Les poèmes du défi écriture

26 avril 2020

Sur le rebord de ma fenêtre une abeille
Récolte la poussière de nos souvenirs.
« Serait-ce amer le goût de son miel? »
Demandes-tu imprudent à ton avenir…

Inna

10 avril 2020

Par-delà la fenêtre

Mais que peut-il bien se passer

Là-bas par-delà la fenêtre ?

Oh je vois le monde palpiter

Là-bas par-delà la fenêtre

Quelles sont les nouvelles tout en bas

Là-bas par-delà la fenêtre ?

Cher frère, je ne vois pas un chat !

Là-bas par-delà la fenêtre

Est-ce le réveil de la nature

Là-bas par-delà la fenêtre ?

En toutes villes et toute nature

Là-bas par-delà la fenêtre ?

Oui, un petit air de printemps

Là-bas par-delà la fenêtre

Très certainement !

Très enivrant !

Isabelle

4 avril 2020

Comme un dimanche

Chaque jour comme un dimanche,

Vide et lumineux,

Sombre et dilaté.

Cri, silence,

Moteur, chant d’oiseau,

Naissance du printemps.

Talon qui claque, claque,

Un rire,

Isolé.

Seule, je fais face aux rayons du soleil,

Contact unique de chaleur derrière la vitre épaisse.

J’entends, j’écoute la disparité sonore,

J’écoute et j’imagine,

Celui, celle, 

Celles, ceux que je ne peux plus voir.

Derrière la vitre épaisse

J’écoute et je regarde

Le vide bientôt rempli.

Nathalie

1er avril 2020

Les Parapluies-Papillons

Perdus, égarés, nous volions
Un coup de vent nous a rassemblés
Aux fenêtres de Paris, nous voilà offerts.
Nous attendons les mains qui nous transporterons un jour
Pour un nouveau départ.

Emmanuel

30 mars 2020

We all stayed at home

After Kathleen O’Meara

We all stayed at home.

Some were alone

and some with restless children,

some made love,

some tore their love to shreds,

some walked around in circles,

some knocked their heads against a wall,

some made to-do lists for later,

many wondered when later would be

and for some the minutes were as long as hours,

some had revealing dreams, dreams of flying over mountains

and vibrant green valleys, dreams of want and deep anxiety,

some sent emails and letters, set down all manner of words

they had kept inside themselves for years, filling pages at a time

since confinement does wonders for the writer,

some fell pregnant,

some went numb playing video games,

some could read nothing but detective novels,

some spent ages looking out of windows at empty streets

where crows hopped and insects settled and grass grew tall in cracks

in the middle of the city,

some glanced at the mirror and quickly turned away,

some didn’t shave,

some made love as never before,

gazing into each other’s eyes as if death would come for them

the next day,

and saw the light of beauty there,

and breathed in the air

and then lay still

in their bodies,

in the homes they had made for themselves

and where they had to stay.

Denis Hirson

30 mars 2020

Fenêtre sur cour

Il ne court plus,

Il est coincé, jambe plâtrée.

Elle lui fait la cour.

Recours aux jumelles,

Il observe ses voisins.

Il soupçonne un meurtre.

Elle court après les preuves,

Courageuse, téméraire.

Il avait raison. Son voisin d’en face a tué sa femme. Au secours !

La cour a retrouvé sa sérénité.

Sa cour à elle est un succès.

Ils s’embrassent.

The end 

Corinne

30 mars 2020

Petite, grande 

Fleurie

Avec brise-bise

À balconnet, 

Attirant les regards.

Que laisse-t-elle entrevoir ?

Le soupirail soupire,

La lucarne a du charme,

Le vasistas tient bien sa place, 

L’oculus traite de haut l’œil de bœuf,

Le chien assis voit passer un chat.

Mais il est tard ! Rideau.

Corinne

30 mars 2020

De ma fenêtre

De ma fenêtre je vois

Les bourgeons des branches des marronniers le vert tendre et le jaune des forsythias

De ma fenêtre je ne vois pas

Les racines qui vacillent

De ma fenêtre je vois

Le ciel bleu dur

De ma fenêtre je ne vois pas

Les nuages qui s’amoncellent

De ma fenêtre je vois

Mon voisin du dessous qui se croit un rebelle du vingt et unième siècle avec ses trois enfants sur le trottoir d’en face et la joggeuse qui les croise à les frôler

De ma fenêtre je ne vois pas

Celles et ceux qui étouffent pas plus que celles et ceux qui les assistent sans relâche

De ma fenêtre je vois

Des colonies de fourmis traîner des chariots surchargés de courses

De ma fenêtre je ne vois pas

Celles et ceux qui manquent de tant et de tellement

De ma fenêtre je vois

Des silhouettes passer encore malgré les interdits

De ma fenêtre je ne vois pas

Ce mal pernicieux omniprésent

De ma fenêtre je vois

Celui qui parle à son chien en le promenant

De ma fenêtre je ne vois pas

Celles et ceux qui me manquent pour qui je tremble

De ma fenêtre d’ordinateur je vois

Une succession d’images virales avant de la fermer

Pour retourner à ma fenêtre d’où je veux revoir

La beauté du monde et son humanité

Dominik Lotz

28 mars 2020

The scream

There was a scream

from high up

in one of the buildings behind me.

At first I thought it was a child

going suddenly wild at the end of the day

after a week of confinement

but it wasn’t a child, that was a woman’s voice

screaming through the cold evening air

as if something were going into her,

a man’s body, or a knife taking her body,

maybe taking her life, as she retaliated

with the blade of her voice

thrusting at the silence,

all round them sheer walls

and closed windows

and behind those windows

everyone at home

because they had to be

and not one

window

opening

and then the woman sobbing

and the man’s voice

heavy with words I could not hear

from the patch of earth in the garden

where I had been working

and the sky turning grey

and the quiet complicity of these days 

everyone seemed to be sharing

broken open,

the man still hammering his words

one after another

into the silence

as if trying to restore reason

and the evening taking the light away.  

Denis Hirson

26 mars 2020

La fenêtre

Il y a les murs blancs, et la bibliothèque

Et un chat roux qui court vers la fenêtre ouverte

Il y a l’insecte d’or qui s’enfuit et qui sauve

sa minuscule vie, en échappant au fauve

Il y a le vaste ciel où dansent les oiseaux

Et les tendres bourgeons qui soulèvent leurs chapeaux

Une ombre claire se glisse entre les verts feuillages

Discret rayon du ciel se frayant un passage

Qui réchauffe le dos d’un banc abandonné

Et finira sa course sur le front d’ un bébé.

Je ferme la fenêtre, dehors reste derrière

Je retourne à mon lit, je ferme les paupières.

Le chat s’étire et rit, me regarde à l’envers.

Je lui dis qu’il peut rire, je n’en ai rien à faire.

Rafaële Moutier

26 mars 2020

Côté cour et côté jardin,
mes fenêtres s’ouvrent dès le matin,
sur le grand théâtre de la vie,
qui doit se jouer, même au ralenti,

J’ai promis d’obéir, de rester en coulisses,
En face : un papa, sa fille, un vieux couple, un chat et sa malice,
Au-dessus, un projecteur ensoleillé,
Qui caresse une partie de mes journées,

Puis, quand vient le soir, que les étoiles s’invitent,
J’ouvre mes fenêtres à l’heure dite,
De bon cœur j’applaudis, moi le spectateur,
Pour rendre hommage au vrais acteurs: nos héros, nos sauveurs.

Jerémy

25 mars 2020

Entrebâillement 

Elle hésite, ne sait pas, s’ouvrir, se fermer ?

Fermée c’est, douillettement, 

Tortillon de chaleur et de douceur, pénombre haletante, soupirs et rêveries, caresses englouties. 

Ouverte c’est l’aventure, les odeurs qui pénètrent, 

Chants d’oiseaux qui s’immiscent, 

Brise subtile soulevant les voilages légers

Jeux d’ombres sur le mur clair. 

Les battants gémissent sur leurs gonds, relayant l’hésitation, 

On dirait deux bras maladroits et gauches, 

Jusqu’à ce que le vent, taquin, après une dernière ouverture somptueuse,

Cesse brutalement, laissant la fenêtre au milieu de sa valse-hésitation. 

Entrebâillée.

Marie-Eve

25 mars 2020

La pierre nue et froide du mur

Lèche la rudesse de son corps

Fracassé dans un sombre murmure

Et brisé sous des pensées obscures

L’opacité de la buée brouillée

Abaisse un étrange voile mouillé

Contre l’impénétrable dehors

Devenu réalité rouillée

Un désir impulsif la dévore

Frénésie qui vient de naître

Deux doigts s’envolent vers la fenêtre

Fuir la solitude de son être

Leur course effrénée sur la dure toile

Les nouvelles perles d’eau dévoilent

La blanche lumière des étoiles

Et la noirceur du cœur s’évapore .

Lou

24 mars 2020

Tes yeux sont la fenêtre de mon âme

La lucarne où mon coeur se repose

Ton regard traverse mes failles comme les premiers rayons du printemps sur un ciel chargé

Ton regard est la fenêtre et le feu à naître.

Jean-Baptiste

24 mars 2020

Substantif+7 [oulipo]

Fenugrec : ouvreau fait dans une murène,

Une paronomase, pour laisser pénétrer, airedale et luministe.

Sidonie

24 mars 2020

La fenêtre

Elle nous illumine chaque matin comme chaque soir,

Elle nous permet de voir l’extérieur,

Sans même y être.

Elle nous permet de voir les saisons défiler,

Les couchers et les levers de cette boule de feu,

Et de voir la nature qui grandit.

Petit à petit sous les nombreuses ombres

Des saules pleureurs,

Des hêtres étranges qui cachent sous leurs racines,

Cette fameuse fenêtre pleine de mystère et de suspense.

Matthieu

24 mars 2020

La fenêtre

Ce poème est pour toi, l’objet à sept lettres.

A toi qui t’ouvres et te fermes quand je le veux

Tout grand quand il fait beau, très peu en cas de tempête

Qui ne veut pas de toi, un humain sans est moins heureux.

Certaines personnes peuvent te préférer en hêtre

Pour ma part tu es en plastique isolant

Certaines personnes peuvent te préférer violette

Pour ma part tu n’es que d’un simple blanc.

Je parle de toi comme d’un être humain or

Je ne devrais pas, tu n’es qu’un simple objet

Certaines personnes excessives te bordent d’or

Ça n’en vaut pas la peine, sans vouloir te vexer.

Cela fait plus d’une heure que tu es ouverte

Alors maintenant que ma chambre est bien aérée

Non, non ne me supplie pas je te dis arrête !

C’est fini pour toi, je m’en vais te fermer.

Benoit

23 mars 2020

La fenêtre

Elle donne à voir sur le monde.

De toutes ces joies qui nous inondent,

De toutes ces peines qui s’amoncellent,

Elle est un filtre qui interpelle.

Tantôt claire, tantôt obscure,

Au creux de nos vies, elle rassure,

Se veut frontière, se veut abri,

Comme l’oiseau qui fait son nid.

Ses reflets invitent aux voyages

Tels des vagues, sur le rivage.

Avec elle nous sommes poètes.

Nous parcourons les heures en tête !

Nous restons passeurs, et crions

Nos doutes, nos joies, nos émotions !

Patricia

23 mars 2020

La lucarne

Quand il s’ allongeait sur le lit

Ses yeux allaient  vers la  lucarne.

Qui ne montrait qu’un carré  gris.

Mais ses rêves teintaient ses nuits

De carmins, de grenats, de parme

Et de tas de reflets  inouïs.

Alors un  matin de bonne heure

Il demanda a son gardien

Des pinceaux, de l’eau, des couleurs

Et du papier format raisin.

Et sur la feuille il étendit

Un bleu azur comme en ses songes

Et un oiseau rempli de vie.

Lorsque le tableau fut fini

Il hissa ses bras en allonge,

 Fixa son oeuvre sur le chassis.

Ainsi quand il se recouchait

Il profitait du point de vue

D’un ciel empreint de liberté,

Beau comme il n’en avait jamais vu.

Gabriel

23 mars 2020

La fenêtre

Entrebâillée sur le demi-monde, sous le signe d’une douce patine à fleur d’oranger, elle montre Rome à son passager.

Le vent l’a ouverte, saute vive, tout en grand ; il porte, messager, les molles épices recuites qui résonnent en concert autour de lui, seul dans Berlin.

Il tourne la tête et le bocal qu’elle éclaire sous le reflet uni du ciel, vide et empli d’eau, prend une teinte bleue, une teinte rouge, une teinte verte. Matisse. Paris.

Jérôme

23 mars 2020

De ma fenêtre, 

Le temps passe

Et je trépasse.

Je regarde au loin

La ville

Qui vrille

La torpeur s’installe

Et l’esprit s’emballe 

De rêves inaccessibles

De rires inaudibles

De joies délébiles

La tristesse est à chaque fenêtre

Les rues se vident

Des êtres

Qui nous remplissent 

D’un réconfort

De chaleur

Et de vie

A quand la fin 

D’un confinement sans faim

Pour sortir d’un chagrin

Qui nous étreint

Dans un chez soi si souvent désiré

Quand le rythme est effréné

L’écran prend la place

Des embrassades

Des partages

Notre convivialité se déshumanise

Au gré de la bêtise

Des imbéciles

Imprudents 

Mais vivants

Confinement 

Enfermement

Tourments

Que cette crise nous rappelle

Que la vie est belle

Et nous ramène à l’Essentiel

L’Amour de notre Terre

Si chère à notre santé

Si souvent oubliée

Pour quelques dollars

Qui partent en fumée

A toi qui appelles,

A toi qui es là,

Quand le silence retentit

Je te remercie 

De ta chaleur

De ton sourire 2.0

Encore de nombreuses heures

Avant que la fête ne reprenne

Et que nos âmes seules

Quittent leurs peines

Pour savourer nos retrouvailles 

Tant attendues

Maïté

22 mars 2020

Par delà le souffle du vent

Par dedans les vitres tremblent

Florence

22 mars 2020

Deux poèmes de la jeune Eglantine !

Fenêtre

Derrière ces carrés transparents

Je vois les rues nues et

Comme avant les fleurs

D’un grand printemps.

Eglantine

Carré blanc

Noir sur blanc ces carreaux

Invisibles pour tous

Ne reflètent que le soleil

Mais n’éclaire guère la nuit.

Eglantine

22 mars 2020

De ma fenêtre

Il est un penseur dans la morosité ambiante,

Un penseur improvisé,

Le soir son ombre se dessine,

Sur le blanc rideau de ma fenêtre.

Émergeant du tronc sa branche en buste incliné,

Rappelle le penseur de Rodin.

La dynamique de son mouvement,

Invite à s’élever au dessus de notre condition

Le penseur d’écorce et de sève apaise

Sa présence est synonyme d’espoir.

Nadine

22 mars 2020

J5, confinement, fenêtre

Betty

22 mars 2020

J’ouvre les paupières machinalement,
Il est encore tôt.

De l’eau dans la bouilloire,
une tasse de thé, fumant. Bergamote et jasmin bio.

Dehors, le géranium, sur la rambarde du balcon, fait la grasse matinée. Il a mauvaise mine depuis le dernier coup de sécateur.

Juste en face, le grand arbre me salue, fidèlement. Faudra, qu’un jour, je lui demande son petit nom. Ses branches accueillent les oiseaux du quartier. En ce premier jour de printemps, qui donc va donner le la?

Une tartine de miel. Puis deux.
Un quartier de pomme.
Quelques miettes de silence, encore.

Le ciel est uniformément gris.
J’enfile un gilet. Mes cheveux encadrent mon visage comme deux rideaux de fin coton.

Les nouvelles dans le poste radio :
elles sont aussi peu radieuses que le ciel.

Alors j’ouvre grand les deux battants et je respire. Et je respire.
Par la fenêtre…

Lara

21 mars 2020

Dialogue par la fenêtre

Par delà le lourd silence des ombres

Les fenêtres se ferment dans cette rue sombre,

Je m’avance puis soudain je m’attarde

Sur la femme qui d’en haut me regarde

Isolée derrière ses murs de pierre

Elle ne saurait ni faire fuir le vent

Ni même, un instant, oser me faire taire

Puisque sa rue exhume tous mes chants.

La lumière danse et illumine

La passante qui au loin se dessine,

Je songe à elle depuis ma fenêtre

Et à la douceur qu’elle vient de faire naître.

De la cachette qui n’en est pas une

Je m’oublie, me dérobe et m’abandonne.

Je me perds dans le reflet de la Lune

Qui se fait rare en ce soir d’automne.

Les regards par hasard font une halte

Dans cette rue bien triste qui exalte

L’amour d’un songe discret de minuit

Le feu vermeil et brûlant de la nuit.

Le ciel brille de mille étoiles noires

Où les inconnues enfin se découvrent.

Miroir d’une âme noyée par l’espoir

La fenêtre se ferme sur un coeur qui s’ouvre.

Oriane

21 mars 2020

Hors du temps, hors du monde
Hors de ce décor que je j’observe
J’attends

Hors de lui, hors de  terre
Hors de ce verre d’Erèbe
J’attends

J’observe les Hommes
Comme j’observe la pluie
Et j’attends

Je lis dans le ciel azur
Comme dans un regard
Et j’attends

Claire

21 mars 2020

Car j’ai vu le feu naitre

Et je l’ai vu s’éteindre

Puis je l’ai vu renaitre

Arrêtons de nous plaindre.

Luttons.

Dominique

21 mars 2020

Clin d’oeil vénitien

Ma fenêtre est un oeil ouvert sur le monde.

J’aime  qu’il soit discret, paré de dentelle tissée par les mains habiles et vécues de ma mère.

J’aime qu’il soit souriant, rempli de couleurs florales accompagnant le ballet des abeilles et coccinelles qui s’y aventurent.

J’aime qu’il soit jovial, égayé par les échanges avec les voisines du square et…les applaudissements du 20h00 médical.

Claudia

21 mars 2020

Dans ma ville

Dans ma ville,
où le silence rase les murs comme un étranger sans papiers,

dans ma ville
aux façades blêmes,

aux
appartements qui regardent avec des yeux de veuves

la brume virale
venue d’on ne sait où,

qui touche
les rues,

qui touche
l’air nu, 

dans ma ville
j’entends un battement lointain

comme si
quelqu’un frappait un tambourin

en haut d’un
immeuble

sur un
balcon :

dans ma ville
intérieure

mon cœur bat.

D’une minute à
l’autre 

quelqu’un chantera.

et en version anglaise…

In my city

In my city, where silence sticks to the walls like a
stranger with no papers,

in my city of bleak façades and apartments with glazed
widows’ eyes looking out

over the viral mist that descends from who knows
where, touching the tar of the streets

and the open air, advancing famished in
its weightless, invisible veil,

in my city a sound pulses as if someone were beating
against a tambourine

out on a high balcony:

in this city

inside me

my heart, softly pounding.

Any minute now someone will begin to sing. `

Denis Hirson

 

20 mars 2020

Aujourd’hui, trois poèmes de Corinne :

🍀Que vois-je par-ci par-là
Fleurs
Enfants
Nuages
Étoiles
Théâtre de la Vie
Regarde !
Encore !

🍀À la claire fenêtre
M’en allant regarder
J’ai été si joliment charmée
Que mes yeux se sont écarquillés.

À la claire fenêtre
M’en allant l’air faire entrer
J’ai senti la brise si douce
Que d’aise j’ai soupiré.

À la claire fenêtre
M’en allant la clarté puiser
J’ai trouvé la lumière si belle
Que la joie j’ai retrouvée.

À la claire fenêtre
M’en allant curieuse observer
J’ai vu des choses telles
Que je me suis esclaffée.

🍀À la française, à l’italienne, à l’anglaise
À la canadienne, à l’australienne
Elle ranime la maison.
Énergique, elle est battante, voire oscille-battante.
À soufflet, elle donne une gifle aux effluves indésirables.
Téméraire, elle est basculante, arquée, coulissante.
Maline, en trompe-l’œil,
Curieuse en jalousie
Cruelle en guillotine.
Vite, ouvre la fenêtre

Corinne

19 mars 2020

Transat et bain de soleil en confinement

Joëlle