Anibal Malvar

  • Andalousie, 1916. Les tensions se multiplient dans la Vega de Grenade : les journaliers manquent de travail et de pain, tandis que les caciques s'enrichissent en profitant de la guerre pour spéculer sur leur production. C'est dans ce contexte tendu que Lucero, alias Federico García Lorca, va forger sa veine poétique avant de rejoindre Madrid et l'avant-gardisme irrévérencieux de Dalí et Bunuel. Il vivra des échecs retentissants au théâtre, subira la censure et la persécution homophobe de l'époque, mais connaîtra le succès et deviendra pour le peuple espagnol une icône de la liberté.
    Aníbal Malvar revisite ici une des pages les plus noires de l'Espagne et s'affranchit du devoir du biographe pour réécrire la tragédie d'un des rares auteurs qui fut de son temps un "classique vivant" . Traduit de l'espagnol par Hélène Serrano.

  • Madrid, de nos jours. Des enfants gitans disparaissent, sans que les autorités s'en émeuvent. Jusqu'au jour où c'est au tour de la petite-fille de Perro, patriarche du Poblao, bidonville en marge de la ville. Excédé, Perro abat un innocent qu'il pensait coupable, ce qui aboutit à l'ouverture d'une enquête. Ou plutôt de trois.
    Côté police, c'est l'inspecteur O'Hara qui est sur le coup, secondé de son perroquet et précédé de sa sale réputation.
    Côté presse, c'est Ximena qui se penche sur l'affaire, une jeune fille de bonne famille devenue journaliste idéaliste, accessoirement l'ex-petite-amie de O'Hara.
    Côté gitans, c'est le ténébreux Tirao qui est chargé de l'investigation par Perro lui-même. Mais le passé de cet ancien toxicomane va le rattraper.
    La Ballade des misérables, titre choisi par l'auteur en hommage à Hugo, est un roman choral d'une poésie sombre et d'une ironie mordante, qui nous plonge dans une Madrid méconnue et baroque, celle des marginaux et des laissés-pour-compte.

  • Madrid, un soir d'hiver 1996. Carlos Ovelar, propriétaire d'une agence de photographie, reçoit un coup de téléphone inhabituel : le mari de son ex-épouse, avocat à Compostelle, lui demande de retrouver leur fille Ania, dix-huit ans, introuvable depuis quelques jours. Pourquoi faire appel à lui ? Parce que Carlos a un passé dans les services de renseignements espagnols, où il a officié plusieurs années sous les ordres de son père, barbouze légendaire des services. Nul doute que les contacts et les réflexes qu'il a conservés l'aideront à retrouver la piste de la jeune femme...

    Carlos retourne donc dans sa Galice natale, qu'il n'a pas vue depuis quinze ans, pour mener l'enquête, bon gré mal gré. Mais là-bas, la contrebande de tabac a laissé place au trafic de cocaïne, et les « honorables bandits » de jadis à des narcotrafiquants impitoyables. Carlos ne tarde pas à comprendre qu'Ania s'est fourrée dans une très sale affaire, sans savoir s'il parviendra à l'en tirer à temps, alors que les fantômes de son propre passé refont leur apparition...

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