" , inventée en Italie à la fin du XV ? siècle, gagnant toute l'Europe au XVIII ? . Une histoire faite de dons et de marchandises, de vols et de pillages, de guerres et de diplomatie. Et aussi d'architecture, de manière de contempler et de manier les objets, de problèmes juridiques et d'organisation, avant les vastes débats d'exposition, d'éclairage, d'accrochage qui suivront.
    Une histoire d'art, mais aussi de commerce, de savoirs, de techniques. La richesse de l'illustration qui s'appuie sur un texte lumineux donneront envie à tout en chacun de retourner enfin dans ce "lieu bien étrange , comme le déclare Krzysztof Pomian en ouverture de son ouvrage : le musée.

  • Des accumulations des tombeaux égyptiens ou chinois et des trésors royaux jusqu'à notre Louvre d'aujourd'hui, entre autres lieux, il faudra du temps pour que le musée trouve sa forme et sa fonction de conservation, d'étude et d'exposition des objets. Or, une histoire mondiale des musées, à la fois politique, sociale et culturelle, n'a encore jamais été écrite. La voici : Le Musée, une histoire mondiale, en trois tomes qui paraîtront sur deux ans.
    Le premier volume de cette monumentale entreprise, Du trésor au musée, part d'un passé éloigné pour arriver à la création de l'institution appelée «musée», inventée en Italie à la fin du XVe siècle, gagnant toute l'Europe au XVIIIe. Une histoire faite de dons et de marchandises, de vols et de pillages, de guerres et de diplomatie. Et aussi d'architecture, de manière de contempler et de manier les objets, de problèmes juridiques et d'organisation, avant les vastes débats d'exposition, d'éclairage, d'accrochage qui suivront. Une histoire d'art, mais aussi de commerce, de savoirs, de techniques.
    La richesse de l'illustration qui s'appuie sur un texte lumineux donneront envie à tout en chacun de retourner enfin dans ce «lieu bien étrange , comme le déclare Krzysztof Pomian en ouverture de son ouvrage : le musée.

  • Quatre sur cinq des tableaux du musée d'Orsay, nombre de chefs-d'oeuvre du Louvre, une dizaine de collections devenues musées à part entière, du Moyen Âge de Cluny à l'Extrême-Orient de Guimet : une part essentielle du patrimoine artistique de Paris est l'oeuvre des collectionneurs. Dans chaque ville en France et en Europe on ferait un constat analogue. Cependant l'histoire ne s'est intéressée que fort peu à une pratique réputée futile. On la réhabilite ici en montrant la portée et les effets. Le présent livre entend jeter les bases d'une étude systématique de l'étrange activité qui consiste à rassembler des objets pour constituer une collection.
    Il propose une anthropologie de la collection : phénomène universel, apparemment coextensif à la culture même et véhicule privilégié de ses transformations.
    Il donne une étude historique des principaux genres de collection dans l'Europe moderne, des antiquités à l'histoire naturelle, de la numismatique à la peinture. C'est un nouvel éclairage sur la genèse du musée qui est suggéré, la collection particulière révélant son rôle crucial d'institution novatrice.

  • Modalité du sacrifice que les vivants offrent d'abord à l'au-delà puis, de plus en plus, aux générations futures, la collection est étudiée ici en tant que fait historique, au cours d'un millénaire qui la voit changer deux fois de forme : au départ trésor de temple ou de palais, elle devient, à partir du xive siècle, collection particulière et, à la fin du xve siècle, musée.
    Changement de forme, changement de contenu en substituant aux saintes reliques et aux merveilles - autres reliques à leur manière - les objets de curiosité et les objets naturels, les antiquités classiques, tant romaines que grecques, et les productions artistiques qui les prennent pour modèles, en attendant l'arrivée des antiquités ethniques et des oeuvres d'art moderne. avec, formant l'arrière-plan, le changement de l'orientation temporelle des croyances collectives que traduit l'expansion de l'idéologie au détriment de la religion.
    Rupture avec la tradition et basculement vers l'avenir ; avancée de la sécularisation des mentalités ; entrée, timide d'abord, puis de plus en plus envahissante de la perspective nationale dans l'étude et l'appropriation du passé ; démocratisation de la culture et importance sans précédent des femmes : l'anthropologie historique des objets qu'apporte ce livre révèle ces tendances à l'oeuvre dans l'évolution des attitudes à l'égard du sacré, de la nature, de l'histoire et de l'art.
    Cette réunion d'essais savants, qui fait suite à collectionneurs, amateurs et curieux. paris, venise, xvie-xviiie siècle, retiendra aussi bien l'amateur du grand art, l'arpenteur de musées, l'impénitent visiteur que le chercheur patenté. krzysztof pomian s'y arrête longuement à la venise du moyen âge et de la première modernité pour arriver, au terme de son parcours, aux états-unis de la fin du xixe et du début du xxe siècle, en passant par l'italie et par la france.

  • Ce que tout historien devrait savoir de sa matière première, le temps, qu'il interroge rarement, et des instruments conceptuels qui lui permettent de le penser, qu'il suppose trop souvent, et à tort, naturels : ainsi pourrait-on définir l'ambition et la fonction de ce livre.
    Événement, cycle, structure : autant de catégories fondamentales, autant de mises en ordre du temps, qui ont elles-mêmes une histoire. Elle est ici ressaisie de concert avec l'histoire la plus concrète de la mesure du temps, comme avec l'histoire la plus abstraite de la réflexion sur la nature du temps. Histoire totale, donc, embrassant aussi bien la Critique de la raison pure que la diversité des calendriers, la production des montres, les effets de la découverte des éléments radioactifs ou les incidences du travail de nuit.
    L'histoire des approches du temps ne se sépare pas enfin d'une interrogation sur le temps même. Le temps n'est pas un, mais plusieurs, est-il démontré. Tantôt continu, tantôt discret, qualitatif ou quantitatif, cyclique ou linéaire : nous le vivons éclaté et contradictoire. La multiplicité de ses registres, de ses faces et de ses strates est irréductible. L'essence du temps, c'est qu'il n'y a que des temps.


  • un livre en miroir : krzysztof pomian, qui n'est pas un arabisant, mais un historien de l'europe, aborde ibn khaldûn dans une perspective inattendue - en contrepoint de l'occident.
    après avoir mis en relief l'intérêt d'ibn khaldûn pour la chrétienté latine, krzysztof pomian en esquisse la carte intellectuelle, aux alentours de 1378, date à laquelle ibn khaldûn achève la muqaddima, sa vaste introduction à son grand oeuvre, le livre des exemples : de constantinople à paris, d'oxford à padoue et florence, à l'heure du grand schisme d'occident. de la présentation de l'histoire de l'islam que fait ibn khaldûn et des rapports de sa pensée entre l'islam et l'aristotélisme, une image fraîche et renouvelée se dessine.
    passant de la critique historique à la science de la société, ibn khaldûn procède ainsi à une "entreprise entièrement neuve" : construire une science et la situer parmi les autres sciences, en la fondant sur l'idée qu'il se fait du temps de l'histoire, du temps des sciences et de l'histoire universelle. pour finir se dégage ce qui fait le caractère extraordinaire d'ibn khaldûn, et les questions qu'il se posait s'avèrent les mêmes que celles que se posaient ses contemporains latins.


  • L'unification de l'Europe aujourd'hui en marche oblige ´r repenser ´r neuf son histoire.
    C'est en fait la troisicme tentative d'unité. En deux cents pages, ce livre retrace l'écartclement de l'histoire européenne entre l'unification et le morcellement sur quinze siccles. Quinze siccles de déplacement des limites externes et de réaménagement des fronticres internes. Quinze siccles de construction étatique, de modernisation, de révolutions, d'expansion coloniale, de guerres.
    Aprcs le divorce de Rome et de Constantinople, la premicre unification, religieuse, imposa le meme moule ´r tous les peuples de la chrétienté latine et orienta dans le meme sens leur histoire. Elle sombra avec la Réforme. La deuxicme, unification culturelle des élites, fut victime des mouvements démocratiques et nationaux consécutifs ´r la Révolution française. Les guerres mondiales ont interrompu une unification économique portée par l'essor de l'industrie. Chaque fois les nations ont triomphé de l'Europe.
    Le désir de voir le continent enfin unifié est certes trcs fort. Mais les nations ont-elles dit leur dernier mot ? C'est la question qui donne son actualité ´r ce précis, le premier, de l'histoire d'Europe.
    Ce que tout bon Européen doit savoir de son passé.

  • «Cela fait plus de quarante ans que l'histoire ne cesse de m'étonner. J'ai beau en avoir pratiqué les formes les plus diverses, depuis le catalogue de manuscrits jusqu'à la synthèse de plusieurs siècles d'un continent, en passant par l'édition des sources et la monographie locale ; j'ai beau avoir étudié [...] l'aspiration à parler du passé d'une façon véridique et à énoncer à son sujet des affirmations susceptibles d'être étayées de preuves, l'histoire n'en reste pas moins pour moi un problème et un défi.
    Les neufs essais réunis dans ce volume jalonnent vingt-cinq ans de réflexion sur l'histoire [...]. Ils abordent les différentes questions qui se posent à son propos et dont l'une traverse ce recueil d'un bout à l'autre : celle du savoir portant sur le passé et des moyens permettant de l'acquérir, en particulier, de la connaissance médiate. Ils montrent, ce faisant, les changements que ces questions ont subis au cours des dernières décennies [...]. Et ils fournissent par la même occasion un aperçu des grandes orientations de la recherche historique du XXe siècle».
    Krzysztof Pomian.

  • La question majeure du XXème siècle sur laquelle s'opposent Hobsbawm et Pomian est celle de nuancer les formes de totalitarisme et, pour ce qui est du communisme, de distinguer celui de la Russie, des colonies (Chine, etc.) et d'Europe.
    En fait, nous n'avons plus de certitudes et ne savons plus ce qu'est le sens de l'histoire...

empty